‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 47 sur 304 · HES POUMONS, DES BRONCHES ET DE LA TRACHEE ARTERE · texte numérisé non relu

HES POUMONS, DES BRONCHES ET DE LA TRACHEE ARTERE

Les muscles inter-costaux doivent être enlevés dans une certaine étendue, sans endommager la plèvre, pour examiner les rapports de celle-ci avec les poumons. On fait ensuite, par le tronc de la veine cave abdominale, une injection qui remplit les cavités droites du cœur, l'artère pulmonaire , les veines tracbéalcs et bronchiques. Par l'aorte abdominale, on pousse une seconde injection d'une autre couleur, jusque dans les cavités gauches du cœur, les artères bronchiques et les veines pulmonaires. 11 faut, après l'injection des vaisseaux , ouvrir le thorax , pour étudier la configuration des poumons, leurs rapports avec les parties voisines, disséquer la trachée artère, les troncs des bronches et des différents vaisseaux injectés. Pour suivre les vaisseaux, le plus loin possible, on doit faire macérer le poumon jusqu'à putréfaction. On pourrait se contenter d'insuffler.

Lorsqu'on veut reconnaître la capacité des canaux aériens, on prend un poumon non injecté, qu'on plonge dans l'eau, après l'avoir enlevé de la poitrine. Lorsqu'il est suffisamment dégorgé du sang qu'il pouvait contenir, on le comprime, pour expulser l'air qu'il renfermait , et l'on pousse par le tronc de sa bronche, de l'air enfermé dans une vessie.

La structure intime des poumons a été l'objet des recher-

6PLANCI1NOTOM2E. — PERITOINE. I 07

fies particulières de M. Magendie. Pour arriver aux résultas obtenus par ce savant , il faut , à son exemple , étudier l'organe pulmonaire chez l'insecte , la grenouille , la toi tue, etc. Les poumons des vieillards qui se sont livrés à des professions pénibles, et chez lesquels on trouve un emphysème de ces organes, sont également très bons pour ces recherches.

1J faut aussi examiner des poumons de fœtus , observer les \ aisseaux lymphatiques et le tissu pulmonaire , toutes les fois qu'ils ont éprouvé quelqu'altération.

DE l/OESOPHAGE.

La cavité postérieure du média s tin étant ouverte , on renverse le cœur à droite , et le poumon à gauche , on aperçoit alors l'œsophage. Après avoir examiné la forme de te conduit, ses connexions , on sépare successivement les luuiques qui entrent dans sa composition, et on l'ouvre suivant sa longueur, pour observer sa membrane muqueuse, les rides de cette membrane, et les orifices de ses follicules.

DES ORGANES CONTENUS DANS l/ABDOMEN.

L'abdomen se trouve tout naturellement ouvert, par la coupe que nous avons indiquée à V article thorax', mais si on avait seulement renversé le sternum , et la moitié antérieure des cotes, il faudrait continuer cette coupe de chaque côté, jusqu'à l'épine antérieure et supérieure des os des îles , en ayant soin de ne pas intéresser le péritoine.

du péritoine.

La description anatomique de cette membrane séreuse suffit pour en donner une idée convenable, sans qu'il soit besoin d'exécuter aucune préparation particulière.

Les épiploons n'offrent rien de remarquable : il ne faut pas cependant oublier que le grand épiploon est composé de quatre feuillets, qu'on peut assez, facilement reconnaître en coupant lVpiploou entre la grande courbure de l'estomac , et les vaisseaux gastro-épiploïques.

L'arrière-cavité des épiploons , les mésentères et les ligameuts larges accompagnent la description aiiatomique du péritoine.

de l'estomac.

Pour acquérir des notions exactes sur la position naturelle de l'estomac, il suffit de fendre la ligne blanche dans toute sa longueur, et d'éloigner ensuite les lèvres de l'incision. Pendant qu'on examine la situation des viscères abdominaux, on insuffle légèrement l'estomac, jusqu'à ce qu'il ait son état le plus complet de réplétion, et on donne au sujet diverses positions. La meilleure manière d'insuffler l'estomac consiste à faire une incision au coté gauche de la portion cervicale de la trachée artère , pour découvrir l'œsophage, et à introduire dans ce conduit , le tube qui doit servir à pousser l'air.

La forme et les connexions de l'estomac étant appréciées, si l'on veut injecter partiellement ses artères et ses veines, ou pousse l'injection des artères par l'aorte thoracique, après avoir lié ce vaisseau au-dessous de la mésentérique inférieure j celle des veines doit être faite en deux temps; soit par le tronc de la veine porte abdominale , soit par celui de la splénique.

L'anatomie pathologique montre quelquefois les lymphatiques de l'estomac et du canal intestinal remplis de sérosité ou distendus par des gaz. On peut obtenir les mêmes résultats sur des animaux vivants, qu'on tue deux à trois heures après leur repas.

Lorsque les connexions, la forme de l'estomac, la disposition de ses vaisseaux, sont bien cou nus , on emporte avec soin la tunique péritonéale, et l'on iucise ensuite antérieurement cet organe entre ses deux courbures, pour examiner sa surface antérieure, et la valvule pylorique.

Les altérations pathologiques, dont on doit sans cesse s'aider dans la recherche de la structure des tissus, fournissentdetrès bons renseignements sur les follicules, l'organisation de la muqueuse, et les dispositions des fibres charnues.

SPLANCHNOTOM1C. — ESTOMAC. CANAL INTESTINAL. 1 OÇ)

Page 1