‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 262 sur 318 · g. Troisième paire d'intercôtes ou côtes · texte numérisé non relu

g. Troisième paire d'intercôtes ou côtes

DE LA vertèbre OLFACTIVE.

IV. g. Arcs protovertébraux de la quatrième vertèbre céphalique , ou première paire de côtes faciales.

(Dans les animaux inférieurs ils sont complètement clos par le bas , comme de vraies côtes.)

V. g. Arcs protovertébraux de la cinquième vertèbre céphalique , ou seconde paire de côtes faciales.

(Dans les animaux supérieurs , ils sont également toujours fermés par le bas , et de toutes les côtes céphaliques ce sont celles-là qui acquièrent le plus grand développement. Parfois aussi ils se divisent en portions tergales et sternales, supérieures et inférieures. )

VI. g. Arcs proto vertébraux de la sixième vertèbre céphalique , ou troisième paire de côtes faciales.

(Ils se ferment également par le bas , chez les animaux supérieurs , mais cependant prennent un plus faible développement que les précédents.) (1)

CCCXCV. Ici se termine ce que j'ai à dire des arcs protovertébraux, dont le nombre, approprié à l'unité de la formation de la tête, reste invariablement le même dans toutes les classes de Céphalozoaires. J'ajouterai seulement encore que , quand ces arcs se ferment

(1) La signification de la protoverlèbre prédomine encore à tel point dans les trois paires de côtes faciales, que souvent la deutovertèbre ne se développe point du tout. Ainsi, dans les Petromyzon, la troisième vertèbre faciale n'est encore qu'un anneau tout simple, sans nul vestige d'une deutovertèbre qui lui appartienne. De là vient que la saillie du nez en général , et surtout de sa terminaison (troisième vertèbre faciale) au-devant de la côte intermaxillaire, étant

Apophyses ptérygoïdes du sphénoïde ou os palatins postérieurs (os omoïdes des Oiseaux).

Os zygomatiques.

Crochets ptérygoïdiens du sphénoïde , ou os palatins moyens.

Os lacrymaux.

Os palatins antérieurs ou vrais.

Os maxillaires supérieurs.

Os intermaxillaires.

complètement , comme par exemple à la région faciale, jamais le névrosquelette de la tête n'offre de colonne deutovertébrale ou trito vertébrale inférieure , c'est-à-dire de colonne vertébrale sternale.

CCCXCVI. Quant aux arcs proiovertébr aux du tronc , à proprement parler , d'après l'idée ,

l'indice positif d'une deutovertèbre développée audessus delà protovertèbre, forme un des caractères de la conformation supérieure, quant à la dignité et à la beauté de la tête humaine.

F. § CCXVI , pour juger jusqu'à quel point le développement plus prononcé de certaines côtes céphaliques coïncide avec celui de la respiration sur plusieurs points.

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

leur nombre devrait toujours égaler celui des vertèbres rachidiennes ; mais nous retrouvons une grande variété sous ce rapport , les, arcs protovertébraux tantôt manquant dans une région , et tantôt se développant à un point extraordinaire dans une autre. Ce der-

a. Le plus grand développement possible des arcs protovertébraux ordinairement réunis en plusieurs paires , et rayonnant des colonnes vertébrales de membres.

h. Manifestation pure de l'anneau protovertébral simple , qui alors se ferme ordinairement par le bas en une deuto vertèbre.

c. Manifestation la plus oblitérée de la protovertèbre, quand elle n'enveloppe plus qu'un vaisseau et que ses parties latérales se réunissent par le bas sans deutovertèbre.

d. Développement le plus incomplet de tous et seulement partiel de la protovertèbre. «. Tantôt il ne se développe que la portion tergale de l'arc protovertébral.

/5. Tantôt il ne se développe que la portion sternale de l'arc protovertébral (i).

