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Article inférieur interne, c. Article terminal

Toutes les parties du membre étant soudées ensemble , cet article n'admet pas de divisions ultérieures.

CCCCXI. Membres antérieurs de la tête ou membres faciaux. Les deux arcs protovertébraux de la tête, qui entourent les cavités nasales, devraient , comme appartenant à la seconde région respiratoire essentielle de la tête , développer également des membres.

Mais l'oblitération de toute la colonne vertébrale céphalique en cette région , jusqu'à la-

consacrés par l'usage (comp. pi. xix , xxx et xxxi).

Dénominations usuelles.

Opercule des Poissons (tantôt simple et tantôt divisé en trois). Cartilage de l'oreille des animaux supérieurs.

Mâchoire inférieure.

Apophyse condyloïdienne de la mâchoire inférieure.

Angle de la mâchoire inférieure, analogue à l'olécrâne.

Apophyse coronoïde, analogue à la tubérosité du radius.

Lame externe de la mâchoire inférieure.

Lame interne de la mâchoire inférieure.

Bord alvéolaire , où les dents se développent comme les ongles aux doigts.

quelle ne s'étend plus aucune masse nerveuse centrale , fait qu'on n'y voit aucune trace de membres chez les animaux supérieurs. Cependant il est impossible que des membres et du mouvement manquent en ce lieu de respiration céphalique essentielle ; la colonne vertébrale de la tête y devient donc mobile ellemême, et s'y meut ^ tantôt en entier, comme

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

colonne protovertébrale ^ tantôt en partie seulement , comme colonne deutovertébrale ( vertèbre nasale antérieure cartilagineuse ) , sous la forme d'un membre céphaUque impair (1).

Le développement des membres pairs se jette donc davantage , en cette région , sur le dermatosquelette (J)arbillons ) et sur le splanchnosquelette (incisives, canines et molaires analogues aux ongles). On ne peut considérer comme vestiges de membres pairs libres du névrosquelette sur ce point que les os articulés avec la mâchoire supérieure qui soutiennent les barbillons de certains Poissons.

CCCCXII. Entre les membres de la région auditive et la colonne vertébrale céphalique de la région nasale devenant un membre impair, on trouve le grand organe sensoriel de l'œil , auquel, chez les animaux supérieurs, se rattachent des sécrétions particulières qui répètent les sécrétions nasales , absolument comme au tronc la fonction du

Dénominations primaires.

Membres moyens de la tête.

Première paire supérieure.

Partant de l'arc de la troisième intervertèbre, en forme de lame, tout au plus divisée en trois et non ossifiée.

Seconde paire inférieure.

Elle manque tout à fait.

Membres antérieurs de la tête, ou membres

faciaux.

Première paire supérieure.

Elle manque et elle est remplacée par la prolongation des vertèbres nasales qui , dans les formes inférieures , se meut à l'instar d'une colonne vertébrale caudale (trompe), mais , chez l'homme , n'est que partiellement mobile , dans ses portions latérales. Chez l'homme donc, ce sont les cartilages latéraux du nez qui remplacent cette paire supérieure.

Mais, dans quelques Poissons, ils constituent encore des os particuliers.

(1) L'oblitération des membres pairs , proportionnée au développement de la colonne vertébrale en un membre impair, se répète d'une manière bien manifeste à l'extrémité postérieure du tronc , où l'obliléra-

poumon est répétée par la sécrétion du foie. De même que cette dernière circonstance explique pourquoi la région épigastrique ou hépatique a de la tendance à produire des membres , il est vrai fort imparfaits (les côtes aliformes des Dragons), de même aussi la première explique pourquoi cette région moyenne de la tête possède une tendance à développer des membres imparfaits, qui, analogues à la paire supérieure des membres crâniens ou postérieurs de la tête (conque de l'oreille) , couvrent l'organe sensoriel développé en cet endroit , et contiennent même des lames cartilagineuses aussi mobiles dans les paupières , que les cartilages de la conque le sont dans la peau de Torille externe , les cartilages nasaux ( comme membre impair ) dans les téguments cutanés du nez , et les os ou filets des barbillons dans la peau des lèvres.

Nous avons donc à retracer encore le tableau de ces membres céphaliques seulement en tant qu'ils font partie du squelette.

Dénominations usitées.

Cartilage tarse des paupières: cartilages de la membrane nictitante , de la paupière supérieure et de l'inférieure.

