‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 285 sur 318 · C. Dermatosqcelette · texte numérisé non relu

C. Dermatosqcelette

DLXXII. En général , le dermatosquelette des Chondroptérygiens ressemble au premier aspect à celui clés Poissons apodes ; car , ordinairement, on n'aperçoit , dans les Raies et les Squales, qu'une peau, tantôt molle et tantôt rude , mais toujours privée d'écaillés. Cependant, si l'on y regarde de plus près , surtout chez les Squales , on reconnaît que la peau est garnie sous l'épiderme de petites écailles osseuses pointues , très-serrées les unes contre les autres , qui la rendent rude au toucher. Les granulations sont moins sensibles dans les Piaies , et surtout dans les Torpilles , circonstance remarquable , en raison du plus grand développement de la sensibilité chez ces derniers Poissons.

On ne trouve donc plus , dans les Chondroptérygiens , de plaques squelettiques proprement dites ayant la forme de protovertèbres. Leur disparition indique une formation supérieure , comme elle le faisait déjà dans les Poissons osseux.

Les rayonnements du dermatosquelette sous la forme d'épines ne se voient également plus que dans quelques régions du corps. Les

devenues entièrement des épines cutanées. Heusinger a déjà signalé cette singulière transition.

plus remarquables sont les pohites de certaines grosses écailles osseuses que porte la Raie bouclée , et les espèces d'ongles pointus qui garnissent les rudiments isolés de membres aux nageoires dorsales et ventrales de certains Squales. L'une des formations les plus considérables de ce dernier genre est le long dard dentelé en scie qui garnit la queue de la Pastenaque en dessous , et qu'on ne peut considérer que comme un rayon isolé , appartenant au dermatosquelette , de la nageoire anale , ou comme le rudiment d'un membre impair inférieur de ce dermatosquelette (2).

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