CCCXCVII. Les considérations dans lesquellesjesuis entré précédemment (SS CCXII et suiv.) sur les rapports de la formation squelettique avec la respiration , nous ont appris que , là précisément où cette dernière prédomine , la formation costale doit arriver au plus haut degré de développement , soit que l'anneau protovertébral se développe purement , soit qu'il devienne susceptible d'expansions rayonnantes. Mais la vie végétative, considérée d'une manière générale , étant double , c'est-à-dire exerçant son activité plastique par rapport à l'individu et par rapport à l'espèce , ses deux principaux côtés , la production et l'exhalation de substance , doivent, chez l'animal supérieur, se répéter

(1) Du reste , plusieurs de ces modes de développement peuvent se rencontrer ensemble ; par exemple, les arcs protovertébraux pour rayonnement de membres peuvent ne se développer que partiellement, de même que les os pelviens des animaux supérieurs ne sont que des portions stem aies.

nier cas a lieu surtout lorsqu'il doit en émaner des expansions rayonnantes (des colonnes vertébrales de membres).

On peut donc distinguer au tronc les principales formes suivantes d'arcs protovertébraux :

Par exemple la ceinture scapulaire.

Paire de vraies côtes.

Apophyses épineuses inférieures percées des vertèbres rachidiennes postérieures des Poissons, qui reçoivent l'aorte.

Paire de fausses côtes.

Fausse côte tergale , semblable aux fausses côtes de l'homme.

Fausse côte sternale , semblable à certaines fausses côtes inférieures dans les Oiseaux et les Reptiles.

dans chacun des deux segments principaux du corps , dans le tronc et la tête. De là résulte que , dans le tronc en particulier , qui est le siège proprement dit de la végétation , il y a bien manifestement deux régions respiratoires , la pulmonaire et l'allantoïdienne. La première est supérieure à l'autre et prédominante. La seconde , appartenant à la vie génitale, ne prédomine que dans l'état où l'animal se trouve lorsqu'il commence à se former , c'est-à-dire dans l'œuf , et ne doit même être regardée que comme une partie intégrante de l'appareil génital.

CCCXCVIII. Il est nécessaire actuellement de parcourir l'une après l'autre les cinq régions qui sont susceptibles de se développer au tronc, qui s'y développent même toujours chez les animaux supérieurs , et de signaler , tant dans leur ensemble que dans leurs diverses parties , les arcs protovertébraux qui prennent un grand développement dans ces régions , à proportion de leur importance

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

supérieure inférieure

particulière. On se rappellera que chaque arc protovertébral se divise primordialement , de chaque côté , en quatre parties , deux ter- Dénominations primaires.

A rcs protovertébraux de larégion cervicale ( 1 ) . Parties tergales de ces arcs.

Les parties ter-gales sont les j seules qui se développent à part pour chaque vertèbre cer- I vicale du rachis avec laquelle elles se soudent.

Parties sternales.

Ordinairement elles se détachent des parties tergales, et ne restent pas distinctes les unes des autres, mais s'unissent ensemble de manière qu'on n'aperçoit souvent de division que dans la portion sternale inférieure.

Masse des portions sternales supérieures réunies.

Masse des portions sternales inférieures réunies.

Cette dernière masse peut se diviser en portion antérieure et portion postérieure. Portion antérieure.

Portion postérieure.

A rcs protovertébraux de la région thoracique. Comme ils correspondent, ainsi que les côtes cervicales , à la région respiratoire supérieure (poumons), ils offrent ordinairement l'image la plus simple de la protovertèbre pure. Aussi les appelle-t-on encore Portions tergales

supérieure , inférieure.

Portions sternales supérieure , inférieure.

A rcs protovertébraux de la région épigastrique.

