II. Latérale
c. Supérieure (■>).
(C'est celle qui se développe le moins , et l'union des vertèbres a plus ordinairement lieu ici par le moyen de ligaments.) ^. Tritovertèbre rayonnante.
c. Supérieure médiane.
h". Supérieure latérale (ordinairement non développée).
h'. Inférieure latérale.
à'. Inférieure médiane (rarement développée).
CCCLXXXVII. Mais la partie essentielle d'une vertèbre rachidienne est toujours son anneau proprement dit (l'arc) , qui correspond au renflement ganglionnaire de la moelle épinière. Par conséquent , plus cet anneau a pris de développement (comme aux vertèbres supérieures du rachis humain ) , et plus la vertèbre est élevée en dignité ', plus il se développe faiblement , moins il enveloppe complètement le renflement de la moelle épinière ( comme par exemple chez les Poissons ) , ou quand il est totalement oblitéré (comme dans les vertèbres caudales de l'homme ) , et moins la vertèbre a de dignité.
CCCLXXXVIII. Parmi les tritovertèbres de la vertèbre rachidienne, les parallèles sont également les plus essentielles, et comme ces vertèbres , sur lesquelles repose l'unité de la colonne vertébrale , correspondent aux cordons longitudinaux de la moelle épinière, lesquels se développent de préférence au côté
aussi sous ce rapport aux vertèbres céphaliques , dans lesquelles la plus forte division est possible. Ces dernières otîrent même quelquefois, comme variété, la division des lames tectrices en arcs supérieurs et inférieurs ; nous en avons un remarquable exemple dans le cas que rapporte Sœmmering d'un crâne humain où les pariétaux étaient divisés eu travers.
(1) On trouve également occasion de se livrer à des considérations très-variées lorsqu'on compare sous ce
Corps vertébraux et apophyses vertébrales.
Corps vertébraux.
Apophyses articulaires.
(On est surtout frappé, aux vertèbres cervicales supérieures , chez l'homme , de l'analogie de ces apophyses avec le corps proprement dit. )
Base de l'apophyse épineuse.
Apophyse épineuse supérieure.
Apophyse transverse.
Apophyse épineuse inférieure.
terrestre de la moelle , attendu que le côté lumineux est l'emplacement du renflement ganglionnaire, la prédominance doit appartenir, parmi les tritovertèbres parallèles, aux inférieures, c'est-à-dire aux corps vertébraux, et ne revenir aux latérales que quand les cordons longitudinaux de la moelle se divisent (comme à la jonction avec le cerveau) , ce qui arrive d'autant plus que le développement ganglionnaire de la moelle épinière est moins considérable et que les cordons longitudinaux prédominent davantage (coiTime par exemple dans les vertèbi^es lombaires et sacrées de l'homme). Par conséquent, lorsque l'extrémité du rachis se prolonge en un membre terminal impair , qui n'est indiqué dans la moelle épinière que par le simple cordon longitudinal inférieur du filet terminal impair , ce membre n'est formé que d'une colonne tritovertébrale parallèle inférieure prolongée, c'est-à-dire d'une colonne de corps vertébraux (1).
rapport , l'une avec l'autre , les terminaisons antérieure et postérieure de la colonne deutovertebrale au côté dorsal. En effet, on volt qu'il se développe là un un nouvel antagonisme fort remarquable; car, chez les animaux supérieurs , en devant, la deutovertèbre des vertèbres faciales va toujours en se réduisant de plus en plus à son arc , et se transforme en protovertèbre, tandis qu'en arrière celle des vertèbres caudales va toujours en s'oblitérant de plus en plus, de sorte
NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.
CCCLXXXIX. Quant aux tritovertèbres rayonnantes , elles sont si peu appropriées à la haute signification de la deutovertèbre , que , toutes les fois qu'elles deviennent prédominantes , c'est l'annonce d'une dignité inférieure , comme chez les Poissons , où la force plastique entière se perd en longues apophyses épineuses et arêtes musculaires , comme aussi aux vertèbres lombaires de l'homme , où les apophyses épineuses et trans verses ont pris un grand développement. Mais c'est l'effet d'un antagonisme que la tritovertèbre rayonnante médiane supérieure (l'apophyse épineuse supérieure) soit celle qui se développe le plus constamment, caria tritovertèbre parallèle inférieure (le corps) est celle aussi qu'on trouve le plus souvent développée. En revanche , et par antagonisme avec les tritovertèbres supérieures médianes, qui sont fortement développées , les tritovertèbres rayonnantes inférieures ( les apophyses transverses ) se développent plus constamment qu€ les autres. Ainsi donc , parmi les tritovertèbres rayonnantes , d'ordinaire il en manque une de deux en deux, en sorte que , du nombre six, il ne reste plus que le nombre trois (1).
CCCXC. La répétition de l'enveloppement du corps entier par des arcs protovertébraux, qui domine dans le dermatosquelette, s'offre dans les protovertèères du névrosquelette , qu'on trouve cependant moins souvent développées que les deuto vertèbres. Nous avons maintenant à examiner les espèces essentielles de ces proto vertèbres.