DU SQUELETTE
Le squelette est l'assemblage de tous les os réunis entre eux par leurs articulations. Il porte le nom de naturel quand l'union des os a lieu par leurs ligaments propres, et ftartifîciel quand elle se fait par des liens étrangers à l'organisation .
Ses usages sont de protéger les ceutres nerveux et vascu»
>gle
OftTEOLOGlE ET SYNDES M.— SQUELETTE. IU7
ltires, de constituer Taxe du corps, et d'offrir des points d'attache aux muscles.
Deux cent cinquante-six os entrent dans sa composition : ils peuvent se ranger en deux grandes divisions, qui sont le tronc et les membres.
Le tronc se partage en tète , en colonne vertébrale, en thorax et en bassin.
La tète forme deux subdivisions, le crdne et la face. Huit os composent le crâne : le frontal, les pariétaux , Yethmoïde, le splténoïde , les temporaux et Y occipital. On doit aussi compter, dans le temporal , les osselets de l'ouïe, savoir : le marteau , Y enclume, Y os lenticulaire et Yétrier.
On divise la face en mâchoire supérieure et en mâchoire inférieure. La première comprend les os maxillaires supérieurs, les nasaux, les malaires, les unguis, les palatins, les cornets inférieurs et le vomer. La deuxième n'offre qu'un seul os, le maxillaire inférieur. La face contient en outre les trente-deux dents, et l'os hyoïde»
La colonne vertébrale se compose de vingt-quatre os, qu'on nomme vertèbres. Le thorax est formée par le sternum et les côtes, au nombre de vingt-quatre. Le bassin comprend les deux os iliaques, le sacrum et le coccyx.
Les membres se divisent en thoraciques et abdominaux.
Les thoraciques se composent de Y épaule, formée par l'omoplatc et la clavicule; du bras, formé par Y humérus; de Y avant-bras, composé par le radius et le cubitus; de la main, qu'on partage en carpe, métacarpe et doigts. Le carpe contient huit os placés sur deux rangées. La première est constituée par le scaphoïde, le sémi-lunaire , le pyramidal et le pisiforme ; la deuxième, par le trapèze, le trapézoïde, le grand os et Vos croclui. Le métacarpe comprend cinq os désignés par leur nom numérique de premier, de second, etc., en comptant de dehors eu dedans. Les doigts, au nombre de cinq, offrent chacun trois os appelés phalanges, qu'où distingue en première, deuxième, troisième, à l'exception du pouce, qui ne présente que la première et la troisième.
Les membres abdominaux sont également formés de plusieurs sections, savoir; \a cuisse, \a jambe et le pied. La cuisse comprend le fémur. La jambe est formée par trois os, le tibia, le péroné et la rotule. Le pied est composé du tarse ,
du métatarse et des orteils. Le tarse comprend deux rangées d'os; on distingue dans la première, le ealcanéum et, Vastragale-, on compte dans la seconde, le scapltoïdc, les trois cunet/ormcs et le cuboïde* Le métatarse se compose de cinq os désignés par leur nom numérique, en comptant de dedans en dehors. Il y a cinq orteils, qui sont formes chacun par trois phalanges, excepte le gros orteil qui n'en offre que deux.
N'oublions pas que le corps humain est formé de deux parties latérales dont la réunion est indiquée par ce raphé, cette ligne médiane, que l'on pourrait appeler plus convenablement plan antéro-postérieur; et faisons remarquer que , parmi les organes de la vie de relation , tous ceux qui occupent le plan médian sont eu général impairs et symétriques, et que tous ceux, au contraire, qui sont situés sur les parties latérales, sont pairs et symétriques.
DES OS EN PARTICULIER.— (Voy. Prépar., pag. 7.)
COLONNE VERTEBRALE *.
Tige osseuse, placée à la partie postérieure du tronc, soutenant la tête et appuyée sur le bassin , formée de vingtquatre vertèbres, savoir sept cervicales, douze dorsales cl cinq lombaires.
