‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 7 sur 129 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES. J · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES. J

16. Mais si nous sommes contraints d’avouer , par suite d’une des propositions précédentes ( § 14) , que toute opposition ultérieure doit être considérée comme une répétition de l’opposition primaire simple , nous apercevons en même temps dans cette proposition l’expression mathématique d’une loi fort importante par rapport à l’histoire entière du développement organique , et qu’on peut rendre de la manière suivante : Nul degré supérieur d' évolution d’un organisme ne s’obtient que parla multiplication du- type primaire de formation, répété toujours à des puissances différentes et de plus en plus élevées. Nous devons attacher une importance toute spéciale à cette loi, parce que c’est sur elle que reposent et l’idée de la métamorphose organique , et la nécessité d’appliquer la méthode génétique à toutes les sciences naturelles.

en général est le symbole de l’élémentaire , et le corps terminé par des lignes droites, celui du solidifié, du mort, comme le fluide désigne la substance élémentaire,, et le solide la substance morte, enfin, comme le vivant est une chose molle , intermédiaire , pour la forme, entre la sphère et la forme terminée par des lignes droites , la formé ovalaire , la sphère multipliée et convertie , soit en ellipsoïde , soit en corps limités par la parabole et l’hyperbole ,sont, précisément parce que leurs lignes tiennent le milieu entre la ligne droite et la ligue circulaire, les formes à proprement parler essentielles de toutes les individualités organiques vivantes. Au contraire, toutes.les formes qui périssent ense produisant, telles que celles qui appartiennent aux .corps inorganisés, et par conséquent toutes les formes cristallines , appartiennent à celles qui proviendent dé une contraction de la sphère , et sont des icosaèdres , des cubes, ou des modifications de ces formes. C’est donc une observation d’nne très-haute portée que celle du placement de la sphère entre le règne organique et le règne 'inorganique, et, pour le dire en passant on pourrait fonder sur cette observation une théorie véritablement scientifique dès formes cristallines dans les minéraux, avec autant de facilité que l'étude des évolutions progressives de la sphère par multiplication, etc. , m’a permis de le faire pour la forme fondamentale de certaines formations organiques de parties animales. Elle conduirait également au même résultat pour les autres formations animales et pour les formes du règne végétal.

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