‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieur (volume 3)Chapitre 37 sur 71 · INTESTINAL CHEZ LES ANIMAUX DES CLASSES SUPÉRIEURES · texte numérisé non relu

INTESTINAL CHEZ LES ANIMAUX DES CLASSES SUPÉRIEURES

Nous devons d’abord ranger ici le mucus des fosses nasales , qui , chez tous les animaux pourvus d’arrière-narines,

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par conséquent chez les Reptiles , les Oiseaux et les Mammifères , s’épanche dans la cavité orale ou gutturale. L’abondance de cette sécrétion correspond à l’ampleur des fosses nasales. Elle est accrue aussi par celle desorganes lacrymaux , qui se verse dans le nez , comme nous l’avons vu précédemment , et par celle d’autres appareils glandulaires spéciaux, par exemple des glandes nasales dont nous avons parlé en traitant de l’oeil des Oiseaux ( § 471) , et de la glande maxillaire supérieure du Chien. Du reste , les voies par lesquelles ces divers liquides arrivent au commencement de l’œsophage, ont été indiquées lorsque nous avons décrit l’organe olfactif et la cavité gutturale. Il suffira donc de parler ici des trous palatins antérieurs , incisifs ou naso-palatins , qu’on rencontre chez la plupart des JMammifères , et qui laissent parvenir une portion du mucus nasal au voisinage des dents incisives supérieures. En effet, d’un côté, ils rappellent les glandes palatines de quelques Oiseaux (§ 697), de l’autre ils répètent une forme antérieure des arrière-narines , qui , chez beaucoup deReptiles, s’ouvrent immédiatement derrière la partie antérieure du rebord de la mâchoire supérieure.

Ces ouvertures, que Sténon avait déjà remarquées jadis , et dont l’existence ou la non-existence chez l’homme a suscité plusieurs discussions parmi les anatomistes , ont été décrites avec beaucoup d’exactitude par Jacobson (1) , ainsi qu’on l’a vu précédemment ( § 4o3 et 404 ). Elles sont surtout évidentes chez les Mammifères herbivores , tels que les Ruminans et plusieurs Rongeurs. Dans le Cochon d’Inde, je vois les conduits partir également de la cavité nasale, mais ils se terminent en une papille très-saillante et non perforée , derrière les dents incisives supérieures (2) , phénomène auquel je m’attendais

{j) Btillet. des Sc. delà. Soc. phll., avril , i8i3. Voyez le Rapport de Caviersnr ce mémoire, dans les Annales du Mas,, tom. XVIII, pag. 412.

(2) Emmert a remarqué la même chose chez le Dromadaii’e ( Salzb. med, Zeitung, n® 35, 1817, p. 160),

OKGÀ.NES SÉCRÉTOIEES. ^4^

d’autant moins que les ouvertures sont très-grandes chez d’autres Rongeurs , que dans le Lièvre , par exemple , elles représentent deux fentes obliques derrière les incisives du haut, et que, dans les Rats, on rencontre deux petits orifices au sommet d’une papille saillante. Cette ouverture n’existe point chez les Cétacés,

Beaucoup d’autres organes sécrétoires peu volumineux sont disséminés dans les tuniques de la prolongation du canal alimentaire. Nous devons donc ranger ici les glandes de l’œsophage , du jabot et du ventricule succenturié d’un grand nombre d’animaux , ainsi que les organes sécrétoires du suc gastrique, liqueur qui joue le rôle de la salive (§ 668), mais à un degré bien plus prononcé. Cependant on doit d’autant moins s’attendre à trouver ici une description détaillée de toutes les différences que Ces parties offrent dans les diverses classes du règne animal , que de pareilles recherches appartiennent trop au domaine de l’anatomie microscopique, et que les particularités les plus importantes ont déjà été exposées à l’occasion du canal intestinal.

Les mêmes réflexions S’appliquent aux organes sécrétoires qui ont acquis uncertain développement à la partie inférieure de ce canal, notamment à l’extrémité du rectum , et dont il a été question aussi plus haut. —

Je vais donc passer à l’histoire de deux autres appareils sécrétoires , le foie et le pancréas , dont le premier est , si manifestement une répétition des organes respiratoires , qu’on le trouve en général d’autant plus développé que ceux-ci le sont moins. Au reste , des organes hépatiques semblent -être si essentiels au corps animal , que nous les rencontrons même déjà aux plus bas degrés de l’organisation ^ quoique , sur des points plus élevés de l’échelle , ils se signalent par l’apparition d’un nouvel organe préparateur , la rate. On ne peut point en dire autant du pancréas , qui manque bien plus souvent.

TRAITÉ d’anatomie COMPARÉE.’

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