‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 175 sur 228 · MÉCANISME DE LA VISION · texte numérisé non relu

MÉCANISME DE LA VISION

Le globe de l’œil n’est autre chose qu’une sorte de chambre noire, appareil dont on se sert en physique et particulièrement en photographie pour prendre les images. Les rayons lumineux traversant la membrane transparente la cornée , passent par l’ouverture de l’iris, sont concentrés par le cristallin et de là vont produire leur impression sur la rétine.

Quand au mode de production de la vision il est encore inconnu ; aucune des explications donnée par les physiciens n’est exacte ni satisfaisantes ; l’on ignore comment il se fait que nous voyons les objets droits devant nous tandis qu’ils devraient paraître renversés à cause de la présence de la lentille appelée cristallin.

L’iris est douée de la faculté de se contracter de manière à resserrer ou à dilater la pupille. Une vive lumière produit cette constriction qui a pour but de ne laisser pénétrer dans l’œil que le moins de rayons possibles ; l’obscurité la dilate.

La différence des vues tient à la conformation du cristallin. Si le cristallin est très-bombé, la vue est courte et ce défaut constitue la myopie ; s’il est aplati comme cela arrive généralement par le progrès de l’âge, la vue est longue et l’individu est dit presbyte.

Pour remédier à ces deux vices de conformation, l’on se sert dans la myopie de lunettes à verres concaves de manière à redresser la courbure exagérée du cristallin. Le presbyte au contraire se servira de verres convexes afin de diminuer l’aplatissement de la lentille du cristallin.

d’anatomie. V29

L’impression produite sur la rétine par la lumière est instantanée , la lumière parcourant 75 mille lieues à la seconde ; nous avons vu que la vitesse du son était beaucoup moins grande. Il en résulte que l’on voit le feu d’une pièce de canon longtemps avant d’en entendre le bruit, et que l’éclair précède le tonnerre.

§ 4. — Sens du goût.

Page 1