Mammifères
a. Vaisseaux sanguins.
Le type humain se reproduit presque exactement chez les Mammifères sous le rapport , non-seulement de la distribution des vaisseaux et de la structure du cœur , mais encore de la nature du sang et de ses globules, qui sont en général aussi disciformes , mais seulement un peu plus petits. Je n'aurai donc que peu d'exceptions à signaler, et la plupart indiqueront encore des rapprochements avec les formes dévolues aux animaux inférieurs.
Sous ce rapport, les Cétacés et les Amphibies méritent d'être cités , non-seulement à cause de la quantité extraordinaire de leur sang , dans lequel Hunter (2) présume même qu'il y a davantage de globules , mais encore à raison de la conformation particulière de leur cœur , comme aussi du volume et des nombreuses divisions de leurs vaisseaux , circonstances d'où l'on peut conclure que les organes consacrés à la vie nutritive prédominent en eux, quoique d'une toute autre manière que dans les Poissons, ce qui, toutefois, ressortait déjà de la longueur du canal intestinal, de la pluralité des estomacs, de l'accumulation de la graisse, etc. Ainsi , Hunter a trouvé que l'aorte d'un Cachalot avait un pied de diamètre, et il a reconnu, en outre, entre les côtes , autour de la colonne vertébrale, etc., une multitude de plexus artériels, qui semblaient presque destinés à remplir l'office de réservoirs du sang. Plusieurs Cétacés , tels que le Narwal et le Dauphin (3) , offrent même à l'origine de l'aorte et de l'ar-
(1) Annales des Se. natur, Paris, 102o , tom. 111, pag. 381.
(2) Philos. Trans., 1707 , pag. 413.
(3) Meckel, System der vergleichenden Anatomie, tora. V , pag. 333.
tère pulmonaire, des dilatations qui ne portent pas plus atteinte à leur santé que les ossifications du cœur et les ampliations des veines caves, qui seront indiquées bientôt chez d'autres animaux, ne nuisent à l'existence de ceux-ci , quoique ces états , dont les longues suspensions de la respiration pendant l'action de plonger sont la source , constituent des maladies plus ou moins dangereuses , dès qu'ils viennent à se manifester chez l'homme.
Le cœur de la Baleine, en particulier , est très-plat et large, forme remarquable (pi. xx, fig. X, a) en ce qu'elle se rapproche manifestement de celle du cœur des Tortues (S 773) et de l'embryon humain.
Quelquefois, par exemple dans le Manati, la pointe du cœur est double, et alors la pointe gauche est plus longue , parce que le ventricule gauche descend plus bas que le droit, comme nous l'avons déjà vu dans les Oiseaux.
Les ventricules aortique et pulmonaire ne diffèrent pas autant l'un de l'autre , par leur épaisseur , que chez l'homme et les autres Mammifères : par conséquent celui du côté droit est, proportion gardée, plus musculeux.
Les Cétacés, non plus que rOrnithorhynque , qui plonge si bien , n'offrent que pendant la vie fœtale des communications , soit entre les deux côtés du cœur, par le moyen du trou ovale, soit entre les systèmes artériels , pulmonaire et aortique, par l'intermède du canal artériel. Quand on les rencontre chez l'adulte , c'est toujours par suite d'un vice de conformation (4) .
La situation du cœur s'éloigne moins dans les Cétacés que dans la plupart des autres Mammifères , de ce qu'elle est chez l'homme ; car Hunter (5) a trouvé que le péricarde tenait au diaphragme par une large surface.
Enfin l'absence ou l'imperfection des membres pelviens fait que , comme chez les Poissons, les Reptiles , et même encore les Oiseaux , le tronc aortique se continue au dessous des vertèbres caudales , après avoir donné deux branches anologues aux iliaques.
La veine cave inférieure des Dauphins et des Phoques , de même que celle de l'Orni-
(■i) Meckel {loc. cit., pag. 37, et System., tom. V, pag. 291 et 336 ) a réuniles diverses assertions relatives à ce point de doctrine.
(s) Loc. crt.,pag. Jl\i.
