‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 264 sur 318 · Partie inférieure de la poignée et corps du sternum · texte numérisé non relu

Partie inférieure de la poignée et corps du sternum

Cartilage xyphoïde.

Tendon de la ligne blanche , sternum ventral du Crocodile.

Cartilage de la symphyse pubienne ; chez quelques animaux , comme l'Elan et le Vampire , un os particulier.

sommes encore obligés de nous poser le problème suivant : la construction géométrique de la protovertèbre décelant la tendance à une quadruple manifestation de deutovertèbres j savoir en haut , en bas , à droite et à

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gauche ( voy. S CLXXXII ) , outre les colonnes deutovertébrales supérieure et inférieure qui ont ont été décrites , ne doit-il pas se trouver encore une colonne vertébrale parallèle à droite et une autre à gauche ?

Si l'on se rappelle ce qui a été dit sur la condition de la réalisation des parties squelettiques exigées en puissance , on apercevra bientôt les motifs qui presque partout empêchent les deutovertèbres parallèles latérales d'apparaître réellement , si ce n'est sous la forme de faibles vestiges. Ces motifs tiennent :

1° A rantagonisme (S CCXXXIV) existant entre les deutovertèbres impaires ( supérieure et inférieure) et paires (latérales) d'une protovertèbre; car le développement considérable des colonnes deutovertébrales supérieures et inférieures , des premières surtout , s'oppose à celui des colonnes deutovertébrales latérales.

2" A l'antagonisme (V. S CCXXXIII) existant entre les colonnes vertébrales rayonnantes et parallèles ; car , chez les Céphalozoaires supérieurs , les colonnes vertébrales rayonnantes

Dénominations primaires.

Corps vertébraux des deutovertèbres parallèles latérales , aux protovertèbres du tronc.

CCCCV. L'histoire des colonnes protovertébrales , deutovertébrales parallèles et tritovertébrales , étant achevée , je passe aux colonnes vertébrales rayonnantes ou aux membres du névrosquelette.

On se rappelle que six de ces colonnes vertébrales sont possibles à la circonférence de chaque protovertèbre , savoir , une médiane supérieure , deux latérales supérieures paires , deux latérales inférieures paires , et une médiane inférieure. Examinons quelles sont les conditions qui permettent à ces membres de se développer.

CCCCVI. Des colonnes deutovertébrales ou tritovertébrales rayonnantes ne peuvent se développer que dans trois circonstances.

1 " Quand la portion de la protoverlèbre d'où elles doivent procéder s'est réellement développée. Ainsi , par exemple , lorsqu'il n'y a point de ceinture scapulairc ou de ceinture

dominant principalement sur les côtés , comme les parallèles dominent sur les lignes médianes , il résulte de là que le développement de colonnes deutovertébrales parallèles est à jamais impossible pour le type d'une organisation supérieure et pour le squelette céphahque.

CCCCIV. Mais si quelque part on rencontre au moins un vestige de ces colonnes deutovertébrales latérales , ce ne peut jamais être au degré même de perfection qui s'observe dans la formation d'une colonne vertébrale sternale. C'est pourquoi des corps vertébraux latéraux parallèles à la colonne protovertébrale du tronc ne se trouvent que quelquefois , spécialement chez les Oiseaux, indiqués par des apophyses qui s'étendent en arrière , aux arcs costaux droits et gauches , et représentent en quelque sorte un pont étendu d'une côte à celle qui vient immédiatement après elle , sans que cependant il s'unisse à cette dernière. En un mot , nous avons ici l'exphcation des crochets ou apophyses qui émanent du corps des côtes chez certains animaux. Par conséquent :

Dénominations usuelles.

Apophyses des coqDs des côtes , dirigées en arrière , et faisant un angle plus ou moins droit avec le corps.

pelvienne , il ne saurait naître de membres thoraciques ou pelviens , et quand les arcs protovertébraux ne sont pas clos par le bas ou par le haut , il ne peut point se développer de membres médians , inférieurs ou supérieurs.

