JAUNE DE L’OEUF
( ovaire).
3o DÉVELOPPEMENT DU BÈGNE ANIMAL,
faite , celui enfin ( puisqu’on ne peut concevoir de détermination spontanée sans la perception des rapports que les parties sur lesquelles elle doit porter ont entre elles et le monde extérieur ) qui aura la sensibilité la plus exquise , qui possédera la raison la plus développée , qui jouira de la plus grande liberté.
Mais , SOUS ce rapport , l’homme seul répond a Vidée d’un être animal parfait , de sorte que lui seul est en pur antagonisme avec le monde végétal ,. et que seul aussi il peut être considéré comme le représentant du monde animal entier. On peut dire qu’il est la manifestation réelle ou sensible de l’unité dans laquelle les antagonismes de la vie animale doivent se confondre , conformément à l’idée de l’animalité. Par la même raison , il est impossible de concevoir plus d’une espèce humaine (1).
XVIII. L’animalité diffère donc de l’humanité au même titre que la pluralité diffère de l’unité. Tout ce qu’on peut demander , c’est de savoir quelle est , au milieu de la tendance du monde animal à se rapprocher de la perfection humaine , la gradation suivant laquelle il s’avance vers ce but. Mais comme, dans une série organique quelconque , les membres supérieurs répètent toujours en eux les inférieurs, et comme aussi l’homme est le membre le plus élevé d’une série infiniment variée d’êtres animaux, on doit le concevoir, par la pensée , embrassant en lui toute la diversité du règne animal , et il n’y a que le règne animal entier qu’on puisse comparer à l’unique espèce humaine .
Étant parvenus à ce point , il nous reste à chercher dans les données, de la philosophie quelle est la cause qui fait que la segmentation de l’organisation humaine peut offrir le reflet de
(r) Le monde végétal, se terminant, d’après son idée, par une dualité, il est impossible , par la même raison , d’y concevoir une plante pins parfaite qui soit opposée à tontes les autres dans la même proportion que l’homme l’est aux animaux. Le règne végéial semble conduire à plusieurs sommets, qui eux-mêmes sont moins désignés par des genres particuliers, que par des familles de genres. Le rapport de la plante la plus parfaite aux autres n’est comparable qu’à celui de l’animal le plus parfait aux antres animaux, et nou à celui de l’hoioroe aux animaux.
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a division du règne animal , tandis que chaque animal se présente à nous comme un tout complet en lui-même à la vérité , mais qui , au lieu du caractère total ou supérieur de l’animalité, exprime seulement la prédominance d’un certain côté de telle ou telle partie de cette animalité , avec tantôt plus et tantôt moins de diversité, en sorte, par conséquent, que les diverses classes du règne animal peuvent être dénommées d’après les parties de l’organisme humain qui sont prédominantes en elles.
Je vais tracer ici le sommaire des résultats d’une pareille contemplation du règne animal , basé sur le type idéal que la forme humaine nous offre et sur les principes de subordination précédemment exposés. Cet aperçu servira de guide aux recherches dont je m’occuperai plus loin.
Le seul principe auquel nous puissions maintenant avoir recours pour reconnaître la subordination des classes et des espèces du règne animal , consiste en ce que l’organisme est d’autant plus élevé qu’il répète plus parfaitement en lui le caractère du grand tout auquel il appartient , qu’en conséquence une classe animale devra être placée d’autant plus haut qu’elle offrira la répétition la plus complète et la plus diversifiée de l’idée de l’animalité , c’est-à-dire de la détermination pénétrante de là formation , au moyen de l’antagonisme du sang et de la moelle nerveuse. De même , une espèce sera d’autant plus supérieure que le caractère de la classe s’exprimera plus purement en elle.
XIX. Si d’abord nous examinons en général la formation du corps humain, nous voyons T antagonisme primaire entre plastique ou végétatif et déterminant ou animal , dont les représentai internes sont le sang et la moelle nerveuse , le système vasculaire et le système sanguin , s’exprimer d’uné manière tranchée par celui de ia tête (corps animal) et du tronc ( corps végétatif). La source primaire de ces deux corps, et dont tous les autres organes émanent par un développement progressif, est la vésicule vitelline OU ombilicale. Cette vésicule ^contient le premier rudiment du tronc , sur lequel se développe la colonne vertébrale , notamment la partie de celleci qu’on nomme la tête.