DÉVELOPPEMENT DU RÈGNE ANIMAL
classés d’après leur essence intime, de même que les membres d’un corps, c’est-à-dire que les uns marchent côte à côte, et que d’autres sont au dessus ou au dessous les uns des autres.
C’est l’énumération des espèces végétales ou animales , d’après ce principe, qui constitue le système à proprement parler scientifique, en botanique et en zoologie.
Mais, un être supérieur devant être classé au dessus d’un être inférieur , dans le système , il suit de là qu’en établissant ce dernier , une première question se présente , celle de savoir à quels signes on reconnaît qu’une espèce est plus élevée qu’une autre. En jetant un coup d’oeil sur les systèmes de botanique et de zoologie, on s’aperçoit bientôt que ce problème a souvent été résolu d’une manière par trop arbitraire.
La partie d’un tout organique est incontestablement douée d’une organisation d’autant plus él e\ée,quelle répète plus parfaitement en elle V idée du tout , et. le tout lui-même est d’autant plus parfait , qu’il correspond davantage à l’idée de la nature entière , dont nous devons reconnaître que l’ essence est Vunité des lois éternelles révélées dans l’infinie diversité de la manifestation.
La simplicité et F enchaînement rigoureux de cës propositions peuvent nous apprendre que tel est le seul point de départ qu’on doive choisir pour arriver à là construction d’un système de botanique ou de zoologie absolument philosophique, purement légitime , et par conséquent aussi parfaitement naturel.
L’application de ces principes à la zpologie et à la botanique est en réalité fort simple.
Si, aux yeux de celui qui étudie la nature en philosophe, le règne animal et le règne végétal ne forment chacun qu’un tout, il est clair que les plantes èt les animaux qui expriment le plus parfaitement le caractère , soit du règne végétal , c’est-à-dire de la vëgëtalité , soit du règne animal , c’est-à-dire de V animalité, doivent occuper le plus hautrang dans le système botanique et zoologique.
. XY-. Mais le caractère de la vie végétale est la génération r tant la reproduction continuelle de V organisme propre , par formation de substance, ou X accroissement , que la reproduction