‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 260 sur 318 · CCCXCI. Les protovertèbres se divisent · texte numérisé non relu

CCCXCI. Les protovertèbres se divisent

qu'il ne reste phis enfin qu'une série de tritovertèbres.

Il est fort intéressant aussi de voir que la formation de la tête se reflète dans celle du tronc , en ce sens que, comme il survient des intervertèbres dans la colonne vertébrale <;éphalique , on en trouve également une indiquée dans la colonne vertébrale du tronc. Cependant, tandis qu'à la tête, où les arcs prédominent, les intervertèbres ne représentent que des arcs sans corps vertébraux , celle du rachis , où prédominent les corps vertébraux , ne représente qu'un corps de vertèbres. Telle est, en effet, le caractère de l'apophyse odontoide.

(1) Aux tritovertèbres rayonnantes supérieures médianes peut du reste se joindre encore une colonne deutovertébrale ou trltovertébrale rayonnante supérieure médiane , qui ap|)artient à la protovertébre , et qui tantôt apparaît comme meml)re (par exemple comme nageoire dorsale) , tantôt prolonge l'apophyse épineuse par des pièces osseuses qu'eHe y ajoute.

d'abord en celles de la tête ( arcs costaux de la tête ) , et en celles du tronc ( arcs costaux du tronc ) . De même que les deutovertèbres enveloppent les organes de la vie animale, de même aussi les protovertèbres enveloppent ceux de la vie végétative. Ainsi donc, comme les deutovertèbres se développent d'autant plus puissamment que les ganglions sont plus prononcés ( par exemple dans les vertèbres crâniennes), de même les protovertèbres acquièrent d'autant plus d'ampleur que les viscères enclos par elles ont plus de volume. Aussi est-ce au tronc qu'elles sont le plus grandes, comme c'est à la tête que le sont les deutovertèbres. Aussi sont-elles d'autant plus subordonnées aux deutovertèbres , dans la tête, que l'animal se trouve placé à un degré plus élevé de l'échelle.

CCCXCII. Occupons-nous d'abord des^^rotovertèbres de la tête.

Comme le nombre des proto vertèbres doit toujours correspondre à celui des deutovertèbres, on ne peut pas trouver, à la tête, plus de paires d'arcs protovertébraux qu'il n'entre de deutovertèbres dans la composition de la colomie vertébrale céphalique. Mais comme les protovertèbres ne se développent point à toutes les deutovertèbres , on en rencontre souvent moins de neuf.

Mais c'est un résultat de l'antagonisme existant entre les protovertèbres qu'il n'y ait aucune vertèbre céphalique où les arcs protovertébraux soient moins développés qu'aux vertèbres sincipitale , centricipitale et occipitale , puisque celles-ci sont les principales vertèbres du crâne. Au contraire , nulle part ils ne se développent davantage et plus constamment qu'aux trois vertèbres faciales, c'està-dire dans les points où le développement de la deutovertèbre est le moins avancé , et où la protovertèbre prédomine déjà le plus , parce que , comme j'en ai fait la remarque précédemment , les vertèbres céphaliques , obéissant à la loi de l'antagonisme, diminuent à partir du sinciput, attendu que les tritovertèbres sont sollicitées à devenir prédominantes en arrière de ce point et les protovertèbres en avant. Ces trois protovertèbres de la face sont donc aussi les seules qui puissent se développer complètement, c'est-à-dire se clore par le bas, quoiqu'au plus bas degré de formation du névrosquelctte ( dans les Petro-

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

myzon), nous trouvions l'exemple, mais unique, de la pi'otovertèbre antérieure de la face enveloppant aussi le commencement du canal intestinal (l'intestin) , tandis que, chez les animaux supérieurs , les protovertèbres faciales closes par le bas ne circonscrivent , dans la règle , que le canal aérien ( le canal nasal). Les arcs protovertébraux des intervertèbres tiennent le milieu, pour leur développement, entre les plus développées des trois vertèbres faciales et les moins développées des trois vertèbres crâniennes principales. Cependant jamais non plus leurs arcs ne se ferment complètement au côté terrestre, et ordinairement leurs pièces de chaque côté tiennent les unes aux autres en manière de chaîne , à peu près comme les fausses côtes dans le tronc de l'homme.

CCCXCIII. Il est nécessaire maintenant aussi de mettre les dénominations usuelles de ces parties primaires du squelette en regard de celles qui découlent de leur signification.

On doit se rappeler , que , d'après les SS CLXXX etCLXXXI, chaque arc protovertébral peut se diviser en quatre parties, savoir deux tergales , supérieure et inférieure , et deux sternales, supérieure et inférieure, divisions qui néanmoins s'observent rarement dans les arcs protovertébraux peu développés

de la tête, et ne s'y aperçoivent que chez les animaux des classes inférieures. Du reste, il faut nécessairement admettre par la pensée l'existence des quatre parties dans chaque moitié ou chaque côté, là où les deux moitiés latérales de la protovertèbre se ferment complètement par le bas , tandis qu'il peut souvent manquer une ou plusieurs de ces parties lorsque les arcs ne se ferment point.

A l'égard de l'union des côtes ou arcs protovertébraux de la tête avec les vertèbres crâniennes, l'unité régnante à la région cérébrale influe également ici, et fait que, quoique toutes ces parties naissent séparées les unes des autres , cependant elles s'unissent toutes d'une manière intime avec les vertèbres crâniennes chez les animaux supérieurs ; les espèces inférieures sont les seules chez lesquelles les arcs costaux restent mobiles en partie ; ils le sont même tous encore chez les Poissons le plus réguliers.

CCCXCIV. En parcourant les divers ares vertébraux , le mieux sera de conserver l'ordre et les chiffres dont je me suis servi pour les vertèbres du crâne (comp. les pi. xxvi à XXXI, et surtout pi. xxxi , fig. ui et v) , où les côtes céphaliques portent toujours la lettre g et le chiffre de la vertèbre à laquelle elles appartiennent.

Arcs protovertébraux ou côtes de la tête.

Dénominations primaires.

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