‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 2)Chapitre 77 sur 129 · INTERMAXILLAIRE · texte numérisé non relu

INTERMAXILLAIRE

c. Lames tectrices. v Cartilages des ailes du nez f

l et chez quelques animaux os

b. Lames basilaires. ) du boutoir.

a. Corps non développé.

d. Lame mitoyenne. Prolongement de la cloison

cartilagineuse du nez en avant.

CCGLXXX. Nous arrivons maintenant à la colonne deutotêrtébrale du rachis , et là nous avons à examiner chaque vertèbre sous trois points de vue , relativement au nombre , à la direction et à la formation.

(ï) Chez les animaux supérieurs, l’ossification cesse entièrement dans cette vertèbre, qui forme tout entière l’orifice d’un organe sensoriel.

Si l’on jette un coup d’oeil général sur la formation des trois vertèbres faciales, on remarque sans peine que leur développement est fragmentaire et partiel, entant qu’on doit les considérer comme des vertèbres secondaires, et la nécessité en ressort de ce que d’après leur idée ( § CCCLXXIV ) elles doivent se développer plutôt comme parties intégrantes de leur protovertèbre. Mais, dans le nombre de leurs parties, il s’est formé une lame mitoyenne qui partage en deux canaux latéraux la dentovertèbre (en tant qu’elle s’est développée) , et aussi , chez les animaux supérieurs , la protovertèbre qui lui appartient. La condition de cette séparation tient à ce que cette dentovertèbre, d’après celle de sa propre formation, n’est pas tant trelative aux masses cérébrales qu’aux nerfs olfactifs qui en procèdent. Le ea nal vertébral doit donc devenir pair et parallèle, comme ces nerfs.

Quoique la colonne deutovertébrale de la tête se termi ne par la sixième vertèbre céphalique , cependant la possibilité d’un prolong ement indéfini de cette terminaison n’est point détruite par là. Ainsi donc , toutes les fois qu’une force plastique exubérante agit dans cette direcrii on , nous voyons apparaitre les prolongemens de la cinquième et de la sixrèi ae vertèbre sous forme détrompe, d’apophyses en sabre on'en scie , etc. , et ; qui produit en quelque sorte un membre antérieur impair de toute la coi onne deutovertébrale supérieure.

286 kêvrosqüeLette des céphAlozoaires.

CCCLXXXI. QuanŸau noirâtre des vertèbres racliidiennes, deux cas sont possibles ; ou qu’une pluralité indéfinie prédomine encore dans les formes inférieures , ou que , dans les formes plus élevées , ce nombre soit soumis par une nécessité supérieure à certains rapports réguliers. Mais, d’après les principes qui ont été développés précédemment (§ CG à CGIY), la division de la colonne vertébrale entière d’après le nombre six es,t un rapport numérique supérieur. Or, six étant le nombre fondamental de la colonne vertébrale céphalique, cinq fois six est celui de la colonne vertébrale rachidienne , ce qui correspond à la segmentation supérieure légitime de la masse centrale du système nerveux.

Mais , des cinq portions du rachis , la dernière , qui est le pôle opposé de la colonne vertébrale entière , doit correspondre aux vertèbres céphaliques en particulier ; et , Comme une semblable relation d’antagonisme détermine en même temps une tendance à un certain équilibre , cette correspondance devra , malgré l’infinie diversité de la conformation intérieure , se manifester cependant par certains rapports. Or , nous trouvons, comme rapports de ce genre, dans les vertèbres pelviennes , la tendance à une division intérieure correspondante à celle de la colonne vertébrale céphalique, et, dans les vertèbres sacrées , une union intime correspondante à la coalescence des vertèbres crâniennes.

CCCLXXXII. Par conséquent, quoiqu’on puisse rencontrer des rapports numériques extrêmement diversifiés , relativement aux vertèbres du rachis, cependant on conçoit, d’après ce qui vient d’être dit , que le suivant , qui est précisément celui qu’on trouve chez l’homme, doit être considéré comme le plus parfait de tous.

Vertèbres céphaliques. Vertèbres rachidiennes.

