‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 249 sur 318 · GI · texte numérisé non relu

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lame basilaire de la vertèbre Ihoracique. Les entomologistes lui donnent le nom de hanche, mais il mérite plutôt celui de fémur. Il est ordinairement le plus épais, et souvent il se renfle en une vésicule.

L'article inférieur se partage, comme la poitrine alifère , en deux portions, l'une plus petite et l'autre plus grande, qui se soudent assez intimement ensemble. Les entomologistes ont coutume de les désigner collectivement sous le nom de fémur ; mais l'ensemble correspond plutôt au tibia soudé avec la rotule, ou pour mieux dire à lajambe entière. L'analogie de forme entre l'article supérieur et l'inférieur ex-prime si clairement cette analogie, qu'on conçoit à peine comment les entomologistes ont pu la méconnaître.

L'article terminal se divise, comme l'abdomen, en six segments, dont les deux plus extérieurs sont gros, et les quatre autres généralement petits, de sorte qu'on voit encore reparaître ici une segmentation d'après le type 1:2, disposé seulement dans un ordre nouveau. Les entomologistes appellent le premier de ces segments, qui es! le plus long, tibia, et les auti*es articles du tarse. Le premier nom porte à faux, et le second ne convient pas non plus à toutes les parties qui le portent, si l'on réfléchit que l'article terminal entier correspond à un orteil de six pièces , représentant, là première et la seconde (pi. XXV, fig-. xxvn, yy, xxxin, 1, 2), le tarse; la troisième (fig. xxxni, 3), le métatarse; la quatrième, la cinquième , et la sixième (figure xxxni, 4', 5', 6), les trois phalanges.

CCCXLVIII. Mais , de même qu'à l'extrémité des six articles abdominaux se développent ordinairement des rudiments de membres qui font oflîce de membres respiratoires ou génitaux (g CCCXLI) , de même aussi, à l'extrémité de chaque colonne vertébrale de patte , il se développe des articles onguéaux , qui cependant , d'après cette analogie même , et parce qu'en eux commence une nouvelle série, doivent être placés, non à la suite les uns des autres , mais à côté les uns des autres, et divisés dans une nouvelle direction. Généralement la division du membre en trois est indiquée; mais presque toujours l'article médian se trouve réduit à une simple soie , tandis que les deux latéraux deviennent de

plus gros cônes , c'est - à - dire des ongles (pi. xxv, fig. xxvn, xxxni, 12' 3). C'est ainsi que le membre entier finit par un dernier membre terminal triple et divisé de nouveau d'après le rapport de 1 : 2.

CCCXLIX. Si maintenant nous comparons la formation des membres dans les divers ordres et genres de la classe des Insectes , nous trouvons que le rapport parfaitement légitime qui vient d'être décrit , ne s'observe que dans les espèces supérieures , et que les autres restent fréquemment en dessous de ce rapport numérique. Mais , en nous rappelant que la segmentation d'une patte est une répétition de celle du tronc entier, nous reconnaissons de suite que les écarts de cette proportion pure ou normale sont très-significatifs. Et si déjà , sans être guidés par aucun motif de haute valeur , les entomologistes ont attaché jusqu'ici de l'importance à compter et mesurer les articles des tarses , maintenant que la raison philosophique du nombre de ces articles est démontrée , non-seulement il y aura nécessité plus grande encore de s'y attacher , mais même on arrivera souvent aux rapports les plus remarquables , en comparant le nombre d'articles du tarse propre à chaque genre avec les autres nombres dominants dans le corps. Je n'en citerai ici qu'un seul exemple : en procédant ainsi , on apercevra fréquemment un antagonisme bien prononcé entre les rapports numériques de la segmentation du tronc et ceux de la segmentation des pattes , antagonisme d'où il résulte que quand la segmentation du tronc outrepasse la proportion légitime de 1 : 2 : 3 x 2 , celle des pattes reste en-deçà de sa limite normale. On peut s'en convaincre par la comparaison d'une larve avec l'Insecte parfait. Dans la chenille , par exemple , la segmentation de ce qui deviendra plus tard l'abdomen , n'est point 6 , mais 6 + 4 , et par conséquent 10 , tandis que ce qui représente les articles des orteils n'offre que la segmentation 6 — 4, par conséquent 2. D'autres rapports analogues s'off'riront en foule à ceux qui font leur étude spéciale des Insectes. Quant à moi , je me bornerai à donner encore un tableau des vertèbres digitales , semblable à celui que j'ai déjà tracé pour les vertèbres du tronc.

SQUELETTE DES ANIMAUX ARTICULÉS

Ordres.

Genre et espèce.

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