Ilépf irës ahés
Les Ptérodactyles , seul genre qui constitue cet ordre , ne nous sont connus qu’à l’état fossile. ÎBlumenbach les avait d’abord rapportés à la classe des Oiseaux, sans doute à cause de leur doigt aliforme , et Sœmmerring a tenté de leur faire prendre place parmi les Mammifères , rapprochement qu’on ne saimait admettre. Ce sont manifestement de petits Reptiles , d’après leurs dents , l’articulation de leiu* mâchoire , leur sternum et leur bassin. Mais la singularité de leur conformation exige qu’on en fasse un ordre à part, et comme la structure de leur squelette fait le passage , d’ime manière trèsremarquable , à celle que nous rencontrerons dans les classes suivantes, j’ai jugé convenable d’en donner ici un coiirt aperçu , pour lequel j’ai consulté les travaux de Mimster et^e Goldfuss (3) , sans partager les vues du dernier sur la nature
(1) Des voyageurs modernes n’ont pu trouver ranimai Mrasiéae, et Abel Rémusat ( Notices et extraits de la Bibliothèque royale^ tom. XI, iSay-) , dans ses notices sur l’Encyclopédie jafponaise , livre 46, adopte l’opinion de Kæmpfér que ces figures ont été suggérées par des Tortues sur le corps desquelles seraient restées attachées des plantes marines filamenteuses. Mais, d’après ee que nous dirons plus loin du Ptérodàctÿlé,la chose ipérite cependant qu’on ne la perde point de vné.
(2) 11 serait très-utile d’examiner avec attention lès villo^téà 'du Saltno vîllosus, afin de savoir s’il existe déjà réellement des espèces de poils sur ce poisson.
(3) Nova acta iiat, cùrios, tom