DES PHALANGES
Les os qui composent les orteils, et que l’on nomme phalanges, sont au nombre de quatorze. Leur disposition est semblable à celle des phalanges des doigts; comme elles, le pouce n’a que deux brisures.
? Dans lès premières phalanges (phalanges , Ch.) ; les parties latérales de la face inférieure donnent attache aux gaines fibreuses des tendons des muscles fléchisseurs, et leurs bords latéraux corr FRA aux tendons des a LE inter-osseux et lombricaux du pied: Dans les secondes phalanges (phalangines, Ch.), la face inférieure donne implantation au tendon . du petit fléchisseur commun des orteils, et les bords latéraux aux gaines fibreuses des tendons des muscles fléchisseurs. Ainsi que le pouce, le gros orteil est dépourvu de la seconde phalinge. Les dernières phalanges (phalangettes, Ch.) servent à UE des doigts. La face supérieure de leur corps soutient
Pongle, et dt attache au tendon du grand extenseur des. orteils ; la face inférieure donne insertion au tendon du grand AU AEEE des orteils.
Développement, Leur structure et leur développement ont
la plus Grande analogie avec ceux du métacarpe.
ARTICULATIONS DU PIED. ( Voy. Prépar., pag. 44.)
Articulation calcanéo-astragalienne. L'union du calca-
OSTÉOLOGIE ET SYNDESM.—— PHAL. ARTICUL, DU PIED. 239 néum et de l’astragale se fait à l’aide de deux facettes séparées par une rainure : elle est fortifiée > 1° par un lfgament calcanéo-astragalien postérieur, qui va de la partie interne de la face postérieure du corps de l’astragale à la partie postérieure de de la face interne du calcanéum; 9 par un ligament,. ealcanéo - astragalien antérieur | étendu depuis l’extrémité. interne de la surface encroûtéé de cartilage de lapophyse antérieure du calcanéum, jusqu’à la face interne de l’astragale; 3° par un ligament inter-osseux, né de la rainure précitée de l’astragale et se portant à celle qui est intermédiaire aux facettes du calcanéum ; 4° par ‘une 72embrane synoviale, déployée sur la surface postérieure du‘calcanéum, et remontant ensuite sur célle de l’astragale , qu’elle revêt. Articulation calcanéo-cüboïdienne: le calcanéum s’unit au . cuboïde par des ligaments supérieurs , externeset inférieurs. Ligament calcanéo-cuboïdien: supérieur. Dirigé'de Ja ‘partié supérieure et antérieure de la grosse apophyse du calcanéum à Ja partie antérieure du cubôïde. Ligament calcanéo-cuboï- dicn inférieur. Formé de deux plans, l’un superficiel, fixé en arrière sur, la partie inférieure ‘du. cdfcanéum » au-devant de la tubérosité. qui hérisse sa face inférieure, et sur les bords opposés dela gouttièreinférieure du cuboïde; l’äutre : profond , inséré sur la tubérosité qui hérisse la partie postémieure et inférieure du calcanéum ; et sut la lèvre postérieure de la gouttière du cuboïde, maisne concourant pas à former Jecanalostéo-fibreux. Hembrane synovtale. Yapissant les deux surfaces cartilagineuses » les deux ligaments précédents, et contiguë en dehors à la gaînesynoviale du long péronnier. Articulation calcanéo - scaphoïdienne. Cétte :articulation est maintenue par deux ligäments, Ligament -calcanco-scaphoïdien inférieur. FKixé d’une part au devant de la petite tubérosité du calcanéum, de l’autre à la partie inférieure du! scaphoïde et concourant en haut à compléter l’excavation que le calcanéum et le scaphoïde offrent à là tête de: lastragale. Ligament calcanéo-scaphoïdien externe. Peu Pr'ononcé , allant de laspartie antérieure et interne du calcanéum, à la partie extérne étinférieure du scaphoïde ; comblétant en dehors la cavité.où est reçue la tête de l’astragale. 1 Articulation scaphoïdo-astragälienne:: C’est: une véritable énarthrose ; on y voit.en effet une cavité formée par leisca-
phoïde et les deux ligaments précédents, dans laquelle est reçue la tête de l’astragale. Les moyens d'union sont : 1° Un Ligament astragalo-scaphoidien superieur, continu avec le
ligament antérieur de l'articulation tibio-tarsienne, et dirigé
du scaphoïde à la partie antérieure de la tête de l’astragale ; 2° un ligament inférieur, étendu de la partie inférieure dela,
tête de l’astragaie, à la partie inférieure de la circonférences
du scaphoïde; et, 3° une membrane synoviale.