SYSTÈME YASCULAIRE.
thorhynque, d'après Meckel (1), forme, entre le foie et le diaphragme , une dilatation qui rappelle ce qu'on observe dans les Tortues et les Oiseaux plongeurs (g 708). Du reste, on trouve aussi une dilatation analogue dans la Loutre , la Lutra marina , le Castor et le Sorex inoschatiis (2).
Chez les autres Mammifères, le cœur et les vaisseaux ressemblent davantage à ceux de l'homme. Voici quelles sont , quant aux premiers de ces organes, les particularités qui méritent le plus d'être remarquées.
Le cœur est toujours entouré d'un péricarde qui, lorsqu'il ne repose pas sur le diaphragme, paraît être de nature fibreuse et plus ferme. Il est d'une ténuité excessive dans le Hérisson , à qui on l'avait même , par cette raison , refusé.
Si l'on excepte les Singes , qui ressemblent le plus à l'homme , la situation du cœur a cela de particulier , d'un côté que cet organe ne s'étend point jusqu'au diaphragme, et que sa pointe repose sur le sternum , de l'autre qu'il occupe la ligne médiane du corps et n'est point tourné à gauche comme chez l'homme. Cependant , le cœur de la Taupe fait une exception remarquable sous ce dernier rapport; car il est fortement dirigé vers la gauche , situation qui , d'ailleurs , n'est point sans importance , attendu qu'elle semble annoncer que l'assimilation prédomine dans le côté gauche du corps , comme la respiration dans le côté droit , et qu'ici les poumons et le cœur sont dans les mêmes conditions par rapport à la cavité thoracique , que le foie et l'estomac à l'égard de la cavité abdominale.
Quant à la forme du cœur , celui de l'Éléphant est court et large , comme celui du Dauphin , selon Cuvier , ce qui , joint à plusieurs autres circonstances encore , prouve qu'il existe de l'analogie entre les Pachydermes et les Cétacés (3). On peut rapprocher,
(1) Descript. anatom. ornithorhynchi , pag. 32.
(2) Meckel, System der vergleichenden Ânatomie, tom. V, pag. 344.
(3) Un fait remarquable aussi, sous ce rapport, c'est la prédisposition du Pécari aux dilatations morbides de l'aorte , que plusieurs anatomistes ont même décrites comme un état normal chez lui (F. Daubenton dans BuFFON, Hist. nat., tom. X). En eiîet , des dilatations analogues se rencontrent, comme je l'ai dit,
au contraire , du cœur des Chéloniens , celui des Paresseux et des Tatous , qui est aplati. Chez la plupart des autres Mammifères , cet organe est arrondi dans le sens de son diamètre transversal, et il ressemble à un cône oblong , tronqué au sommet.
L'oreillette droite d'un grand nombre de Mammifères , par exemple , du Porc-épic , du Cochon d'Inde , du Kanguroo , de l'Ornithorhynque , etc. , reçoit deux veines caves supérieures , comme dans les Reptiles et les Oiseaux. La valvule d'Eustache n'existe pas chez beaucoup d'entre eux , par exemple , les Cochons , les Solipèdes , plusieurs Ruminants et Rongeurs, les Lions, les Ours et les Chiens, tandis que, d'après les observations de Meckel (4); elle est quadruple dans l'Ornithorhynque , où l'on en trouve deux au devant de la veine cave supérieure droite , une au devant de la gauche , et une au devant de l'inférieure. La valvule qui sépare l'oreillette droite de son ventricule, dans l'Ornithorhynque , offre , suivant Meckel , une analogie remarquable avec ce qu'on observe chez les Oiseaux; car elle consiste , pour la plus grande partie , en un muscle sphincter , au lieu d'être membraneuse et tricuspide , comme chez l'homme et les autres Mammifères.