Face. Tète. Cou. Poi- Épi- Hypo- Ver- Ver-

trine. gastre. gastre. tèbres tèbres,

taies. gîénues.

NÉ VROSQTi BLETTE DES CÉPHALOZOAILES. 287

Du reste , il importe de ne point perdre de vue qu’au plus haut degré de développement qui nous soit connu , c’est-à-dire chez l’ homme , F uniformité de ces rapports va beaucoup plus loin encore. En effet :

1° Les quatre segmens médians, égaux entre eux, qui, pris ensemble , représentent 2 X 12 , se subdivisent d’après les nombres complémentaires impairs 5 et 7 (1), de manière que les 12, qui forment la poitrine et F épigastre , se divisent en 7 et en 5 , par l’union avec les vraies ou fausses côtes , et qu’à leur tour les 12 qui forment les régions du cou et de l’hypogastre (ou des lombes) , correspondantes l’une à l’autre, se divisent également en 7 et en o par la présence ou l’absence d’appendices costaux.

2° Le dernier segment , qui , par correspondance avec la tête, contient 9 articles, se divise , d’après les nombres complémentaires impairs de 9 , en 6 et en 4 , attendu que 5 se soudent ensemble et que 4 demeurent mobiles , absolument de même qu’à la tête la troisième inter vertèbre s’unit davantage avec la quatrième vertèbre crânienne qu’avec la troisième.

De là résulte que le tableau précédent change de forme , et prend ©elle qui suit :

Vertèbres céplia- Vertèbres racTiiàiennes.

liques.

Face. Crâne. Cou. Poitrine. Épigastre. Hypogastre

Vertèbres Vertèbres^ génitales. coceygiennes.

CCCLXXXIII. Mais le rapport d’antagonisme entre les extrémités antérieure et postérieure , ou supérieure et inférieure, de la colonne vertébrale entière , s’exprime encore

(i) Voyez sur la signification de ces nombres la note au § CLVH,

288 BIÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOAIÊES.

par la tendance qu’ont ces extrémités à se prolonger d’une manière indéfinie dans le cas d’exubérance de la force plastique. Au crâne , l’unité qui y domine fait que le nombre des vertèbres ne peut s’accroître ; aussi n’y observe -ton que des prolongements des vertèbres faciales. Mais, au bassin, rien ne s’oppose au développement d’une pluralité indéfinie; aussi, chez les espèces inférieures, les vertèbres coccygiennes se multiplient-elles volontiers au point de devenir un membre terminal postérieur impair , une colonne vertébrale caudale. Si donc les rapports numériques des Corpozoaires , dans le règne animal , sont en général vagues et sans fixité , ceux des vertèbres caudales le sont toujours davantage , quoiqu’on aperçoive parfois en elles une tendance à répéter les rapports numériques des segmens supérieurs de la colonne vertébrale , par exemple à former 30 , ou 36 ou 39 vertèbres.

CCGLXXXIY. La direction des vertèbres rachidiennes doit nécessairement être parallèle à la colonne protovertébralê du tronc. Mais les segmens de proto vertèbre du tronc procèdent originairement de la sphère simple de l’œuf proprement dit, c’est-à-dire du jaune , de la vésicule ombilicale. Par conséquent, à l’époque de sa première apparition, où la colonne vertébrale du tronc repose encore sous la forme de spbère, la colonne deutovertébrale , qui part de la cicatricule du jaune , forme nécessairement une ligne qui suit le contour de la sphère , c’est-à-dire une ligne circulaire incomplète , ou ouverte à l’une des extrémités. À mesure que la sphère primaire s’étend en colonne protovertébrale , la colonne deutovertébrale s’étend aussi de plus en plus en ligne droite, mais de telle sorte cependant que des traces de sa courbure primordiale restent visibles tant à sa partie moyenne qu’à ses extrémités. Yoilà donc pourquoi nous trouvons généralement que la partie moyenne du rachis (la région du cœur et de l’estomac) est courbée encore de dedans en dehors , et pourquoi aussi les extrémités de ce même rachis montrent une tendance à se courber de dehors en dedans , l’une vers l’autre , et souvent celle de se contourner en spirale (1) , à peu près comme le