Articulation scaphoïdo-cuboïdienne. Le scaphoïde et le” cuboïde sont unis, surtout en arrière, dans toute leur lon” gueur, 1° par un ligament nées dont les fibres sont, obliques, courtes et très serrées ; 2° par un ligament dorsal transversal, se portant du Lbtd externe du scaphoïde au milieu de la face supérieure du cuboïde ; 3° par un Zrgamtent
plantaire, étendu du milieu de Ia be inférieure du sca-t* phoïde, au milieu du bord interne du cuboïde, et transver-
salement dirigé.
Articulation PENPRT Se Le scaphoïde, par sa.
triple facette, s'articule avec les trois cunéiformes. Leurs hens sont : 1° trois ligaments dorsaux, qui, d’abord confondus dans leur insertion au scaphoïde, vont, en s’écartant, se fixer aux premier, deuxième et troisième cunéiformes ; 2° trois ligaments plantaires, présentant une disposition sem blable aux précédents; 3° une membrane synoviale, qui revét les trois surfaces articulaires et les ligaments plantaires et dorsaux. ÿ | |
Articulations -cunéennes. Exactement semblables entré elles, se correspondant par des facettes; et fortifiées : 1° par trois ligaments dorsaux, qui s'étendent du premier cunéiforme au second , et de celui-ci au troisième; 2° par trois ligaments Le qui se portent de la partie postérieur e de la ‘face interne du premier cunéiforme à l’extrémité posté rieure du bord inférieur du troisième. Ceux-ci, comme les’ précédents , sont transversalement dirigés. |
Articulation cunéo-cuboidienne. Le cuboïde se joint au troisième cunéiforme par une surface articulaire, tapissée par une membrane syroviale, et fortifiée par deux ligaments.
transversalement dirigés : 1° Ligament dorsal, lorsqu’il existe”
il s'étend du dos ln AR l'extrémité postérieure de celui du troisième cunéiforme; 2° Ligament plantaire, diigé
Re
OSTÉOLOGIE ÆT SYNDÈSM. —— ARTICUL. DU PIED. 291 de la partie interne du cuboïde à la face plantaire du troisième cunéiforme.
Pour terminer tout ce qui est jeté aux articulations du pied, il nous reste à parler des articulations tarso-métatarsiennes, métatarsiennes, métatarso-phalangiennes et phalangiennes.
Articulations tarso - métatarsiennes. Elles sont disposées dela manière suivante: le premier métatarsien $’unit avec le premier cunéiforme; le second avec celui-ci et les deux suivants; le troisième avec le dernier couéiforme; et les deux derniers avec le cuboïde. Les surfaces articulaires sont revêtues de cartilages et maintenues par des ligaments. Ligaments dorsaux. Etendus, l’un d’eux, de la partie supérieure du premier cunéiforme ; sur l’extrémité du premier métatarsien; trois autres, des trois cunéiformes, sur la partie supérieure de l’extrémité du second métatarsien; un seul, inséré au troisième cunéiforme, se portant de cet os au ar sième métatarsien ; enfin , chaque extrémité du quatrième et du cinquième iiéertétoiéns , en reçoit un qui lui vient de la face supérieure du cuboïde. Ligaments plantaires. Ws ont “une disposition analogue aux précédents. Wembranes synoviales. Leur disposition west pas la même dans toutes les articulations ; il'en existe une particulière entre l'extrémité antérieure du premier os cunéiforme et l’extrémité postérieure du premier métatarsien. Lé plus communément, les trois cunéiformes sont unis au second métatarsien par une capsule $ynoviale commune. Le troisième métatarsien et le troisième cunéiforme ont une synoviale commune. Enfin, une capsule commune ‘unit le quatrième et le cinquième os du -métatarse au cuboïde.
Lesarticulations métatarsiennes sont ici analogues à celles du métacarpe; seulement le /igament transverse ‘est étendu surles cinq os; tandis que, dans le métacarpe, il ne s'étend qu'aux quatre derniers; nouvelle preuve que là main n’est point destinée à ia stations comme l'ont prétendu plustéurs sophistes. IL faut encore te remarquer, que Île premier os du métatarse est en contact avec le second, disposition qui ne s’observe pas à la main entre le premier et le second métacarpiens.
