‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 103 sur 351 · DU BRAS · texte numérisé non relu

DU BRAS

Îl est formé par un seulos, l’humérus.

HUMERUS.

. Oslong , rétréci à sa partie moyenne, tordu sur lui-même, à prismetriangulaire, diviséen corps et en deux extrémités. Corps. Présentant trois faces. Face interne. On y voit supérieurement la gouittière bicipitale, logeant le tendon du biceps, donnant attache par son boid antérieur au grand pectoral, par son bord postérieur au tendon du grand.dorsal et grand soùd ; au milieu, des inépalités pour le coraco-brachial ; en bas, l’inseition du brachial antérieur. Face cxterne. Libre d’insertions supérieurement ; offrant au milieu

DSTEOLOGIE ET SYNDESM, — HUMERUS.

| l'empreinte deltoidienne, où se fixe le deltoïde ; au-dessous, une coulisse qui se contourne en spirale sur la face postérieure, et loye les vaisseaux huméraux profonds; en bas,

cette face est recouverte par le brachial antérieur. Face pos-"

térieure. Remplie par le triceps brachial, qui s’y implaute; présentant au milieu une portion de la coulisse radiale. Bord externe. Dirigé obliquement de la partie postérieure » du col à la petite tubérosité inférieure, recouvert en haut par le triceps, et donnant attache en bas aux long supinateur, brachial antérieur, premier radiäl, triceps e, et à une aponévrose inter-musculaire,. Bord interne. tendu fe la petite tubérosité supérieure à la grosse tubérosité inférieure, moins pronoucé en haut, où s’implantent les tendons des grand dorsal et grand rond, puis le triceps, plus marqué en bas, où s'attache une aponévrose inter-musculaire. Bord antérieur. Allant obliquement de la grosse tubérosité supérieure au-devant de l'extrémité anti-brachiale, donnant insertion au grand pectoral en haut, dans le milieu, au deitoïde, en bas, au brachial.

Extrémité supérieure. Arrondie , servant à Particulation . scapuio-humérale, présentant une éminence appelée téte, soutenue par un co/, cette tête à la forme d’une demi-sphère, etest encroûtée de cartilage. L’axe de la tête et du coi a une direction oblique de haut en bas, et de dedans en dehors. Deuxautres éminences se rencontrent en dehors : l’extérieure

(trochiter, Gh.), volumineuse, présente trois facettes, l’une

supérieure, pour le sus-épineux, l’autre moyenne, pour le sous-épineux , et la troisième, postérieure, pour!le petit rond ; l'éminence interne (#rochin, Ch.) est située en avant et en sais de la coulisse bicipitale. Elle sert à l'insertion du sous-scapulaire.

Extirémité inférieur e. Plus étendue transversalement que d'avant en arrière. Sa face inférieure est lisse , revêtue de cartilages , et sert à Particulation huméro-cubitale. Elle offre,

de dehors en dedans, la tuberosité externe SA Cb.),

éminence où 5 abbé le ligament latéral externe, tous les musclessuperficiels de la région postérieurede !” ARE et quelques muscles dela région externe ; la petite téte ded'humerus (condyle,Ch.), articulée, av SEE une coulisse corr es-

pondant au rebord de ce dernier os; une crête demi-circulaire,

LA

108 ‘ANATOMIE DESCHIPTIVE. s logée entre leradius et le cubitus ; une poulie (trochlée, Ch.) articulée avec la grande cavité sygmoïde du cubitus; enfin, la tuberosite interne (épitrochlée, Ch.), éminence très saillante, donnant attache au ligament latéral interne de l’ar-

ticulation du coude et.à tous les muscles superficiels de la

région antérieure de l’avan t-bras, Cette extrémité présente en avant la cavité coronoïde, remplie par lapophvyse du même nom ;en arrière, la cavité olécrânienne, qui loge lPolécrâne; ces deux cavités contiennent en ouùtre un peloton cellulaire et adipeux.