Cartilages des ailes du nez.

Os des barbillons.

tion des membres pelviens pairs , par exemple clicz les Poissons elles Cétacés , favorise l'allongement et la mobilité de la colonne vertébrale caudale.

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

Seconde paire inférieure.

Elle manque également , ou bien elle est indiquée par le

CCCCXIII. Nous voici arrivés aux membres dutroncj, dans lesquels ceux de la tête doivent se refléter, tout comme les régions respiratoires delà tête se répètent autronc(SGCXVII), de sorte que les membres essentiels de ce dernier doivent également être les pairs , antérieurs et postérieurs, et qu'on ne doit observer que dans des cas isolés la tendance à en produire de médians. Mais il en est autrement des membres impairs^ supérieurs et inférieurs : le tronc seul pouvait se prêter à leur plus grand développement possible, d'abord parce que les vertèbres rachidiennes ne s'élèvent jamais jusqu'à la dignité de vertèbres crâniennes , et ensuite parce qu'on trouve au tronc des deutovertèbres inférieures , qui ne se développent jamais à la tête. Cependant, même au tronc , on ne peut rencontrer ces membres que chez les espèces inférieures.

CCCCXIV. A l'égard des membres impairs^ ils sont en antagonisme décidé avec les membres pairs , et moins ceux-ci se développent, plus ceux-là prennent d'accroissement. Il est donc facile , d'après cela , de déterminer d'avance quels sont les points où apparaîtront des membres impairs. En effet, il y a trois régions au tronc où peuvent se former des membres.

1° L'antérieure ou pulmonaire. Les membres pairs se développe en cette région plutôt que partout ailleurs. Elle est donc celle où l'on observera les membres impairs, qui n'y sont représentés que par les nageoires dorsales prolongées en devant.

2° La moyenne ou hépatique. Comme il ne s'y forme pas de membres pairs proprement dits , c'est là que les impairs prendront le plus de développement. Les supérieurs sont les nageoires dorsales propres. Les inférieurs ne se développent point, parce qu'ordinairement les protovertèbres de cette région ne sont pas closes.

3" La postérieure ou allantoïdienne. Cette région étant celle où les membres pairs se développent le plus tard , est celle aussi où les impairs se déploient davantage. Les supé-

Bord alvéolaire de l'intermâchoire, où les dents incisives se développent comme les ongles aux phalanges onguéales des doigts.

rieurs constituent la nageoire dorsale prolongée , ou la seconde dorsale, elles inférieurs la nageoire anale. De leur réunion résulte la nageoire caudale.

CCCCXV. Relativement au type des membres impairs, les mêmes raisons qui empêchent ceux-ci de se développer chez les animaux supérieurs en organisation, ne leur permet pas non plus de dépasser un degré peu élevé. Mais, d'après ce qui a été dit S CCXXIÏ, la formation de nageoire, comme forme branchiale, est la plus inférieure et la première de toutes. Ces membres impairs ne constituent donc que des nageoires, et le plus haut degré d'organisation qu'ils puissent atteindre consiste en ce que les rayons dont ils se composent s'isolent et deviennent des épines libres. Mais l'infériorité du type de chaque rayon se révèle encore d'une autre manière , c'est-à-dire par l'imperfection de sa division; car, ou il n'est point divisé du tout, ou bien il l'est d'une manière extrêmement simple , comme, par exemple, quand on y découvre un article radical simple et un article digital, tantôt simple , tantôt partagé en deux rayons , et de plus indéfiniment segmenté dans le sens de sa longueur. L'imperfection de la segmentation de ces membres annonce aussi celle de leur mobilité. Souvent même ils cessent tout à fait d'être mobiles , et leurs rudiments se soudent avec les apophyses des deutovertèbres (1).

CCCCXVï. L'emplacement des membres pairs est déjà indiqué par celui des arcs protovertébraux qui se sont développés au tronc ( Voij. S CCCXCVIiï).

Quant à leur espèce, nous ne connaissons, dans tous les Céplialozoaires, que des membres rayonnants latéraux inférieurs. Ils doivent par conséquent partir des points d'intersection entre les pièces sternales inférieures et supérieures de leur arc protovertébral. S'il y avait au tronc des membres rayonnants latéraux supérieurs, ils naîtraient des points

(1) Ce type détermine aussi les membres impairs supérieurs qui se voient quelquefois au crâne.

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIRES.

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