‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 272 sur 318 · CG · texte numérisé non relu

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SPLANCHNOSQUELETTE DES CEPHALOZO AIRES.

de là résulte que ces arcs protovertébraux deviennent productifs aussi de dedans en dehors. Il leur arrive quelquefois alors de s'entourer de prolongements rayonnants ( tritovertèbres), cartilagineux ou osseux. Tels sont les rayons cartilagineux des arcs branchiaux , sur lesquels se ramifient les vaisseaux branchiaux, l'els sont encore les rayons osseux de la membrane branchiostége à l'os lingual. La paire postérieure de côtes , constituant les mâchoires pharyngiennes , est la seule qui n'olîre pas de productions semblables , et qui ne porte que des expansions dirigées en dedans , c'est-à-dire des dents.

CCCCXXXIX. J'arrive maintenant à la construction du splanchnosquelette du tronc.

D'après les considérations précédentes , le tronc a deux régions respiratoires , la poitrine et le bassin , qui répètent celles de la tête. On trouve donc aux deux endroits des vestiges du splanchnosquelette. Ces vestiges sont plus parfaits à la région thoracique qu'à la région pelvienne , mais plus imparfaits dans l'une et dans l'autre qu'à la tête , parce que les formations normales n'admettent plus nulle part aucun développement de membres sur ces points (î).

Nous avons vu , à la tête , que la formation des membres appartenait spécialement à la région respiratoire antérieure , et celle des côtes à la région respiratoire postérieure. Les formations d'arcs protovertélsraux et de corps deutovertébraux aux deux régions respiratoires du tronc se comportent de la même manière. La région antérieure ou pectorale n'offre , ayant rapport au canal pulmonaire , que des arcs protovertébraux fermés en bas et ouverts en haut, par antagonisme avec ceux du névrosquelette , tandis que la région postérieure ou pelvienne ne présente que des corps de vertèbres ayant rapport au canal extérieur de l'allantoïde , c'est-à-dire à l'urètre.

Les arcs protovertébraux du splanchnosquelette thoracique se placent à la suite de ceux du splanchnosquelette céphalique , mais en série inverse , sous la forme d'anneaux de la trachée-artère , et trouvent , dans la poitrine elle-même , leur plus haut degré de développement, comme larynx inférieur. En con-

(1) Les formations anomales de splanclinotlents à la région pelvienne , notamment dans les oryanes génitaux femelles , ne s'expliquent complètement que par là.

tinuant à se multiplier au-dessous du larynx inférieur , les deux côtes des arcs protovertébraux se divisent d'après la scission dichotomique de la trachée-artère , de manière que chaque canal est revêtu extérieurement par une série de ces demi-protovertèbres ou côtes. Cependant l'oblitération des arcs protovertébraux s'exprime tant par leur petitesse que par la nature de leur substance , qui d'ordinaire est purement cartilagineuse , mais surtout par l'imprécision de leurs rapports numériques , puisque leur nombre varie ordinairement jusque dans les individus d'une même espèce. CCCCXL. Quant au splanchnosquelette pelvien , au canal de l'allantoïde , il forme , dans l'état normal , un corps de vertèbre situé au-dessous de l'urètre , et qui n'est relatif qu'au membre terminal postérieur impair du splanchnosquelette , c'est-à-dire à la verge. Encore même ce corps de vertèbre ne s'observe-t-il que dans un petit nombre d'espèces. Le splanchnosquelette pelvien est donc le moins développé de tous , et si nous n'y trouvons , dans la règle , qu'un seul corps de vertèbre , réservé même uniquement à quelques espèces , comme le bassin est en antagonisme avec la tète , sous le rapport végétatif , nous devons considérer ce corps de vertèbre comme l'analogue du corps splanchnovertébi'al le plus antérieur de la tête , c'est-à-dire de l'os lingual, qui n'appartient non plus qu'à certains animaux , ce qui s'accorde parfaitement avec sa situation dans le corps de la verge et audessous de l'urètre, c'est-à-dire au-dessous du canal excréteur de l'allantoïde , comme les anneaux de la trachée-artère sont situés au dessous du canal pulmonaire. On doit voir en lui un membre terminal impair postérieur de la colonne vertébrale du splanchnosquelette , comme l'os lingual est un membre terminal impair antérieur de cette même colonne. Il a a donc les vertèbres caudales pour analogue dans le névrosquelette , de même que les prolongements des vertèbres faciales sont celui de l'os lingual. Cependant, comme ces prolongements du névrosquelette disparaissent dans les organisations supérieures , de même aussi les os en question n'existent plus chez l'homme , alîn que la langue et la verge acquièrent à un plus haut degré la signification et la dignité d'organe sensoriel. Je ferai remarquer encore à cet égard que les dents

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