‹ Traité élémentaire d'anatomie comparée, suivi de recherches d'anatomie philosophique ou transcendante sur les parties primaires du système nerveux et du squelette intérieur et extérieurChapitre 5 sur 95 · ys iup · texte numérisé non relu

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Dans des animaux plus élevés , l’œuf essentiel ( la vésicule, vitelline ) donne naissance à l'intestin. Mais l’estoinàc et l’in-e testin sont , avec les organes génitaux , les parties essenliellés du ventre, par antagonisme avec lequel se développent plus tard les organes respiratoires et les organes centraux de la circulation , dans la poitrine^ qui représente ainsi un autre pôle de la vie végétative. Le ventrè et la poitrine réunissent donc , dans l’idée du tronc les organes les plus importans dèi la vie végétative; et comme nous trèuvons que le développement du tronc se rattache immédiatement à la vésicule ovaire primitive , il devient indispensable aussi qu’il existe des animaux caractérisés d’une manière spéciale par le développément du tronc , soit des organes abdominaux ( estomac , intestin, foie*, parties génitales), soit des organes pectoraux (branchies , poumons , trachées, cœur). Dans ce seéondcerclé du règne animal , on observe im antagonismq^lairement exprimé entre le système nerveux et le système sanguin. Je donne aux êtres qu’il embrasse le nom de Corpozoaires ( corpozoa) , et je les partage , d’après la prédominance de tefe ou tels.organes, en Gastrozoaires ( gasterozoa) , ordinairement désignés sous la dénomination de Mollusques , et en Thor.aeozoaires ( thoraeozoa ) ^communément appelés animauis articulés.

Enfin les organes centraux de la vie animale , se séparant plus qu’aucun autre de la vésicule ovaire primitive , prennent, chez les animaux supérieurs , la forme d’une tête , dans laquelle sont réunis les organes sensoriels les plus parfaits , où

INTRODtICTION.

pïir antagonisme avec un système sanguin parfait, le système nerveux se déploie en un cerveau, et où la colonne vertébrale, support de tous le^ organes locomoteurs, acquiert son plus haut degré de développement. Ici encore il doit y avoir des ani^: maux qui se distinguent par la manifestation permanente d’une prédominance des organes réimis dans l’idée de la tête , et qui tendent à répéter en eux les cercles précédens , de même qu’une puissance plus élevée répète toujours en elle les puissances inférieures , et que , dans la tête elle-même , la cavité digestive du ventre et la cavité respiratoire de la poitrine sont représentées par la cavité orale et par les cellules nasales. Je donne aux animaux compris dans ce troisième cercle le nom de Céphalozoaires ( cephalozoa ) , et je les partage en ceux qui se distinguent par la prédominance de la forme animale primaire , c’est-à-dire de la forme ovarienne des organes génitaux ( Céphalo-œdoiozoaires , ou Poissons ) , ceux qui , par la prédominance des organes abdominaux, répètent les Gastrozoaires ( Céphalo-gastrozoaires , ou Reptiles)-, ceux qui , par la prédominance des organes pectoraux, répètent les Tlioracozoaires ( Cèphaîo-thoracozoaires , ou Oiseaux) ; et ceux qui sont les véritables représentant du cercle {Céphalo-céphalozoaires , OU Mammifères).

De cette manière , nous trouvons la métamorphose du règne animal complètement exprimée par trois cercles , ou par sept classes , attendu que le second cercle se partage en deux subdivisions et le troisième en quatre. Cependant il reste encore à se présenter une organisation où tous les développemens de l’animalité disséminés dans ces sept formes fondamentales du règne animal , se réunissent sous la lumière de la liberté et de la conscience de soi-même , et celte possibilité doit 'aussi être réalisée. Or elle l’est dans l’organisation de \ homme , qui représente le centre des cercles de l’animalité. Mais comme la lumière pure que nous obtenons en réunissant les couleurs du spectre au foyer d’une lentille, ne porte

introduction.

al

pas le nom de couleur , quoiqu’elle renferme en elle la possibilité de toutes lés couleurs , de même l’homme , quoique répétant en lui tous les organes animaux , ne peut néanmoins point être appelé un animal , à moins qu’on ne veuille abuser du mot et ravaler la dignité de notre espèce.

Ainsi , la manière la plus expressive de représenter cette division génétique’ du règne animal consisterait à tracer un tableau qui, non - seulement exprimât la multiplicité et la diversité plus grande des classes inférieures proportionnellement à Tunité toujours croissante des classes supérieures , mais encore permît de désigner aussi naturellement que possible les diverses séries qu’on peut rencontrer en parcourant les différentes classes jusqu’à la plus élevée. Seulement le tableau , si l’on voulait le rendre complet sous ce dernier rapport , exigerait des recherches multipliées , et n’en laisserait cependant pas moins encore beaucoup à désirer , parce que la variété infinie de la nature ne peut jamais être réduite que jusqu’à un certain point en une formule scientifique quelconque (1).

(i) On tronve des essais d’nn système zoologique construit d’après ces principes génétiques , tant dans les Tables sommaires de tout le règne animal, par Ficinns et Carus (Dresde, 1826), que dans le Manuel de zoologie par Thiedemann (Berlin, 1828). Dugès en a donné aussi un, accompagné d’un tableau figuratif , dans son Mémoire sur la conformité organique dans V échelle animale, Montpellier, i832,in-4®, avec sis planches.

INTRODUCTION

préparent les classes plus élevées qui les suivent. De même chaque partie qui se développe dans l’organisme se rapporte toujours simultanément et à celle qui la précède et à celle qui la suit dans l’ordre des formations. De même aussi la nature du jeune homme participe également , et de celle de l’état d’enfant qu’il vient de quitter , et de celle de l’état d’homme fait dans lequel il va entrer.

De cette manière , l’anneau que chaque classe représente dans le tableau précédent , devient à son tour un cercle particulier dont le centre contient les représentons de la classe, tandis que les rayons indiquent, d’un côté les formations placées au dessus, et de l’autre côté les formations qui se trouvent au dessous. Je vais tenter de donner un aperçu de la division des classes d’après ces principes , dans la vue spécialement de faire pressentir, par cette esquisse d’une zoologie génétique, la marche qui sera suivie dans l’exposition que je vais tracer de l’anatomie comparée génétique.

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