‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 16 sur 318 · PÉLÉCYPODES · texte numérisé non relu

PÉLÉCYPODES

On parvient aisément à démontrer le système nerveux de laMulette {Unio pictorum) , en laissant l'animal plongé pendant quelques jours dans l'esprit de vin. Ici également on rencontre d'abord un anneau nerveux entourant le court œsophage d'une manière lâche, et offrant des deux côtés deux ganghons assez considérables (pi. n^ fig. xix, a). De ces ganglions partent deux longs filets , qui passent au-dessus des lames branchiales , et marchent vers la partie postérieure du corps, où ils se réunissent en un gros ganglion (c) , au voisinage de l'anus. Mais le quatrième ganglion , qui est le plus fort , et que Mangili (5) a décrit le premier , se trouve dans la masse du pied, au-dessous de l'ovaire (b). C'est le ganglion inférieur ou ventral de l'anneau nerveux , qui n'offre encore aucune

(1) De Saipa, Berlin, 1819, pag. S.

(2) Mémoires sur les animaux sans vertèbres, tom. II, pag. 32.

(3) Nova act. nat. curios , tom.XVl, pag. 393.

(4) ScHALK. De Ascidiarum structura. Halle, 1814.

(5) Reil's, Arcliiv fuer Physiologie, tom. lX,cah. 1.

trace ici d'un ganglion supérieur ou tergal , analogue proprement dit du cerveau des classes les plus élevées.

Les Anodontes ressemblent presque entièrement aux Mulettes , sous ce rapport.

La partie postérieure du système nerveux d'un grand nombre de Bivalves , par exemple de VArca Noœ (6) , que Poli a figurée souvent et très-bien , à la vérité sous le nom de système lymphatique, est conformée de la même manière.

Page 1