Chez plusieurs Ruminants , de même que chez le Cochon et l'Eléphant , la substance du cœur renferme, dans l'état normal, un os remarquable en ce qu'il rappelle les ossifications que la maladie développe quelquefois au même endroit chez l'homme. Cet os a la forme d'une croix chez le Cerf, et il est situé à l'origine de l'aorte , dans la cloison des ventricules. Son développement paraît avoir lieu vers l'âge de trois à quatre ans. Il est plus petit dans la Biche. On n'en trouve aucune trace ni chez le Chevreuil, ni chez le Daim (5).
Meckel (6) fait une remarque importante
dans les Cétacés , où elles appartiennent à l'état normal. Il n'est pas rare non plus d'observer de pareils anévrysmes chez d'autres Ongulés , par exemple dans le Cheval.
(4) Ornithorhynchi parad. descript. anat., pag. 31.
(3) KiELMEYER et LuETHi, Diss. sistens obs. nonnullas zootom. os cordis cervi, clavicuîam felis , etc. spectantes. Tubingue, 1014. — Cependant Grève l'a trouvé aussi dans le Chevreuil et le Daim , de sorte que sa formation est sujette à varier.
{(i)System der vergleichenden Anatomie,i. V, p. 290.
au sujet de la structure des artères , c'est que leur tunique fibreuse est plus mince, mais plus ferme , chez les Carnivores que chez les Herbivores , et que les artères de ces derniers ont une ampleur proportionnelle plus considérable.
Les branches de la crosse de l'aorte offrent en outre plusieurs dispositions particulières , qu'on retrouve néanmoins de temps en temps chez l'homme lui-même , à titre de variétés. L'aorte ventrale se prolonge sous les vertèbres caudales , principalement chez les Mammifères à longue queue , et reproduit ainsi un état de choses propre surtout aux classes précédentes.
Plusieurs arcs et plexus artériels méritent d'être signalés aussi.
A l'égard de la division de l'aorte, l'homme et les Mammifères diffèrent des Oiseaux en ce que l'aorte descendante, qui, chez ces derniers, prenait sa direction à droite (§ 780), se porte ici à gauche , et fournit la sousclavière de ce côté. Le gros tronc qui naît du ventricule gauche a aussi beaucoup de tendance à se partager en une aorte ascendante , pour la tête et les membres inférieurs , et une aorte inférieure , pour le tronc et les membres pelviens. Cette tendance ne s'exprime nulle part plus clairement que chez les Ruminants et les Solipèdes. La longueur de l'aorte ascendante antérieure est si considérable, que je l'ai trouvée d'un pouce , par exemple , chez un Chevreuil tout jeune , qui n'avait que quinze pouces du sommet de la tête au bout de la queue. Elle donne d'abord l'axillaire et la vertébrale gauches, plus haut l'axillaire et la vertébrale droites , puis finit pai' produire , en se bifurquant , les deux longues carotides , qui vont gagner la tête sans se diviser , et qui , chez un animal si jeune , représentent à la partie antérieure du corps les deux veines ombilicales que l'aorte descendante produit , à l'autre extrémité , en se bifurquant (1). L'aorte postérieure ou descendante est, au reste, plus grosse que l'autre . Cependant , il ne manque pas non plus de cas où les artères de la tête et des membres pectoraux naissent de la crosse de l'aorte , dont
(1) Les carotides fournissent les vaisseaux des arcs branchiaux chez l'embryon, et sont avec la respiration dans le même rapport que les vaisseaux ombilicaux.
la branche tournée de haut en bas produit l'aorte descendante par sa prolongation.
Ainsi, dans les Chéiroptères et aussi dans les Dauphins , selon Meckel , la crosse de l'aorte fournit deux courts troncs latéraux, dont chacun se divise en artères axillaire et carotide. Dans d'autres Mammifères , par exemple chez la plupart des Carnivores , l'artère axillaire gauche seule sort de la crosse aortique , tandis que la droite et les deux carotides, qui sont souvent même encore réunies ensemble à leur base , proviennent d'un tronc commun, qu'on appelle artère innominée.
Barkow assure que la carotide gauche naît aussi à part dans le Hérisson.
