‹ Traité élémentaire d'anatomie comparéeChapitre 78 sur 318 · Mollusques · texte numérisé non relu

Mollusques

On n'aperçoit point non plus d'organe olfactif bien déterminé chez les Mollusques , quoique ces animaux , ceux surtout qui respirent l'air, semblent percevoir les odeurs, comme le prouvent les observations de Swammerdam (3) sur les Limaçons , et la répugnance qu'éprouvent, dit-on, pour les plantes fort odorantes , les Seiches , qui d'ailleurs ne peuvent vivre longtemps à l'air . Il est vrai que Blainville a cru trouver le siège de l'odorat dans les tentacules des Mollusques supérieurs (4) , et que Spix attribue le même usage aux petites cornes des Limaçons , ainsi qu'aux courts bras des Seiches. Mais ce sont là de pures hypothèses , qui reposent sur la faible analogie de ces parties avec les courtes antennes des Crustacés. Treviranus (5) enfin croit que , chez le Limaçon , l'intérieur de la bouche est le siège de l'odorat ; mais j'avoue qu'il me paraîtrait bien plus naturel de le placer à l'orifice des cavités respiratoires. L'opinion du même auteur, qui regarde comme des organes olfactifs les lèvres lamelleuses situées à l'orifice buccal des Pélécypodes , n'est pas moins hypothétique.

(3) Bibel der Natur. Augsbourg, 1732 , pag. 49.

(4) Principes d'anatomie comparée, t. I, pag. 341. (o) Biologie , toni. YI , pag. 320.

Celle d'Owen (1) , qui attribue la faculté olfactive à un organe lamelleux placé au-dessus de la bouche du Nautile , a plus de vraisemblance en sa faveur.

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