IL existe dans l’intérieur de l’humérus un canal communiquant à l’extérieur par le conduit de nutrition , placé sur le milieu de la face interne de l'os, et dirigé constamment. de haut en bas, et un peu d’avant en arrrière,

-- Développement. L'humérus se développe peu de temps

\ 3 e A . . 7 après la clavicule. Il parait environ vers le trente-cinquième

| jour de la vie intra-utérine, Le premier point se montre au :

centre de l’os, dans le lieu où se formera plus tard le conduit de nutrition. À la naissance, l’humérus est très long ; il croît dans ce sens, jusqu’à dix-huit ans. L’extrémité supérieure

se forme par une large épiphyse, qui ne se réunit qu'à

vingt ans avec le centre de l’os. Cette épiphyse est elle-même

composée de trois autres points, Fun paraissant à un an dans le centre de la tête, l’autre à trois ans dans la grosse tubérosité,

le troisième enfin à quatre ans dans la petite tu bérosité.

L’extrémité inférieure est aussi formée par une grande épiphyse, qui ne se soude , comme la précédente , au corps de l'os, qu’à vingt ans. Les points osseux qui entrent dns la composition sont au nombre de quatre. Ce sont ceux de la trochlée, de l’épitrochlée, du condyle et de l’épicondyle. Le point de la trochlée se montre à deux ans, celui de lépitrochlée à cinq ans, le point du condyle environ à la même époque, et celui de l’épicondyle à seize ans. Ils se réunissent tous d’assez bonne heure.

Articulation scapulo-humérale. (Noy. Prépar., pag: 40.) La tête de l’humérus est reçue dans la cavité glénoïde de Fomoplate. Cette articulation appartient aux énarthroses ; on y trouve une lame cartilagineuse, plus épaisse au centre de la tête de l’'humérus, qu’à son contour, et disposée en sens inverse dans la cavité glénoïde. Plusieurs ligaments

: OSTÉOLOGIE EX SYNDESM, — HUMÉRUS. 199 . assurent cette articulation. Ligament glénoidien. Espèce de- bourrelet fibro- -cartilagineux qui brasse la cavité glénoïde, depuis sa partie supérieure, jusqu’à sa partie inférieure , se continuant supérieurement avec le tendon du biceps ; qui. se bifurque pour se porter également de l’un et de l’autre côté de la cavité. Ligament capsulaire. Fibreux, en forme de sac

à deux ouvertures, conique, fixé supérieurement sur je pourtour du col de l’omoplate, et inférieurement sur le col anatomique de l’humérus. Cette articulation est partout fermée, si ce n’est dans l’endroit où se trouve la coulisse bicipitale. 11 faut remarquer que la partie inférieure du ligament capsulaire a très peu d'épaisseur, ce qui explique pourquoi les luxations en bas sont les plus fréquentes de toutes, Ligament coraco-huméral. Ymplantéau bord externe de l’apophyse coracoïde et à la partie antérieure de la grosse tubérosité de l’humérus. Membrane synoviale , elle revêt d’abord Ja cavité glénoïde, tapisse la surface interne du ligament

capsulaire, le tendon du sous- -scapulaire, le col de l’humérus, et se réfléchit pour recouvrir le cartilage de la tête, descend dans la coulisse bicipitale, remonte, en formant une gaîne au tendon du muscle biceps, gaine qui se prolonge jusque dans la cavité glénoïde; ce qui fait que le ligament n’est point contenu dans la membrane synoviale, quoiqu’ii se trouve dans l’articulation.

Mouvements. Ces mouvements sont d’élévation, d’abaissement, d’adduction, d’abduction ; de circumduction et de Lola oui Dans F Acteurs la tête de l’humérus glisse de haut en bas, dans la cavité glénoïde, et se porte sur la partie CR de la capsule. Dans l’abaissement, le ligament capsulaire se porte un peu en haut, La grosse Done devient extérieure. Lorsque l’humérus se porte en avant, la. partie postérieure de la capsule est distendue par la tête de l’humérus. La tête, dans les mouvements en arrière, étant dirigée en devant, presse avec plus de force la capsule dans ce sens. La Li hs est très étendue, mais l’axe du cône qu’elle séprésente n’est pas exactement dirigé en dehors , il se porte ün peu en devant : cela vient de ce que tous les mouvements antérieurs sont beaucoup plus étendus et plus faciles que les mouvements postérieurs. Le mouvement de rotation est fort borné, à cause du peu de longueur

200 ANA pe DESCRIPTIVE. x du col de l’humérus, et la capsule éprouve une sorte de torsion , soit de dehors en dedans, soit dans le sens opposé.

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