2° Quand la région de la protovertèbre d'où elles procèdent n'est point déjà destinée à produire une deutovertèbre parallèle j qui serait un degré plus élevé de développement. De là vient que les membres médians , supérieur et inférieur, se forment plus rarement et jamais d'une manière aussi complète que les membres pairs. Le plus rare de tous doit être le membre supérieur au crâne , parce que ce point est celui où la deutovertèbre parallèle se développe le plus. Parmi les membres pairs qui rayonnent clés côtés de la protovertèbre, les inférieurs se développent plus souvent que les supérieurs , parce qu'en haut la forma-

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tioii de la protovertèbre se concentre davantage dans la production de la deutovertèbre parallèle.

3° Des membres rmjonnants ne peuvent acquérir leur plein et entier développement que dans les régions où prédomine la fonction respiratoire j c'est-à-dire la volatilisation ou l'exhalation de substance animale. De là vient qu'on ne trouve de membres parfaits , c'està-dire pairs , qu'aux régions respiratoires primordiales de la tête et du tronc ( V. S CCXVI ) ; voilà pourquoi les membres les plus volumineux et les plus divisés se développent au tronc , parce que c'est là que la respiration , en sa qualité de fonction végétative , acquiert plus de développement.

CCCCVH. Les membres rayonnants euxmêmes se présentent sous des formes extrêmement variées. Il est donc nécessaire , avant de les examiner dans les diverses régions du

a. Membres impairs.

Ces membres , qui , en général , ont un

développement peu prononcé et peu diversifié, sont:

a. Mobiles sur les apophyses épineuses des deutovertèbres , par conséquent libres , et sous la forme de rayon simple ou divisé (pi. xxii , fig. xxi, pi. xxvi. fig. IV, a; .3?') ;

/3. Soudés aux apophyses épineuses des deutovertèbres sans pouvoir se mou- 1 comme voir, et par conséquent oblitérés (pi. xxii, ( les fig. XVI , z) ;

b. Membres pairs.

Ils se partagent en

«. Latéraux supérieurs. Ce sont ceux qui se développent le plus rarement , et dont la branchie desséchée , ou l'aile, est le type dans le dermatosquelette des animaux inférieurs. On n'en trouve qu'à la tête (1 ) ; ils se divisent peu , conservent toujours plus ou moins la forme d'ailes , et , dans les ordres supérieurs , sont plus cartilagineux qu'osseux ;

0. Latéraux inférieurs. Ce sont ceux qui se développent le plus souvent et sous les formes les plus diversifiées , qui en même temps occupent le plus d'étendue dans l'espace , et

(1) Si nous supposons, par la pensée , des ailes au dos du corps de l'homme (pi. xxu, fig. xx) , il en

tronc et de la tête , d'indiquer en général les principales formes qu'ils peuvent revêtir.

V Pour ce qui concerne les parties essentielles des membres , ce sont exclusivement des tritovertèbres. Les deutovertèbres auxquelles elles appartiennent , d'après l'idée , n'existent pas plus dans les membres que dans la colonne vertébrale caudale d'un Mammifère , parce qu'il n'y a plus là de parties centrales du système nerveux à envelopper. On ne rencontre parfois que des vestiges d'arcs de deutovertèbres, sous la forme d'arceaux qui entourent les nerfs principaux du membre. Mais le type de la tritovertèbre , et par conséquent le dicône, prédomine toujours.

2° En ce qui regarde le point de départ^ on distingue le membre impair médian , supérieur ou inférieur, et les membres pairs latéraux , soit du côté du dos , soit du côté du ventre.

comme les

rayons des nageoires du dos ou du ventre ( nageoire dorsale , qui s'étend aussi sur le crâne , nageoire anale , et nageoire cau- I dale , provenant de la réunion des deux autres';).

prolongements des apophyses épineuses provenant de points particuliers d'ossification ( ce que Geoffroy appelle en-épial etpro-épial).

comme les

opercules des Poissons , ou les conques cartilagineuses de Toreille des animaux supérieurs.

résulte par cela même un véritable perfectionnement de l'organisation.

