‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieurChapitre 32 sur 95 · NTerfs cérébraux et rachidiens · texte numérisé non relu

NTerfs cérébraux et rachidiens

Il a déjà été parlé plus haut de la disposition remarqu^lè des nerfs olfactifs (§ 125 ).

Les nerfs optiques suivent déjà exactement le mêhie trajet que chez l’horiimè -, il n y à que leür volume qui varié béaib coup. Ils sont très-minces dans la Sôurîs , léEàt, le HèrîSsÜii, lés Chauve-souris, ët très-gros, àü cOhtrâirè, dans l’Écuréuil,

(i) Cependant ils sont aussi très-développés dans le Dauphin.

Je ne puis terminer l’exposition comparative de la structure du cerveau , sans appeler l’attention sur la découverte rémar(juahle d’Ehrenberg, touchant la texture tubuleuse de la substance cérébrale (dans PoG&Eirôbàri’s ~Ânnalen. der’Pkysik,tova. 28, cah. 3). On observe, en effet, dans cetbr- ^gàne-, une multitude dè : tubes variqueux, disposés par touffes, visibles seulement à un fort grossissement, et transpareris comme du verre, qui s’aperçoivent surtout très-bien dans la substance fibreuse ponctiforme, mais sont cependant toujours entourés d’une substance grenue que je ne suis pas tenté de considérer comme des globules de sang dépouillés de leurs enveloppes , ainsi que le fait Ehrenberg.

le Lapin, le Lièvre. Je les ai vus se comporter chez la Taupe d’une manière qui mérite d’être signalée. En effet, si déjà dans les Souris et les Chauve-souris ils ne se croisentpas réellement, mais sont plutôt unis ensemble par uné commissure ,sur la niasse grise de l’entonnoir , leurs racines , qui dèsceiident des masses optiques, hè Forment ici qu’un ruban tran^ versai simple , d’ôù ne pârteht pOiiït de iierfs optiques médullaires. Cependant, malgré lés efforts de Serres pour rendre ce fait douteux , il existe certâîhemènt de Faibles nerfs optiques filamenteux , qui ne naîssént que de la substance grise de l’entonnoir , et paraissent être les analogues des fibres qui , même chez l’homme , partent de ce point pour aller gagner les nerfs optiques ( pl. xix , fig. xv , 2).

Les autres nerfs cérébraux et rachidiens se distribuent , quant au fond, comme chez l’homme ; mais je ne puis passer sous silence la grosseur remarquable dé la cinquième paire chez la plupart des Mammifères. Tandis que les paires de nerfs du cerveau , dans lequel on ne doit jamais voir que le point le plus développé de la moelle épinière, sont disposées de telle sorte que les racines supérieures deviennent les nerfs de sens supérieurs, tandis que les infériem’s deviennent ceux dé sens inférieurs et de muscles , les ràciil^S supérieures et inférieures des nerfs rachidiens sé réunissent de chaque côté ènüne seule paire, comme elles faisaient déjà dans les classes précédentes. Cependant les expériences de Bell et de Magendie sUr les Mammifères, et celles de J. Muller sur lés Grenouilles , établissent qu’on peut toujours démontrer que , même dans les nerfs rachidiens, les racines supérieur ès sont principalement dèstinées au sentiment , et les inférieures au mouvement.

Du resté , on doit signaler aussi, comme une particularité appartenant aux Mammifères comparés avec l’homme , les nerfs qui Sortent entre les premières vertébrés caudales , forment quelques plexus, et se dîstiibiient dans les muscles du voisinage.

TlVAlTÉ d’anatomie COMPARÉE.

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