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On n’aperçoit point non plus d’organe olfactif bien déterminé chez les Mollusques , quoique ces animaux , ceux surtout qui respirent l’air , semblent percevoir les odeurs , comme le prouvent les observations de Swammerdam (4) §nr les Limaçons , et la répugnance qu’éprouvent , dit-on , pour les plantes fort odorantes , les Seiches , qui d’ailleurs ne peuvent vivre long-temps à l’air. Il est vrai que Blainville a cru trouver le siège de l’odorat dans les tentacules des iVIoJ lusques supérieurs (2) , et que Spix attribue le même usage aux petites cornes des Limaçons , ainsi qu’aux courts bpas des Seiches. Mais ce sont là de pures hypothèses , qui reposent sur la faible analogie de ces parties avec les courtes antennes -des Crustacés. Treviranus (3) enfin croit que , chez le Lif»açon , l’intérieur de la bouche est le siège de rodorat } muis j’avoue qu’il me paraîtrait bien plus naturel de le placer à l’orifice des cavités respiratoires. L’opinion du même auteur,
(i) Jitôel der N atur. Angsbourg, 1752 , pag. 49-
{1) Principes d’anatomie comparée ,lom. Z
(3) jBibiog-je, tom, Vljpag. 3ao. • ;
4^4 traité d’anatomie comparée.
qui regarde comme des organes olfactifs les lèvres lamelleuses situées à l’orifice buccal des Pélécypodes , n’est pasmoins hypothétique. Celle d’Owen (1) , qui attribue la faculté olfactive à un organe lamelleux placé au dessus de la bouche du Nautile , a plus de vraisemblance en sa faveur,