La terminaison de l'aorte en arrière varie beaucoup aussi. Chez les Cétacés , qui n'ont point d'artères crurales , elle ressemble à ce qu'on voit dans les Poissons , c'est-à-dire qu'après avoir fourni les iliaques internes , pour les organes logés dans le bassin , l'aorte se continue en ligne droite sous les vertèbres de la queue. Chez la plupart aussi des autres Mammifères , les artères iliaques internes sortent , séparées des crurales , de la prolongation médiane de l'aorte ( artère sacrée moyenne ) , et chez le fœtus , des artères ombilicales.
En ce qui concerne les arcs et plexus artériels de plusieurs Mammifères , j'indiquerai les arcs remarquables que Barkow a décrits dans le Hérisson (2) , et qui , embrassant deux fois le tronc , unissent ensemble les artères axillaires et crurales. Quant aux plexus , on distingue d'abord le réseau admirable trèscomposé qui existe à la base du cerveau de la Baleine (S 123) , puis les plexus que les artères destinées aux membres forment dans les Paresseux, les Myrmécophages , le Lemur tardigradus et le Stenops gracilis; après quoi elles ne tardent pas à se constituer de nouveau en un tronc unique , à peu près comme l'aorte des Poissons naît des veines branchiales , ou comme les troncs nerveux des membres proviennent du plexus. Le nombre des branches longitudinales ainsi agglomérées en faisceau est très-considérable , surtout aux plexus axillaires ; il l'est principalement chez le Paresseux tridactyle , où l'on en compte
(2) Disquisitiones cîrca onginem et decursum ar^ terarium mammalium, 1819, in-40., pi. 1.
SYSTÈME VASCULAIRE
Ail
trente-quatre à lapatte de derrière et soixantedeux à celle de devant. C'est avec raison que Carliste, à qui l'on doit la découverte de cette singulière conformation ( l) , voit en elle Ja cause de la lenteur des mouvements musculaires du Paresseux, et de la faculté dont cet animal jouit de conserver très-longtemps la même situation. D'après Meckel, il y a aussi des plexus analogues à la queue des Fourmiliers.
Les artères et les veines pulmonaires se comportent en général comme chez l'homme. Les veines pulmonaires sont garnies de valvules chez la plupart des Mammifères, à l'exception de ceux qui ont l'habitude de plonger (2). Presque toujours elles se réunissent de chaque côté en deux troncs. Cependant Meckel assure qu'il n'y en a qu'un seul de chaque côté dans le Daman. Les deux troncs se confondent même ensemble , à leur entrée dans l'oreillette gauche , chez le Hamster , qui , sous ce rapport , rappelle presque ce qu'on voit dans les Oiseaux.
Enfin Saissy (3) a constaté que , chez les Mammifères hibernants, les vaisseaux du poumon et du corps ont un très-petit calibre comparativement à celui du cœur et des vaisseaux intérieurs de la poitrine et du ventre. Cette disproportion' est remarquable en ce que, jointe à la difficulté avec laquelle le sang de ces animaux se coagule , elle aide à expliquer le phénomène de l'hibernation.
J'ai déjà dit plus haut que les veines caves inférieures sont dilatées et les supérieures doubles. J'ajouterai qu'on rencontre aussi plusieurs plexus veineux singuliers. Tels sont celui qui entoure le pied du Cheval , et celui qui s'observe à la matrice de plusieurs femelles , de la Vache par exemple , pendant la gestation.
La distribution des veines du corps, en général , n'offre qu'une seule circonstance à signaler , c'est que , comme chez l'homme , ces vaisseaux se partagent en superficiels et profonds. Chaque artère est accompagnée de
(1) Philos. Trans. 1800 et 1804.
(2) Voyez les recherches de Mayer sur les valvules des veines pulmonaires, dansTiEDEMANN's Zeitschrift, pag. loS.
(5) Recherches expérimentales sur la physique des animaux mammifères hibernants, Paris, 1808, in-80.
deux veines profondes , dont la plus grosse se trouve toujours à sa droite. Du reste , les gros troncs veineux ont , comme ceux des artères , une tendance prononcée à se porter vers le côté droit du corps. Enfin on observe , entre les deux veines caves de l'Ornithorhynque , une connexion de laquelle résulte une sorte de cercle veineux au-dessus du cœur (4). Le système de la veine porte n'olîre rien de particulier , sinon qu'il est plus isolé du système général des vaisseaux du corps (5).
c. Vaisseaux lymphatiques.
