DEUX
Scission de la moelle 2' Disparition des bras allongée en deux n" de la moelle allonbras. ' jéedanslesganglions
du cerveau.
racines supérieures, acines inférieures.
Nerf auditif.
Paire vague.
Nerf optique. Cinquième paire.
Nerf olfactif.
Simple rudiment {entonnoir).
( 1 ) Magendie regarde les racines supérieures comme consacrées exclusivement au sentiment , et les inférieures aumouvement. Cette opinion a été attaquée, et elle peut être blâmée, en effet, comme trop absolue; mais quand on suit avec attention le développement
du système nerveux , il est impossible de douter que les fibres supérieures ou postérieures doivent avoir une sensibilité plus exquise , une signification plus relevée, que les inférieures ou antérieures.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX
Comparez uvec ce tableau la pi. xxi , fig. XIV , b , ou figf. XXI.
Je dois cependant encore faire remarquer que le développement supérieur, qui comporte une division plusieurs fois répétée dans l'intérieur du cerveau , exerce aussi de l'influence sur la formation des nerfs , en ce sens que non-seulement les racines supérieures, et inférieures , toujours réunies de chaque côté en une paire de nerfs , à la moelle épinière , sont susceptibles de former des nerfs particuliers, mais qu'encore les diverses racines situées l'une derrière l'autre d'une paire de nerfs simples dans la moelle épinière , peuvent produire des paires de nerfs distinctes , éga-
Nerf auditif.
lement situées l'une derrière l'autre. Cette séparation , comme tendance à un isolement de plus en plus prononcé , appartient surtout aux paires nerveuses produites par les nerfs cérébraux qui proviennent des racines inférieures , attendu que , par antagonisme , les supérieures expriment toujours une unité d'un ordre plus élevé , et la masse cérébrale moyenne , celle de toutes les parties du cerveau entier qui apparaît la première , est la seule dans laquelle on observe cette division simple , au moins du côté lumineux , tandis qu'elle se répète deux fois dans les nerfs nés du côté terrestre. Il résultera donc de là le tableau suivant :
Nerf du côté lumineux-
Nerfs du côté terrestre.
Nerf optique.
Nerf olfactif.
Nerf optique proprement dit.
Nerf pulmonaire.
Nerf accessoire; 4e paire.
Nerf maxillaire.
9e, IQe, lie, et 12e paires. 3e, àe^ 6e et 7e paires.
Nous avons donc en tout 3x4 = 12 paires de nerfs , nombre significatif en ce sens qu'il répète deux fois le nombre six qui exerce une influence déterminante dans la formation du cerveau.
LXIV. Après avoir passé en revue le nombre et l'origine des nerfs , je dois m'occuper aussi de leur trajet.
Il a déjà fallu précédemment distinguer les filets nerveux en ceux qui forment des anneaux et ceux qui sont purement rayonnants, les premiers ayant un type inférieur, parce qu'ils ne constituaient primairement que des commissures entre plusieurs ganglions déposés au pourtour du corps. Une différence de ce genre ne peut manquer non plus de se reproduire dans le système nerveux parvenu à un plus haut degré de développement.
Si nous sommes obligés de distinguer, dans ce système nerveux , des nerfs ayant une dignité supérieure , qui se rapportent aux ganglions , et des nerfs d'une dignité moins élevée, qui se rapportent aux masses centrales moins développées , nous devons déjà conclure de là que les premiers constitueront des nerfs rayonnants purs , et que les autres , au contraire , offriront encore des traces sensibles du type annulaire. Or c'est ce que l'observation confirme pleinement, en nous appienant
que telle est précisément la raison pour laquelle les nerfs cérébraux en général , et en particulier ceux du côté lumineux , ou les nerfs sensoriels , prennent la forme de simples rayons de leurs masses nerveuses centrales , tandis que les nerfs de la moelle épinière se rapprochent encore de la forme annulaire par leur marche demi-circulaire au pourtour de la cavité du corps, avec cette différence, néanmoins , que parmi eux , ceux qui se rapportent aux points les plus développés de la moelle épinière, aux points correspondants à l'origine des membres , s'éloignent plus que les autres de la simple marche demi-circulaire.
LXV. Si donc le système nerveux de la moelle épinière , chez les Céphalozoaires , ne nous présente nidle part une manifestation réelle de l'anneau nerveux primaire , comme aussi nous avons déjà vu que nulle part , chez les Corpozoaires , l'anneau nerveux primaire ne se représente pleinement sur le trajet de la chaîne ganglionnaire proprement dite , le vestige de cette formation annulaire dans la tête , qu'on trouve dans tous les Corpozoaires, ne peut au contraire manquer chez les Céphalozoaires , puisque toute série de formations manifeste la tendance à répéter, à son point culminant , les formes d'où elle est partie. Or,