(i) La tendance d’un cercle ouvert à ce rouler en spirale aux deux extrémités f tendance qu’on observe dans tout anneau élastique qui vient à s’ou-

NÉVROSOTJELETTE DES CÉPHALOZOAIRES. 289

font, aux vertèbres crâniennes , ceux des arcs qui ne sont pas clos. C’est ce qui explique pourquoi la colonne vertébrale libre et mobile de la queue tend à se rouler de dehors en dedans , pourquoi aussi la même tendance s’observe dans le prolongement libre de la vertèbre faciale antérieure , par exemple dans la trompe de l’Éléphant (1).

CCCLXXXY. Indépendamment des diversités qui viennent d’être signalées dans la direction des vertèbres rachidiennes , il faut également prendre.en considération celles qui ont rapport à cette direction envisagée eu égard à la terre ; et , sous ce point de vue, je ne dois pas parler seulement de la direction de la colonne deuto vertébrale , mais traiter en même temps de celle de la colonne proto vertébrale. Cependant la colonne deutovertébrale est la partie caractéristique pour les Géphalozoaires et pour le névrosquelette , de sorte qu’on doit plutôt admettre quelle détermine la direction entière de la colonne protovertébrale , que de penser qu’à celle-ci appartient de déterminer la sienne. Mais ce qu’on pourrait dire, à cet égard , sur la direction tout-à-fait parallèle à la terre du rachis chez les animaux inférieurs, sur son élévation graduelle, principalement vers la tête , et enfin sur la verticalité de la colonne entière chez l’homme , ne diffère en rien de ce dont

vrii’, et qui est îa source de formations si variées dans le règne animal et le règne végétal, doit être expliquée par le rapport entre l’essence intime de la ligne circulaire et celle de la ligne spirale ; car la ligne dont, à chaque point, la direction s’écarte uniformément' de la droite , donne le cercle, tandis que celle dont la direction s’écarte de la droite d’une quantité uniformément croissante à chaque point, ne peut plus se former en cercle, mais se roule sur elle-même.

(i) Une idée claire et précise de cette manière dont se développe la direction du rachis nous explique un grand nombre de phénomènes que noua apercevons chez l’animal vivant , même chez l’homme , par exemple le ploiement en deux du foetus, dont la tête est inclinée sur la poitrine; la tendance à reprendre cette position quand on se tient en repos parfait, ou qu’on est las ; l’abaissement de la queue chez les Mammifères fatigués on malades ; son redressement ou son enroulement plus fort en avant dans le cas contraire; le redressement et l’abaissement du cou chez les Oiseaux surtout , etc.

in.

2pO NÉVItOSQUELETTE DES CÉPHA.LOZOAIB.ES.

j’ai déjà parlé , sous ce rapport, en traitant des différentes directions de la moelle épinière et du cerveau (1).

CCCLXXXVT. J’arrive à la formation de la colonne vertébrale rachidienne , et ici il devient également nécessaire de reprendre chacune des parties dans lesquelles elle se divise primordialement , de la même manière que le font les vertèbres crâniennes, avec les portions de tritovertèbres qui lui appartiennent , de désigner toutes ces parties d’après leurs dénominations primaires , et de comparer ces noms avec ceux que l’usage ti consacrés ( V. pl. xxii , fig. xix).

Dénomination primaire. Dénomination usitée.

Deutovertèbre du côté tergal.

c. Lames tectrices (3, 4, J fig. xix). i

b. Lames basilaires (4,2). ) Quoique , d’après l’idée , chaque paire de plaques se divise encore , à proprement parler , en deux , une paire supérieure et une inférieure , cependant il est rare que l’on rencontre cette division; fort

Vertèbre rachidienne.