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offrent les divisions les plus multipliées. La variété extrême de leur formation rend nécessaires encore plusieurs subdivisions :

1 . Eu égard au rapport des deux membres d'une paire l'un avec l'autre , ils sont :

aa. Soudés ensemble à leurs extrémités ;

bb. Libres à leurs extrémités ;

2. Eu égard à la division de la colonne vertébrale qui forme les membres , ils sont : aa. Divisés dans le sens de leur longueur, et

suivant des rapports numériques correspondant à ceux des vertèbres d'où ils procèdent.

bb. Divisés dans le sens de leur largeur, et leur division va en progression croissante , d'après les nombres qui représentent les divisions primaires de toute segmentation intérieure dans le corps animal , c'est-à-dire d'après 2 et 3.

3. Sous le rapport de la mobilité j, ces membres sont toujours mobiles sur leur protover-

cc. Également mobiles toutes les unes sur les autres.

(La mobilité des membres est toujours plus grande à leur origine que partout ailleurs , et c'est là seulement (par exemple à l'articulation du bras et de la cuisse ) qu'on trouve la rotation).

bb. Mobiles seulement en partie les unes sur

les autres.

ce. Entièrement soudées en une seule pièce , et immobiles les unes sur les autres.

4. La direction suivant laquelle s'opèrent la jonction et le mouvement des parties des membres varie également. Cependant elle a

Comme les deux moitiés de la mâchoire inférieure.

Comme tous les autres membres.

Ainsi , les membres libres se divisent ordinairement en 3 et en 6 , parce que ce sont là les nombres fondamentaux de la division dans la colonne vertébrale. Nous appelons ces trois articles longitudinaux principaux d'un membre , articles supérieur j inférieur et terminal.

Ainsi , en général , les membres libres ont leur article supérieur simple , l'inférieur partagé en deux , le terminal divisé en six ou en cinq.

tèbre. Mais les diverses portions qui résultent de leur segmentation intérieure peuvent être :

Comme , par exemple , tous les os de la cuisse, de la jambe et du pied.

Comme les os des membres d'un grand nombre d'animaux, chez lesquels le radius et le cubitus , ou plusieurs doigts , se soudent ensemble , ou les os du carpe et du tarse sont peu mobiles.

Comme, par exemple, les diverses portions de chaque moitié de la mâchoire inférieure.

toujours lieu essentiellement d'une manière telle que les diverses portions des membres ne peuvent être mues qu'en un certain sens

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( par flexion et extension ) , tandis qu'à sa naissance de la protovertèbre , le membre est mobile en plusieurs sens. Les membres se divisant ordinairement en trois parties principales , la direction de ces parties peut être Ou celle-ci ou celle-là.

Segment supérieur , Segment inférieur , Segment terminal.

D'où résulte un double antagonisme d'abord entre les trois segments du membre , puisque le supérieur et Tinférieur s'unissent en sens contraire avec le terminal, ensuite entre les divers membres d'une portion du corps , où les angles se montrent toujours disposés en sens inverse (comme dans la figure précédente) (1).

CCCCVIII. Maintenant je dois donner le tableau des divers membres du névrosquelette lui-même, et je commence par les membres de la tête.

CCCCIX. On a vu précédemment (SCCXVI) qu'il existe , à la tête , deux régions respiratoires, l'une antérieure, l'autre postérieure. Ces deux points seraient donc ceux où devraient se développer des membres pairs.

Mais , comme la colonne vertébrale céphalique va toujours en s'oblitérant par-devant ( à la face ) , et que sa région antérieure est d'autant plus subordonnée à la postérieure (crâne) , que l'ensemble de l'organisation s'élève à un plus haut degré de développement, il résulte de là que les membres antérieurs doivent être imparfaits et même disparaître entièrement chez les animaux supérieurs.