Forme générale et particulière des vertèbres.
i° Sur la ligne médiane, on voit d'avant en arrière, i° le corjjs de la vertèbre, cylindrique ou ovalaire, uni en haut et en bas aux fibro-cartilages in ter-vertébraux, convexe en devant, concave dans sa partie postérieure, qui répond au
» Nous avons pensé qu'il convenait de commencer la description <I«*s os par la colonne vertébrale, parce que c'est la partie la plus importante du corps dans les animaux, et que la tète peut être t.onsiilért:c comme une simple modification du rachis. Cette méthode a d'ailleurs l'avantage de faire procéder du simple au compose , et du facile au difficile.
OSTÈOLOGIE ET S t NUES*.— COLONNE VEETEDRÀLE. l'JQ
canal vertébral ; a° le trou vertébral, concourant à formelle canal du même uom ; 3° X apophyse épineuse , terminaison des deux lames vertébirdes situées latéralement.
2° Sur chaque côté, et d'avant en arrière, i° deux échancrures, la supérieure assez superncielle,l'inferieure plus profonde, creusées sur le pédicule joint au corps, formant Jes trous de conjugaison ; q° deux apophyses articulaires, l'une en haut, l'autre en bas; 3° X apophyse transverse, dirigée en dehors.
Vertèbres cervicales, au nombre de sept. Elles ont le corps allongé transversalement, un peu plus épais en devant qu'en arrière, présentant une face supérieure plus étendue que l'inférieure ; sur les côtés en haut , deux petites lames saillantes, en bas, deux échancrures superficielles; et enfin en avant, trois petites surfaces, l'une moyenne, pour le ligament vertébral antérieur , les deux autres latérales, pour les longs du cou. Les trous vertébraux sont triangulaires, mais a angles arrondis. Les apophyses épineuses sont prismatiques, horizontales, bifurquées. Les échancrures sont antérieures aux apophyses articulaires; les apophyses articulaires inférieures, ovales, dirigées en avant et en bas; les supérieures, en arrière et en haut; les apophyses transverscs sont courtes, bifurquées à leur sommet, offrant supérieurement une gouttière donnant attache par ses bords aux muscles inter-transversaires, età leur base un trou traversé par l'artère vertébrale. Les lames sont plus longues et moins larges que dans les autres régions.
Vertèbres dorsales , au nombre de douze. Leur corps a plus d'étendue d'avant en arrière que tranversalemcnt; il est plus épais en a ni ère qu'en devant, convexe en devant, légèrement concave en arrière; offrant, dans le plus grand nombre, sur chaque côté, deux demi -facettes servant à l'articulation des côtes. On ne doit pas Omettre que les quatre premières vertèbres ont un corps qui va en décroissant jusqu'à la cinquième, tandis qu'a partir de ce point, il va , au contraire, en augmentant jusqu'à la dernière. Le trou est plus petit qu'au cou; il est arrondi, ovale d'avant en arrière. L'apophvBC épineuse est longue , prismatique, en pointe à son sommet , obliquement dirigée en bas et en arrière. Les échancrures placées au-devaut des apophyses transveraes , sont pius grandes qu'au cou. Les apophyses articulaires au-
l'So ANATOWIE DESCKIPTIVf .
prieures sont verticales , dirigées en arrière ; les inférieures dirigées en avant ; les apophyses tran averses sont longues, grosses , obliquement déjetées en arrière, terminées par un sommet tuberculeux, articulé avec la tube rosi te des côtés. Les lames sont larges et épaisses.
Vertèbres lombaires. 11 y en a cinq. Le corps, très gros et plus élevé que celui des dorsales, reprend l'étendue transversale des vertèbres cervicales; il est plane en haut et en bas ; le trou vertébral , plus grand que dans le dos , redevient triangulaire; l'apophyse épineuse très large, horizontale, aplatie, presque carrée, manque quelquefois dans la dernière; les échancrures sont très grandes; les apophyses articulaires très grosses et saillantes; les supérieures concaves, ovales , tournées en dedans; les inférieures convexes, ovales, dirigées en dehors; les apophyses transverses sont minces, longues, horizontales , plus antérieures qu'au dos; les lames sont épaisses, hautes, moins étendues transversalement que dans ies autres régions.
De quelques vertèbres en particulier» A. la région cervicale , trois vertèbres présentent des caractères particuliers.