Arc de la vertèbre rachidienne.

souvent même on n’observe

pas celle en lames tectrices et

(i) La connaissance de la signification des diverses directions dn rachis par rapport à la terre explique aussi beaucoup de phénomènes dans le mouvement de l’animal vivant et même de l’homme. L’obligation dans laquelle sont les animaux qui nagent dé faire des efforts pour maintenir leur <;6 té tergal ou supérieur dirigé vers le haut, tandis qu’une fois morts ils le tournent vers la terre, et cette circonstance que, pour l’homme, ledecnbitus horizontal indique une détente, le sommeil, en quelque sorte un retour à une forme inférieure de vie, fournissent déjà matière à des considérations très-variées. Il faut encore ranger ici l’observation que les animaux se réfroidissënt plus aisément lorsqu’on les tient couchés sur le dos, et beaucoup d’autres faits qu’il n’entre pas dans mon plan de signaler ici.

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZOÀIRES. agi

basilaires, et l’anneau paraît tout-à-fait simple) (!}.,

Tritovertèbre appartenant à

la deutovertèbre. Corps vertébraux et apo¬

physes vertébrales.

a. Tritovertèbre parallèle.

a". Inférieure («, fig. xix). Corps vertébraux. b'. Latérale (S). Apophyses articulaires.

(On est surtout frappé , aux vertèbres cervicales supérieures , chez l’homme , de l’analogie de ces apophyses avec le corps proprement dit. ) ;

c'. Supérieure (7:);. Base de l’apophyse épi-

( C’est celle qui se déve- neuse.

lôppe le moins , et l’union des vértèbres a plus ordinairement lieu ici par le moyen de ligamens. )

(i. Tritovertèbre rayonnante.

c". Supérieure médiane. Apophyse épineuse supé-

b" . Supérieure latérale ( or- rieure.

dinairement non développée).

hm . Inférieure latérale. Apophyse transverse,

a". Inférieure médiane (rarement développée ). Apophyse épineuse infé¬

rieure.

CCCLXXXYII. Mais la partie essentielle d’une vertèbre rachidienne est toujours son anneau proprement dit (l’arc ) , qui correspond au renflement ganglionnaire de la moelle épinière.

(x) Les vertèbres rachidiennes sont donc inférieures aussi sous ce rapport aux vertèbres céphaliques , dans lesquelles la plus forte division est possible. Ces dernières offrent même quelquefois, comme variété, la division des lames tectrices en arcs supérieurs et inférieurs ; nous en avons un remarquable exemple dans le cas que rapporte Scemmeiring d’un crâne humain où les pariétaux étaient divisés en travers.

2Q2 NÉVÔÔ$QUÈÊETÎE t)ES CÉPH ALOZO AIRES.

Par conséquent, plus cet anneau a pris de développement ( comme aux vertèbres supérieures du rachis humain) , et plus la vertèbre est élevée en dignité ; plus il se développe faiblement , moins il enveloppe complètement le renflement de la moelle épinière (comme par exemple chez les Poissons), ou quand il est totalement oblitéré (comme dans les vertèbres caudales de l’homme ) , et moins la vertèbre a de dignité.

CCCLXXXVIII. Parmi les tritovertèbres de la vertèbre rachidienne , les parallèles sont également les plus essentielles , et comme ces vertèbres, sur lesquelles repose l’unitéde la colonne vertébrale, correspondent aux cordons longitudinaux de la moelle épinière , lesquels se développent de préférence au côté terrestre de la moelle , attendu que le côté lumineux est l’emplacement du renflement ganglionnaire , la prédominance doit appartenir , parmi les tritovertèbres parallèles, aux inférieures , c’est-à-dire aux corps vertébraux , et ne revenir aux latérales que quand les cordons longitudinaux de la moelle se divisent (comme à la jonction avec le cerveau), ce qui arrive d’autant plus que le développement ganglionnaire de la moelle épinière est moins considérable , et que les: cordons longitudinaux' prédominent davantage ( comme par exemple dans les vertèbres lombaires et sacrées de l’homme). Par conséquent , lorsque l’extrémité du rachis se prolonge en un membre terminal impair , qui n’est indiqué dans la moelle épinière que par le simple cordon longitudinal inférieur du filet terminal impair , ce membre n’est formé que d’une colonne tritovertébrale parallèle inférieure prolongée, c’est-à-dire d’une colonne de corps vertébraux (1).