(1) Il est digne de remarque que quand , par vice de conformation ,1e nombre des membres du tronc monte de deux paires à trois , comme j'en ai sous les yeux un exemple chez un oiseau qui a quatre pattes , la dernière paire accessoire de membres reprend la flexion de la première. Ainsi, dans l'oiseau monstrueux dont je viens déparier, la seconde paire de pattes se fléchit en sens inverse des pattes proprement dites, et absolument delà même manière que les ailes. Les membres impairs supérieur et inférieur n'ont pas coutume d'être divisés , et en général aussi le mouvement qui s'exécute à leur base ne consiste que dans la faculté qu'ils ont de s'abaisser et de se relever.

A l'égard des diverses sortes de membres, le gi^and développement des deutovertébres parallèles supérieures de la tête (§ CCCCVI) est cause qu'ici le névrosquelettc des organismes supérieurs ne saurait olïrir de membres impairs supérieurs. Cependant on peut considérer comme tels tant les rayons de la nageoire céphalique de certains Poissons , que les apophyses épineuses mobiles de l'occiput du Cormoran. 11 est bien moins po8si])le encore que l'on rencontre des membres impairs inférieurs ( S CCCCVI ) , puisque la tête est entièrement dépourvue de colonne deutovertébrale. Il ne reste donc plus que le?, membres pairs qui soient susceptibles d'entrer dans la composition de la tête des Céphalozoaires supérieurs. Or, ces membres latéraux peuvent être ou supérieurs ou inférieurs; et, comme les supérieurs l'emportent en dignité sur les inférieurs (gCCXXIII), ils doivent appartenir plus essentiellement à la construction de la tête que ces derniers, qui correspondent davantage à la vie végétative.

CCCCX. Membres postérieurs de la tête ^ ou membres crâniens. D'après le tableau qui accompagne le S CCXVII, la région auditive, c'est-à-dire celle de la première intervertèbre divisée en deux segments , est l'endroit du crâne essentiellement destiné à la formation de membres. Les membres postérieurs de la tête doivent donc se rapporter aux deux arcs costaux étroitement unis ensemble de cette intervertèbre , et, d'après l'idée , chaque arc devrait porter un membre latéral supérieur et un inférieur. Mais comme, au crâne , la formation de arcs protovertébraux et des membres est toujours arrêtée , en vertu de la loi de l'antagonisme , par le grand développement de la colonne deutovertébrale, la manifestation des membres postérieurs se trouve limitée en ce sens qu'il ne s'en forme qu'un seul à chaque arc , et ce membre unique de l'un des arcs est toujours en antagonisme pur avec celui de l'autre arc ; car l'arc costal le plus rapproché de la première vertèbre crânienne ( celle qui entoure la masse nerveuse centrale de louïe ) développe seulement le membre latéral supérieur , qui ne s'unit point à celui du côté opposé , tandis que la paire antérieure d'arcs costaux produit uniquement une paire de membres latéraux inférieurs , qui sont destinés aux fonctions

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végétatives , et s'unissent ensemble de ma- | nations primaires mises en reg^ard des noms

nière à produire un arc Voici maintenant quelles sont les dénomi-

Dénominations primaires.

Membres postérieurs de la tête , ou membres

CRANIENS.

Première paire supérieure.

Ce membre part de l'arc protovertébral du premier segment de la première intervertèbre , comme membre latéral supérieur. Il affecte en général la forme de lame ou d'aile, et la plupart du temps il est indivis , sert d'abord à la respiration , puis au sens respiratoire de l'ouïe , et alors l'ossification cesse en lui.

Seconde paire, inférieure.

Ce membre part de l'arc protovertébral du second segment de la première intervertèbre, comme membre latéral inférieur. Il est toujours partagé en plusieurs articles, à peu près comme un bras, et s'unit avec celui du côté opposé, eu manière d'arc. Destiné primitivement à la seule préhension des aliments , il sert à la parole dans les formes supérieures.

Les diverses parties de ce membre sont : a. Article supérieur.

(Il est simple. )

Os intercalaires dans l'articulation soudée entre l'article supérieur et l'inférieur.

«. Au côté de l'extension.

/3. Au côté de la flexion.

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