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intervertèbre anté- vertèbre seconde vertèbre première vertèbre
rieure (vertèbre sincipitale intervertèbre (ver- centriclpi- inlervertèbre (ver- occipitale
\ olfactive) tèbre optique) taie tèbre auditive)
Troisième série de nombres de la colonne vertébrale céphalique, ou nombre fondamental de l'interver tèbre divisée.
Première infervertèbre
segment antérieur de la première intervertèbre segment postérieur de la première intervertèbre 6'" S" A!" 3'" 2'" 1'"
CCCLXXVII. Après avoir étudié la division de la colonne vertébrale céphalique , qui est le résultat d'une nécessité intérieure, passons à la formation et à la division ultérieure des vertèbres crâniennes.
Quant au premier point, c'est-à-dire à leur formation , le développement de ladeutovertèbre pure doit prédominer, précisément à cause de la nature sensible de cette portion du corps. Les tritovertèbres ne peuvent essentiellement s'y offrir que comme vertèbres parallèles unissantes, comme corps de vertèbres, et doivent même finir par s'oblitérer peu à peu. Des tritovertèbres rayonnantes sous forme d'apophyses ne se concilient point avec l'idée d'un développement pur de la tête , et quand on les rencontre (constituant les crêtes des os du crâne, des cornes, des nageoires ou des épines crâniennes, etc.), elles annoncent toujours une tête à un degré inférieur de formation.
A l'égard de la proportion de développement entre les vertèbres crâniennes, pour trouver celle qui correspond au plus haut degré de développement, il faut chercher la
(l) Pour plus de clarté, j'ai conservé partout la désignation des vertèbres crâniennes proprement dites par les chiffres romains , et celle des intervertèbres par des chiffres arabes. Je compte aussi les vertèbres crâniennes, comme les masses cérébrales, à partir du point d'intersection entre la tète et le tronc , attendu que là se trouve le point d'indifférence entre deux pôles opposés , ou deux moitiés du corps.
masse cérébrale la plus développée. Mais celle qui porte le caractère le plus pur de masse cérébrale est l'antérieure ou la troisième, c'est-à-dire le cerveau proprement dit, dans lequel la formation ganglionnaire se déploie plus librement que partout ailleurs. C'est donc là aussi que doit se trouver le point vital pour le développement de la colonne vertébrale crânienne. La vertèbre sincipitale est donc le foyer proprement dit de la formation crânienne. La supériorité de son développement doit annoncer celle du crâne entier. A partir d'elle , les vertèbres crâniennes doivent, par l'effet de l'antagonisme, aller en diminuant de développement vers les deux extrémités de la tête, et au nombre de quatre dans chaque direction. Du côté du rachis, elles deviennent semblables aux vertèbres rachidiennes , en se rapetissant et par l'effet du renfoncement de leurs tritovertèbres.
Vers l'extrémité antérieure de la tête , elles éprouvent un rapetissement et un ramollissement (cartilaginification) , qui les convertissent en simples cavités sensorielles ( voijez SCCXXXVIII), et la proto vertèbre devient dominante.
CCCLXXVIII. Quant à la dzmiow des vertèbres crâniennes, dans une deutovertèbre, de même que dans une protovert èbre(§CLXXXI) , il peut se iTianifester huit parties ou arceaux, dont quatre forment chaque côté latéral de la vertèbre entière. Nous avons donné aux
NÉVROSQUELETTE DES «EPHALOZOAIRES.
deux supérieures de ces parties latérales le nom de parties épineuses ou lames tectrices , et aux deux inférieures le nom de corps ou parties basilaires : comme les vertèbres crâniennes n'ont ordinairement point de tendance à former des tritovertèbres rayonnantes, et que par conséquent la division d'après le nombre six y prédomine moins que celle d'après le nombre quatre, la bisection de chaque portion tectrice et de chaque portion basilaire, qui repose sur la division par six ou rayonnante, ne s'observe en général point dans les vertèbres crâniennes principales, où il ne reste par conséquent que les parties essentielles de toute vertèbre du crâne, savoir deux lames tectrices, l'une à droite, l'autre à gauche, et deux lames basilaires, également l'une à droite, l'autre à gauche , auxquelles peuvent se joindre encore des tritovertèbres parallèles ou des corps vertébraux, tantôt plus et tantôt moins développés. Les intervertèbres, et notamment la postérieure, qui, par les motifs précédemment exposés , se divise et se subdivise , sont les seules dans lesquelles on observe aussi la division en lames basilaires ou corps vertébraux inférieurs et supérieurs {voij. S CCLXXXI).
Mais les parties épineuses , ou mieux les lames tectrices d'une deutovertèbre correspondant principalement aux renflements gan-
glionnaires du côté lumineux de la masse nerveuse centrale, et ces renflements étant précisément ceux qui , d'après leur nature, prédominent dans le cerveau, il faut aussi que , dans toute vertèbre crânienne principale , le développement des lames tectrices l'emporte sur celui des lames basilaires.
Du reste , quand le canal vertébral devient double , comme dans les vertèbres faciales, on conçoit qu'une lame mitoyenne de séparation s'ajoute à ces diverses parties.