U atlas ( première vertèbre) représente, par son corps, un petit arc aplati , convexe et tuberculeux en devaut, concave en arrière, où est une facette unie à l'odontoïde, donnant attache eu haut et en bas à des ligaments pour son union avec l'occipital et l'axis. Le trou vertébral est très grand , divisé eu deux par le ligament transverse. L'apophyse épineuse est remplacée par deux tubercules où se fixent les petits droits postérieurs de la tête ; les échancrures sont situées derrière les apophyses articulaires : celle d'en haut représente une gouttière , quelquefois couvertie en trou par une lame osseuse , et livrant passage à l'artère vertébrale et au nerf sous-occipital. Les apophyses articulaires sont horizontales et larges, les supérieures, concaves, reçoivent les condyles de l'occipital , les inférieures, presque planes, sont unies à l'axis ; les apophyses transverses sont peu longues et non bifurquées. Les lames forment un arc double de l'antérieur.
L'ajcis, seconde vertèbre du cou, se distingue par la hauteur de son corps, offrant en devant une crêje moyenne, et deux enfoncements latéraux pour les longs du cou ; en arrière elle répond au canal , en bas elle donne insertion au
OSTEOLOGIE ET SYNDESM. — COLONNE VERT A ORALE* l3l
premier fibro-cartilage ; en haut existe l'apophyse odontotde,
émioeoce verticale, tournant dans l'espèce de cercle que lui formeut Tare antérieur de l'atlas et le ligament transverse , articulée en ayant avec l'atlas, recevant à son sommet l'insertion des ligaments odontoïdiens ; le trou vertébral est triangulaire ; l'apophyse épineuse est très considérable , l'échaucrure supérieure est beaucoup plus en arrière que l'inférieure; l'apophyse articulaire supérieure est large , presque horizontale; l'inférieure ovale, un peu concave, tournée en avant et en bas ; l'apophyse trans verse est courte , nou bifurquée; les lames sont très épaisses.
La septième vertèbre cervicale, à laquelle on donne le nom de proéminente, diffère des autres vertèbres de la même région par son apophyse épineuse, qui est très longue, saillante et non bifurquée.
Quatre vertèbres présentent au dos des variétés : la première a le corps plus étendu transversalement que d'avant eo arrière, et offre sur les côtés une facette complète en haut, et une demi-facette en bas; V apophyse épineuse est longue, tuberculeuse, presque horizontale. La dixième et la onzième vertèbres n'ont qu'une seule facette. L'apophyse épineuse de la onzième est horizontale ; les apophyses transverses ne sont point articulaires à leur sommet.
On ne trouve aux lombes qu'une seule vertèbre qui diffère des autres, c'est la cinquième; son corps est taillé obliquement en bas,pour s'accommodera la coupe oblique du sacrum.
Développement. Toutes les vertèbres se développent, en général, par huit points d'ossification. Il en paraît d'abord un à la partie moyenne du corps, et bientôt après deux autres pour les parties supérieure et inférieure de ce même corps; deux points se montrent ensuite pour les masses latérales; ils sont suivis par deux autres qui appartiennent aux apophyses transverses; le développement est terminé lorsqu'on aperçoit le point qui se montre au sommet de l'apophyse épineuse. Les apophyses cervicales ont neuf points d'ossification; cette différence est due à ce qu'il en existe deux pour les tubercules de l'apophyse épineuse.
La manière dont se développe la colonne vertébrale n'est point uniforme pour toutes les vertèbres. Il est très rare, par exemple, qu'on observe le corps de l'atlas avant le
l3» ANATOMIE DESCRIPTIVE.
sixième mois de la vie extra-utérine, tandis qu'il se montre déjà long-temps avant l'époque de la maturité du fœtus dans les autres vertèbres; souvent même, à l'âge de deux et trois ans, les deux masses latérales sont simplement unies par une bandelette cartilagineuse. On rencontre quelquefois dans l'atlas les moitiés d'arcs non réunies sur la ligne médiane.
La deuxième vertèbre cervicale sedéveloppepar cinq points d'ossification, quelquefoisplus: les noyaux osseux qui apparaissent les premiers sont ceux des parties latérales; on voit ensuite ceux du corps, puis ceux de l'apophyse odontoïde.