Ils se rapportent à la répétition de la respi-

(I) Les côtes cervicales représentent , chez les animaux placés au somnaet de l'échelle , des formations Irès-diverseoieiit divisées; supérieurement elles sont oblitérées , isolées et soudées avec leur vertèbre rachidieune; inférieurement elles sont réunies en une seule masse, arrivent au plus haut point de développement et portent des colonnes vertébrales rayonnantes de membres. Cependant on les rencontre quelquefois aussi , chez les animaux inférieurs , sous la forme

gales, l'une supérieure, l'autre inférieure, et deux sternales , l'une supérieure , lautre inférieure (comp. pi. XXVI jxxvn etxxviii).

Dénominations usuelles.

Côtes cervicales.

Arcs situés aux apophyses transverses des vertèbres cervicales, qui entourent l'artère vertébrale. Parfois (chez quelques Poissons et Reptiles) ils apparaissent aussi comme lames appendiculaires de l'omoplate.

Omoplate.

Clavicule.

Clavicules proprement dites , ou vraies , ou furculaires.

Clavicules fausses ou apophyses coracoïdes.

Côtes pectorales.

Vraies côtes.

Tête de la côte.

Tubercule de la côte.

Corps de la côte.

Cartilage de la côte (les cartilages sont également ossifiés dans quelques Reptiles, Oiseaux et Mammifères).

Côtes épigastriques.

d'anneaux incomplets , divisés de chaque côté en quatre parties (comme dans quelques Poissons) , et alors leurs parties tergales apparaissent comme lames appendiculaires des omoplates. En général , ces arcs protovertébraux sont ceux qui manquent le plus rarement, et quand on trouve des arcs protovertébraux fermés à la région respiratoire antérieure du tronc (cou et poitrine) , ceux de la ceinture scapulaire sont toujours les premiers.

NÉVROSQUELETTE DES CEPHALOZO AIRES.

ration dans la région digestive (foie), et la plupart du temps ne sont qu'incomplètement développés , ce qui fait qu'on les nomme aussi

Portions tergales

supérieure , inférieure.

Portions sternales supérieure , inférieure.

(Cette partie est celle qui s'oblitère le plus volontiers, quoique les autres deviennent aussi plus petites.)

Arcs protovertébraux de la région hypogastrique.

Ces côtes , correspondantes à la région digestive proprement dite , c'est-à-dire à l'intestin grêle, manquent d'ordinaire entièrement : il est rare qu'on les observe ; quand elles existent, elles ne sont jamais développées que d'une manière partielle , et plus spécialement dans leurs

Portions sternales.

Arcs protomrtébraux de la région pelvienne.

Ils se partagent en

a. arcs protovertébraux des vertèbres génitales.

Ces arcs se rapportent à la seconde région respiratoire inférieure (allantoïde) ; aussi acquièrent-ils un développement plus considérable, quoique seulement partiel, puisque, de la région respiratoire antérieure supérieure , ils ne répètent que les portions sternales relatives à la formation des membres.

Portions tergales

! Elles manquent ordinairement , quoique peut-être sontelles quelquefois indiquées par ^ le prolongement des

Portions sternales.

Ordinairement il n'y a qu'elles qui soient développées; aussi, lorsqu'elles commencent à se former, paraissent-elles toujours libres du rachis; de même que les portions sternales des côtes cervicales, les côtes correspondantes aux vertèbres sacrées sont soudées en une seule masse.

Fausses côtes.

Tête de la côte.

Tubercule de la côte.

Corps de la côte.

Cartilage de la côte.

Côtes hypogastriques ou lombaires.

Cartilages costaux du ventre du Crocodile, intersections tendineuses du muscle droit du bas-ventre , os marsupiaux. (Ces derniers ne sont que des portions sternales ossifiées de côtes ventrales.

Côtes pelviennes.

Ceinture pelvienne.

Apophyses transverses des vertèbres sacrées.

GU

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

Masse des portions sternales supérieures .soudées.

Masse des portions sternales inférieures soudées.

Ici, comme au cou, cette dernière masse se divise en deux parties , l'une antérieure, l'autre postérieure.

Page 1