CCCLXXIX. Maintenant, après avoir ainsi retracé en général la formation des vertèbres crâniennes, il est nécessaire de la présenter dans ses détails, afin de pouvoir en disposer les parties sous la forme de tableau, et mettre en regard de chacune les dénominations que l'usage a consacrées pour elles. On pourra comparer avec ce tableau les figures des planches XXVI, xxvn, xxvni, xxix et xxx (surtout pi. XXIX, fig. m et v), et l'on remarquera que partout les tritovertèbres parallèles inférieures sont désignées par a, les lames basilaires ou portions de corps des deutovertèbres secondaires par b^ et les lames tectrices ou portions épineuses de ces mêmes vertèbres par c. Les divisions dans les portions tectrices et basilaires supérieures et inférieures le sont par « et ^.
Colonne deutovertébrale de la tête, ou colonne vertébrale crânienne.
Dénominations usuelles.
Dénominations primaires.
L Vertèbre occipitale (1).
c. Lames tectrices.
b. Lames basilaires.
a. Corps ou tritovertèbre parallèle inférieure.
6'. Indice de tritovertèbre parallèle latérale.
Portions squameuses pro- ' prement dites
Portions de l'arc condy-| loïdien
Portion basilaire
Condyle
de l'os occipital.
(1) Cette vertèbre est partout celle qui offre la division la plus simple et la plus uniforme , et qui ressemble le plus aux verlèDres rachidiennes. Les portions épineuses ne forment ordinairement qu'une seule pièce {par analogie avec la portion moyenne simple du cervelet). Les Iritovertèîîres parallèles latérales représentent ici , dans les espèces supérieures seulement ,
l'articulation avec la vertèbre cervicale supérieure, qui , dans les espèces inférieures , est produite par le corps vertébral inférieur seul. Du reste , celte translation sur les parties latérales correspond à la division des cordons longitudinaux de la moelle épinière pour former le quatrième ventricule ; car les cordons longitudinaux sont = corps vertébraux.
NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZO AIRES.
!. PREMIERE INTERVERTEBRE, VERTEBRE AUDITIVE.
I*. Segment postérieur de la première intervertèbre.
e. Lames tectrices.
b. Lames basilalres.
^. Lames basilaires supérieures.
/3. Lames basilaires inférieures.
Elles ne se touchent pas l'une l'autre (si ce n'est chez quelques Poissons), et manifestent, au contraire, la tendance à se diviser de nouveau en trois, 1", 2", 3", parties, qui en ont «ne aussi à se rouler en cercle.
Ces trois parties roulées sont entourées à l'extérieur d'une lame osseuse primordialement distincte , qui est commune aux lames basilaires du segment antérieur et du segment postérieur.
I**. Segment antérieur de la première intervertèbre.
c. Lames tectrices.
b. Lames basilaires.
''. Lames basilaires supérieures.
/s. Lames basilaires postérieures.
Elles ne se touchent pas l'une l'autre , et manifestent la tendance à se rouler en spirale, avec indice de division en trois lames , qui embrassent deux canaux.
a. Corps, qui, par cela même, n'arrive point non plus ici à se développer (2).
IL Vertèbre CENTRiciPiTALE (3).
c. Lames tectrices.
(1) Il serait possible qu'il n'y eût que cette seule enveloppe extérieure qui correspondît à l'idée des lames basilaires de la première intervertèbre réunies ensemble chez quelques Poissons , et que les ossifications du labyi'inllie ne fussent que de simples ossifications intérieures de l'organe sensoriel, dont il sera encore question plus tard.
(2) La vertèbre auditive ne prend partout qu'un développement fragmentaire. Close par le haut, ses arcs inférieurs demeurent séparés , dans toutes les espèces supérieures, par les corps des vertèbres occipitale et centricipitale. Cet obstacle à leur réunion est ce qui fait qu'ils se roulent sur eux-mêmes d'une manière si remarquable.
(3) Le développement primordialement considéra-
Os interoccipital postérieur, ou point d'ossification postérieur supérieur à la portion squameuse de l'os occipital.
Portions mastoïdiennes de l'os temporal.
Portion postérieure du rocher, qui contient les trois canaux demi-circulaires.
Enveloppe extérieure, ossifiée à part, du rocher (1).
Os interoccipital antérieur, ou point d'ossification antérieur à la portion squameuse de l'os occipital.
Portion squameuse des os temporaux.
Portion antérieure du rocher, où se forme le limaçon , avec les deux rampes.
Os pariétaux.
ble des masses optiques fait que les lames tectrices de la vertèbre centricipitale demeurent grandes dans la plupart des espèces, et que même, dans quelquesunes, elles se confondent en une seule pièce impaire. La jonction de ces lames avec les lames basilaires est au contraire plus étroite, et elle est interrompue parles portions squameuse de l'os temporal qui se glissent entre elles.— C'est entre la vertèbre centricipitale et la vertèbre crânienne suivante que se trouve , à proprement parler, le milieu du crâne -i- (comme 3 + 3) : à cp point correspond , dans le cerveau, la situation de la glande pinéale. C'est aussi lui qui reste plus longtemps mou entre les portions ossifiées du crâne , et qui constitue alors la grande fontanelle.
NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.
h. Lames basilaires.
a. Corps.