C'est à la zootomie que l'anatomie humaine doit la découverte du système lymphatique (6) , comme aussi la connaissance de beaucoup d'autres phénomènes intéressants. En effet , les vaisseaux qui le constituent sont bien moins faciles à observer chez l'homme que chez les Mammifères, où la couleur du chyle , qu'absorbent si puissamment ceux du mésentère , permet de les apercevoir avec plus de facihté. Du reste , le volume considérable de leurs troncs est un des principaux caractères qui les distinguent de ceux de l'homme ; car jusqu'à présent on n'a pas reconnu qu'ils s'écartassent sensiblement du type humain, sous le rapport de leur distribution.
Mais ce système s'éloigne beaucoup de celui des classes précédentes. Meckel lui assigne pour caractères essentiels : 1° un plus grand développement des valvules ; 2° la dis tinction des vaisseaux en deux couches , l'une superficielle et l'autre profonde ; 3" un nombre considérable de ganglions ; 4" un nombre plus limité de communications avec le système sanguin; ordinairement il n'y a qu'un seul tronc, qui se jette dans la veine sous-clavière gauche , et un autre accessoire (7) , qui aboutit à la veine sous-clavière droite.
Lorsqu'on rencontre des diiîérences bien prononcées entre le type de ce système et
(4) Meckfx , De ornithorhyncho , pi. vu , fig. i, 7.
(3) Voyez à ce sujet Hoe\lein, Descript. anat. syst. ven. portarum in homine et quibusdam brutis. Francfort, 1808, in-fol., fig.
(6) Érasistrate et Galien l'avaient déjà vu dans le mésentère du Bouc.
(7) Nouvelle preuve de la prédominance de l'assimilation dans le côté gauche du corps.
celui qu'il affecte chez l'homme , elles le rapprochent ordinairement de l'état de choses existant dans les classes inférieures. Celle que l'on doit placer au premier rang est le nombre des glandes lymphatiques en général , et de celles du mésentère en particulier , qui , chez la plupart des Mammifères , est proportionnellement plus petit que chez l'homme. Sous ce rapport , Cuvier a reconnu que les glandes mésentériques des Herbivores à long canal intestinal sont plus écartées les unes des autres, tandis que celles des Carnivores sont plus serrées et réunies en une masse principale , qu'on désigne sous le nom de pancréas d'AselU.
Abernethy (1) signale , dans les glandes mésentériques de la Baleine , une structure qui réclame vivement de nouvelles observations. Il semble résulter , en effet , des injections faites par cet anatomiste , qu'au lieu de glandes proprement dites , le mésentère des Baleines offre uniquement des cavités dans lesquelles s'ouvrent non seulement les vaisseaux lymphatiques du canal intestinal , mais
encore des artères et des veines ; ce qui permet que le chyle se mêle à des exhalations provenant des artères , et qu'il passe immédiatement dans les veines.
Des communications entre les vaisseaux lymphatiques et les veines , particulièrement dans l'intérieur des glandes lymphatiques, ont aussi été trouvées depuis par Fohmann (2), chez plusieurs Carnivores et Ruminants , et par Vrolik chez le Phoque.
Meckel a reconnu que les Dauphins ont les plus grosses glandes mésentériques , et les Rongeurs les plus petites , et que les Singes sont , de tous les Mammifères , ceux chez lesquels on les trouve le plus séparées les unes des autres , ce qui rapproche ces animaux de l'homme (3).
On a pu juger, d'après les détails dans lesquels je suis entré , que le système vasculaire , centre de la vie végétative , n'offre rien de particulier qui puisse être considéré comme appartenant exclusivement à l'homme 5 de sorte que, sous ce rapport, je puis renvoyer aux réflexions déjà faites précédemment (S 723).