Le développement de la septième vertèbre cervicale a lieu par cinq points d'ossification ; presque toujours on trouve la circonférence antérieure du trou vertébral formée, en grande partie, dans le fœtus de sept mois, par un noyau osseux, particulier et oblong, qui va des parties latérales du corps à la racine postérieure de l'apophyse transverse. Ce petit os est bien évidemment un rudiment de côte; il diffère des autres côtes, en ce qu'il ne s'unit point au sternum par le moyen d'un cartilage, et se soude régulièrement avec la vertèbre ù laquelle il est joint. Meckel, à qui nous empruntons ces détails , fait remarquer que cette particularité de la septième vertèbre cervicale est importante sous deux rapports : d'abord elle établit entre le squelette des mammifères et celui des autres animaux vertébrés, une analogie plus grande que celle qu'on admettait jusqu'ici ; car on n'avait pas encore trouvé chez les mammifères, les analogues des côtes supérieures des oiseaux et des reptiles. En second lieu, elle fournit un nouvel argument qui prouve que les formations qui sont transitoires chez les animaux supérieurs, deviennent permanentes chez ceux des classes inférieures.
Vices de conformation. On voit quelquefois plusieurs vertèbres manquer : ce vice de conformation s'observe surtout lorsque la moitié supérieure du corps ne s'est pas développée complètement. Dans d'autres cas, les moitiés droite et gauche ne se réunissant pas, il en résulte une anomalie qui porte le nom de spina bifida. La colonne vertébrale peut présenter des vices de conformation accidentels; le plus fréquent est l'incurvation dont on fait trois espèces, la cyphose, la lordose et la scoliose, suivant que la colonne est courbée
OSTEOLOC1E ET SYBDESM. — ARTICUL. DE LA COLONNE. l33
eo arrière, eo avant ou sur le côte. La soudure des vertèbres peut etrecon géniale; dans le cas contraire, elle n'arrive guère que dans l'extrême vieillesse.
ARTICULATIONS DELA COLOGNE VERTEBRALE. (Voy. Prcpai\,
pag. 37.)
Les articulations vertébrales se font par le corps, les apophyses articulaires, les lames et les apophyses épineuses, au moyen de fibro-cartilages inter-vertébraux , de ligaments jaunes, de ligaments inter-épineux , de ligaments vertébraux antérieur et postérieur, et des ligaments sur-épineux.
Articulation des corps des vertèbres. Elle se fait par deux ligaments et des fibro~cartilages. i° Ligament vertébral antérieur. Placé à la partie antérieure du corps dos vertèbres, il s'éteud depuis Taxis jusqu'à la partie supérieure du sacrum, sous Ja forme d'une longue bande fibreuse, aplatie, d'un aspect nacré et brillant; trois ordres de fibres le composent : les superficielles, les moyennes et les profondes; les premières sont insérées en haut, au corps ou au fibro-cartilage d'une vertèbre, en bas, au corps ou au fibro-cartilogc de la quatrième ou de la cinquième vertèbre située au-dessous; les secondes se dirigent d'une vertèbre ou d'un fibrocartilage à ia troisième vertèbre, ou au troisième fibro-cartilage placé au-dessous 5 les dernières , enfin , vont d'une vertèbre ou d'un fibro-cartilagc à l'autre; sur les côtés de ce ligament, et à la région cervicale seulement, ou trouve, au niveau de chaque articulation, un faisceau fibreux oblique, qui s'étend de la vertèbre supérieure à celle qui est au-dessous. Ligament vertébral jtostérieur. Situé derrière le corps des vertèbres, depuis la seconde, où il est confondu avec le ligament occipito-axoïdien , jusqu'au sacrum, il représente une longue bande plus étroite au dos qu'au cou et aux lombes, et comme étranglée de distance en distance, parecqu'il s'élargit au niveau de chaque fibro-cartilagc. <*c ligament est formé de fibres superficielles et de fibres profondes qui se comportent comme celles du ligament antérieur. 3° Fibro-cartilages inter-vertébrauje. Cû sont «les espèces de coussins souples et élastiques, placés entre le corps des vertèbres, depuis l'espace qui sépare la deuxième
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de la troisième, jusqu'à celui qui sépare le sacrum de la dernière. Us correspondent exactement dans chaque région , par leur forme, à celles du corps des vertèbres, entre lesquelles ils sont placés aux lombes et au cou, ils sont plus minces en arrière qu'en devant, le contraire a lieu dans la région dorsale. Supérieurement et inférieurement, ils adhèrent aux surfaces correspondantes des vertèbres; en avant, ils répondent au ligament vertébral antérieur, et en arrière, au ligament vertébral postérieur. Des fibres ligamenteuses très fortes constituent les fibro-cartilages dans leur contour j elles représentent des plans membraneux, superposés et croises dans leur direction. Cette disposition est telle que chaque faisceau se porte obliquement de la vertèbre qui est au-dessus à celle qui est au-dessous, en croisant les faisceaux sous-jacents rà angles plus ou moins aigus.
