‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 13 sur 129 · DÉVELOPPEMENT DU RÈGNE ÀNIMÂ.L · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT DU RÈGNE ÀNIMÂ.L

de l’espèce , par production de nouveaux individus semblables, ou la propagation. Mais chacun de ces deux buts , là reproduction continuelle de l’individu et la reproduction de l’espêcè, est atteint de bien des manières différentes , tantôt simples et immédiates, tantôt complexes et médiates , c’ëst-à-dire par antagonisme de parties essentiellement différentes , dernier mode qui est toujours lé seul qu’on observe dans les organisations supérieures. Donc la plus parfaite de toutes les plantes est celle dans laquelle l’accroissement individuel et la propagation portent le caractère de la plus grande diversité des antagonismes relatifs à ses rapports de forme , de substance et de nombre , en dedans des limites dé l’unité là plus parfaite, c’est-à-dire de la légitimité (1).

(j) On comprendra sans peine combien il serait simple d’établir sur cette base un système de botaniqne véritablement philosophique et naturel, si l’on réfléchit que tous les phénomènes de la vie végétale et tous les organes dés plantes sont renfermés dans le cercle compris entre la graine, d’où part le germe, et là réapparition de la graine au point culminant de la végétation, de sorte qu’il suffit d’avoir égard à la plus ou moins grande diversité des parties qui se trouvent entre ces deux termes extrêmes , pour fonder là-dessus un classement conforme à la nature. Les plantes, telles que les plus simples (algues et lichens) , ou les plus inférieures (champignons) , chez lesquelles une production de graines aussi simple que possible touche presque, sans anneaux intermédiaires, au point de germination, doivent être placées au plus bas de l’échelle, parce que le cycle de leur vie est le plus petit possible. Celles chez lesquelles une série d’organes divers, racines, tiges, feuilles, sortent de la première graine , et qui , sans arriver à manifester l’antagonisme sexuel , terminent par la reproduction de la graine , comme les mousses et les fougères , put un cycle vital déjà plus étendu, et occupent un rang plus élevé. Mais un échelon supérieur encore appartient à cèdes qui , se développant de la graine, déploient l’antagonisme enire mâle et femelle, comme condition nécessaire de la reproduction de cette graine; ici se rangent toutes les plantes dites phanérogames , chez lesquelles il n’y a plus que la simplicité ou la complexité des parties comprises entre la graine germante et la graine reproduite dans la fletir qui puisse indiquer le rang qu’on doit leur accorder. Ainsi , celles dont la fleur se développe immédiatement sur la ra chré et sans antagonisme dans la graine elle-même (mbnocotÿlédones) , sont inférieures à celles qui , outre un antagonisme dans la graine elle-même (dicotylédones), présentent encore tin grand nombre d’organes entre la racine et la fleur.

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