Quant aux articulations meétatarso-phalangiennes et pha-
232 AT ANATOMIE DESCRIPTIVE. | langiennes,, elles ,sont absolument semblables à celles du membre supérieur, et ne doivent point par conséquent être décrites. rer j | Mouvements. L’astragale joue surle scaphoïde d’une manière, assez, étendue, mais c’est surtout avec le calcanéum que sa mobilité est très grande. Les mouvements sont fort obscurs, dans les articulations :tarso-métatarsiennes. Dans leur articulation postérieure, ils jouissent d’une légère élévation, et d’un. abaissement. également peu sensible. Ils exécutent aussi une espèce de rotation, dont l’effet est plus marqué, dans leurs extrémités antérieures. (Bichat ).: Les mouvements des phalanges sont limités, dans les deux der-
nières, à la flexion et à l’extension > tandisque les premières jouissent de mouvements en tous sens, la rotation exceptée.
L’articulation tibio-tarsienne. est. .üun ginglyme angulaire parfait. Cette articulation doit. donc exécuter des mouvements de flexion et d'extension, mais la nature de ses li-
gaments très serrés, ne permet point de mouvement de laté-
ralité, et ceux que les auteurs ont considéré comme tels F examinés sans prévention sur un cadavre, ont évidemment lieu dans les os du tarse. Des cartilages, des ligaments etune membrane synoviale, servent à l’affermir : 1° Ligamient latéral interne. Inséré, d’une part, sur l'extrémité inférieure de la malléole interne, et de l’autre, sur la partie interne de l’astragale et du calcanéum:; 2° Ligament latéral externe: Ymplanté en haut, au sommet et au-devant de la malléole du péroné, en bas au côté externe du, calcanéum ; 3° Ligaments antéricurs, au nombre de deux, l’un quadrilatère, fixé au-devant de la malléole du péroné.et à un enfoncement qu'on remarque à la partie externe de l’astragale; l’autre, interne, se dirigeant de laspartie antérieure de l’extrémité inférieure du
—Hbia à la partie antérieure de l’astragale; 4° ligaments posté-
ricurs, également au nombre de deux, l’un externe, étendu de la partie postérieure de la malléole externe ; à la partie postérieure de l’astragale , l’autre interne, allant de la! malléole externe à l’interne; 5° une membrane synoviale et des cartilages qui ne présentent rien de particulier. | Division générale du pied. On lui reconnaît, un face plantaire, un face dorsale, deux bords, une extrémité antérieure et une extrémité postérieure, |
OSTÉOLOGIE ET SYNDESM.— OS SÉSAMOÏDES. 233 Face dorsale. Convexe, servant à des insertions musculeuses et ligamenteuses. Face plantaire. Concave, surtout en dedans, pour loger les vaisseaux et nerfs, et présentant un grand nombre de ligaments plus denses, plus serrés que ceux de la face dorsale. Bord externe. Présentant une saillie considérable à l’extrémité postérieure du cinquième os métatarsien, qui sert de guide dans l’amputation tarso-métatarsienne *. Bord interne. Offrant deux saillies, une considérable, appartenant au scaphoïde, dont la connaissance est indispensable pour pratiquer l’amputation de Chopart ; une autre saillie moins considérable, formée par l'extrémité postérieure du premier métatarsien , etqui est très utile dans lamputation tarso-métatarsienne ?. Extrémité antérieure. Terminée par les doigts, le premier orteil plus gros, le second plus long. Extrémité postérieure. Continue avec la. jambe. Dans la station debout, le bord externe du pied, ses extrémités antérieure et postérieure appuient sur le sol, tandisque tout le reste ne porte pas, ce qui était d’ailleurs nécessaire, pour que les vaisseaux et nerfs ne fussent pas comprimés. Le bord interne ne se fixant pas sur le sol, doit avoir beaucoup de tendance à se dévier en dedans, lorsque la malléole du péroné à été fracturée. |
OS SÉSAMOÏDES.
Les os sésamoïdes sont de petits os irréguliers, arrondis, très sujets à varier par leur existence et leur nombre ; on ies rencontre dans quelques articulations des doigts et des orteils. À Ta main, il en existe ordinairement deux dans l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce ; on en trouve un où deux à celle de l’index, un à l’articulation phalanpienne dù pouce; au pied, on én voit trois au gros orteil ; etc. Is se développent dans les ligaments antérieurs des articulations phalangiennes et métacarpo-phalangiennes. AN x: Cette saillie du cinquième 05 métatarsien est plus postérieure que celle du premier, mais elle n°en* est pas moins sur le milicu du bord externe. . Ti ri É La | f:
?, M: Blandin a le premüer fait voir qu'elle occupait Le milieu: du bord interne du picd, à