Articulation des apophyses articulaires. Les facettes de ces apophyses sont revêtues d'une couche mince de cartilage, recouverte par une petite poche synoviale qui se réfléchit de l'une sur l'autre; quelques fibres ligamenteuses irrégulières fortifient l'articulation en dehors.
Articulation des lames. L'union des lames vertébrales se fait par des ligaments jaunes , depuis la deuxième jusqu'au sacrum. Ces ligaments sont divisés en deux portions réunies à angle vers la base de l'apophyse épineuse. Leur forme est semblable à celle de l'espace qu'ils occupent ; ils sont fixes par leur bord supérieur à la face interne de la lame de la vertèbre qui est au-dessus, et par l'inférieur au bord même de la lame placée au-dessous ; ils semblent se continuer en arrière avec les ligaments inter-epineux. Les ligaments jaunes sont élastiques et à fibres verticales.
Articulation des apophyses épineuses, El le a 1 ieu par des 1 i gaments inter-épineux et sur-épiueux. i° Ligaments inter-épineuxy placés entre les intervalles des apophyses épineuses au dos et aux lombes, remplacés au cou par des muscles; étroits et triangulaires au dos, larges et quadrilatères aux lombes, fixés parleur bord supérieui 'à la partie inférieure de l'apophyse épineuse qui est au-dessus, et par leur bord inférieur à la pailie supérieure de l'apophyse cjiineusc qui est au-dessous. ±° Ligament sur-épineux dorso-lombairey situé derrière le sommet des apophyses épineuses des vertèbres dorsales et loin»
OSTEOLOGIE ET «TVDE&M. — COffSlD. SUR LA COLONNE. l35
baires, depuis la septième cervicale, jusqu'à la crêle médiane da sacrum ; fort épais aux lombes , plus mi ace au dos , formé de fibres superficielles plus longues , et de fibres profondes plus courtes. 3° Ligament sur-épineux cervical, ou cervical superficiel , compose de fibres serrées très longues, inséré eu bas à l'apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale , en haut , à la protubérance occipitale externe.
Mouvements. La colonne vertébrale exécute des mouvements de flexion , d'extension , d'inclinaison latérale , de circumductiou et de rotation. La flexion a beaucoup d'étendue; dans ce mouvement, le ligament vertébral antérieur est relâché, les fibro-cartilages sont affaissés en devant, et tendus en arrière, le ligament vertébral postérieur , les inter-épineux et sur-épineux sont également tendus; dans l'extension , des phénomènes contraires ont lieu. Ce mouvement est d'ailleurs, très borné par les apophyses épineuses , surtout dans la région dorsale. L'inclinaison latérale se passe presqu'eiitièremcnt dans les substances intervertébrales , qui s'aplatissent du côté où le mouvement a lieu; l'inclinaison est principalement bornée par les côtes. La circumduction , résultat de la succession dc3 mouvements précédents, a surtout lieu dans les articulations inférieures de la colonne vertébrale. La rotation est très difficile ; c'est une espèce de torsion générale où tous les ligaments sont tendus, et qui provient des torsion» isolées de cliaque fibro-cartilagr.
La colonne vertébrale exécute encore des mouvements particuliers : dans la région cervicale , elle s'étend , se fléchit » s'incline latéralement , et jouit de la circumduction et de la rotatiou : ces mouvements sont très bornés en haut, dans la région dorsale; en bas, au contraire, ils sont plus prononcés; enfin , dans la région lombaire , la disposition des mouvements est tout-à-fait inverse de la région précédente j les mouvements particuliers à chaque vertèbre sont fort obscurs , excepté ceux dont jouissent la première et la seconde. Ce sont , au reste, les mêmes que les mouvements généraux qu'ils concourent à produire.