‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 147 sur 228 · MÉCANISME DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

MÉCANISME DE LA RESPIRATION

La cage thoracique peut être comparée à un soufflet.

Les côtes étant articulées obliquement sur les vertèbres, l’inclinaison poussée plus loin par les muscles abaisseurs des côtes diminuera la capacité de la cavité. Lorsque les côtes se relèveront, il y aura dilatation de la poitrine sous l’action des muscles élévateurs des côtes et du diaphragme. Il y aura donc une sorte de vide produit dans cette cavité. La pression atmosphérique ayant subi une grande diminution à l’intérieur du thorax, l’air extérieur fera son entrée par le larynx, la trachée-artère et les bronches, afin de rétablir l’équilibre. Le mouvement de rétrécissement du thorax chassera ensuite cet air après qu’il aura porté son action sur le sang contenu dans la cellule pulmonaire. La dilatation de la poitrine porte le nom à* inspiration, le rétrécissement, d 'expiration.

d’anatomie.

Chez l’homme, ces mouvements s’exécutent surtout à l’aide du diaphragme et des muscles des côtes inférieures; chez la femme,' il devait en être autrement vu les fonctions de reproduction qu’elle est appelée à remplir ; la respiration s’effectue à l’aide de l’élévation du sternum, de la clavicule et des côtes. Sans cette condition, la respiration pendant l’état de grossesse eût été impossible.

La respiration pendant la veille est soumise à l’influence de la volonté, c’est-à-dire que l’on peut accélérer ou retarder les mouvements respiratoires ; pendant le sommeil, il n’en est plus de même, l’inspiration et l’expiration s’effectuent en vertu d’une action purement organique.

Le temps que durent les deux mouvements n’est pas identique : l’inspiration est plus longue que l’expiration.

La fréquence de l’acte respiratoire, dans un temps donné, varie selon les individus ; il est en moyenne de 20 à la minute.

De la durée plus ou moins prolongée d’un des deux mouvements résultent différents actes physiologiques qui sont les manifestations d’une impression physique ou morale. Ce sont : le soupir, le bâillement, la toux, l’éternument, le rire, le hoquet et le sanglot.

Page 1