(i) On trouve également occasion de se livrer à des considérations trèsvariées lorsqu’on compare, sous ce rapport , l’une avec l’autre, les terminaisons antérieure et postérieure de la colonne denlovertébrale au côté dorsal. En effet, on voit qu’il se développe là un nouvel antagonisme fort remarquable; car, cbez les animaux supérieurs, en devant, la deutovertèbre des vertèbres faciales va toujours en se réduisant de plus en plus, à son arc , et se transforme en protovertèbre, tandis qu’en arrière celle des vertèbres caudales va toujours en s’oblitérant de plus en plus, de sorte qu’il ne reste plus enfin qu’une série de tritovertèbres.

Il est fort intéressant aussi de voir que la formation de la tête se reflète

KÉVROSQTJELETTE DES CÉPHALOZOlIItES. 2 9 3:

CCCLXXXIX. Quant aux tritovertèbres rayonnantes elles sont si peu| appropriées à la haute signification de la deutovertèbre , que , toutes les fois qu’elles deviennent prédominantes , c’est l’annonce d’une dignité inférieure, comme chez les Poissons , où la force plastique entière se perd en longues apophyses épineuses et arêtes musculaires, comme aussi aux vertèbres lombaires de l’homme , où les apophyses épineuses et transverses ont pris un grand développement. Mais c’est l’effet d’ün antagonisme que la tritovertèbre rayonnante médiane supérieure (l’apophyse épineuse supérieure ) soit celle qui se développe le plus constamment , car la tritovertèbre parallèle inférieure ( le corps ) est celle aussi qu’on trouve le plus souvent développée. En revanche , et par antagonisme avec les tritovertèbres supérieures médianes, qui sont fortement développées , les tritovertèbres rayonnantes inférieures ( les apophyses transverses ) se développent plus constamment que les autres. Ainsi donc , parmi les tritovertèbres rayonnantes , d’ordinaire il en manque une ' de deux en deux , en sorte que , du nombre six , il ne reste plus que le nombre trois (1).

CCGXG. La répétition de l’enveloppement du corps entier par des arcs protovertébraux , qui domine dans le dermatosquelette, s’offre dans les protovertèbres du nèvrosquelette , qu’on trouve cependant moins souvent développées que les deuto vertèbres. Nous avons maintenant à examiner les espèces essentielles de ces protovertèbres.

dans celle du tronc, en ce sens que, comme il survient des intervertèbres dans la colonne vertébrale céphalique, on en trouve également une indiquée dans la colonne vertébrale du tronc. Cependant , tandis qu’à la tête , où les arcs prédominent , les intervertèbres ne représentent que des arcs sans corps vertébraux , celle du rachis, où prédominent les corps vertébraux , ne représente qu’un corps de vertèbres. Telle est, en effet, le caractère de l’apophyse odontoïde.

(ï) Aux tritovertèbres rayonnantes supérieures médianes peut du reste se joindre encore une colonne deutovertébrale ou tritovertébrale rayonnante supérieure médiane, qui appartient à la proto vertèbre , et qui tantôt apparaît comme membre ( par exemple comme nageoire dorsale ) , tantôt prolonge l’apophyse épineuse par des pièces osseuses qu’elle y ajoute.

NÉVROSQUELETTE DES CÉPHALOZO AIRES,

CCCXCI. Les protovertèbres se divisent d’abord en celles de la tête (arcs costaux de la tête) , et en celles du tronc (arcs costaux du tronc). De même que les deutovertèbres enveloppent les organes de la vie animale , de même aussi les proto-; vertèbres enveloppent ceux de la vie végétative. Ainsi donc , comme les deutovertèbres se développent d’autant plus puissamment que les ganglions sont plus prononcés ( par exemple dans les vertèbres crâniennes), de même les protovertèbres acquièrent d’autant plus d’ampleur que les viscères enclos par elles ont plus de volume. Aussi est-ce au tronc qu’elles sont le plus grandes , comme c’est à la tête que le sont les deutovertèbres. Aussi sont-elles d’autant plus subordonnées aux deutovertèbres, dans la tête, que l’animal se trouve placé à un degré plus élevé de l’échelle.

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