MUSCLES DU TRONC- RÉGION POSTÉRIEURE
ærAPëze (dorso sus-acromien, Ch.).(Voy. Prépar., pag. 12.)
Il tire son nom de la forme quil affecte , iorsqu'il est réuni-à celui du côté opposé. Il ; insère sur le sommet de toutes les apophyses épineuses dorsales, et dela dernière épineuse cervicale, surles ligaments inter- -épineux qui les unissent, sur le de cervical (très fort chez lesanimaux, où 1} si h ramener la tête à l'extension sans l’effort musculaire), et au tiers interne de la ligne courbe occipitale supérieure. De ces différents points d'insertion , les fibres aponévrotiques formant un ellipsoïde en haut, une lame triangulaire en bas, donnent naissance aux fibr es charnues qui se
dirigent re vers le moignon de l’ épaule, les supérieures
de DA en bas, les moyennes transversalement, Îles inférieurés de bas en haut. Les premières s’attachent au tiers externe du bord externe de la clavicule; les secondes au bord supérieur de l’acromion au ligament acromio-claviculaire et à V’épine de l’omoplate; les dernières se dirigent vers lextrémité interne de cette même épine, et dégénèrent en une 2ponévrose. triangulaire dont le sommet se fixe à une petite tubérosité.
MYOLOGIE. — TRAPÈZE. — GRAND DORSAL. 245 Rapports. La face postérieure de ce muscle est recouverte par la peau, plus lâche en bas qu’en haut ; sa face antérieure estappliquée sur lerhomboïde, lepetit dentelé supérieur, etc. Ses bords. supérieur et inférieur sont libres: l’externe et l'interne servent aux insertions. Usages. Lorsqu’on se rappelle bien le mouvement de rotation de épaule, on peut facilement expliquer le mécanisme de l’action du trapèze. Les fibres moyennes, en se contractant, tirent le moisnon de l’épaule en arrière, les supérieures le portent en haut, et les inférieures le relèvent encore. Lorsque le trapèze se contracte en totalité, l’épaule est dirigée en arrière ; et le moignon est porté en haut; tels sont ses mouvements, lorsqu’il prend son point fixe sur la région cervicale; s’il se fixe sur la colonne vertébrale, il porte la tête en arrière.
GRAND DOrSAL (/ombo-huméral, Ch.).(Yovez Prépar., pag. 19.)
Cemuscleauneformeirrégulièrementquadftilatère sinférieu.
rement 1! s’insère sur la moitié postérieuredelalèvre externe de la crête iliaque, sur la face postérieure du sacrum , Sur les apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires > Sur celle des six ou sept dernières vertèbres dorsales ; Sur la face externe des quatre côtes inférieures, près de leur extrémité antérieure par quatre digitations , entre lesquelles s’engagent celles du grand oblique, enfin sur tout le ligament sur-épineux correspondant. Les insertions aponévrotiques
forment en bas une large aponévrose triangulaire; en haut,
une autre petite lame de même forme. Les fibres charnues
qui leur succèdent se dirigent toutes vers l’angle inférieur.
de l’omoplate, se contournent sur la face antérieure dé cet 05, sur le grand rond, et viennent sefixer par un fort tendon, conjointement avec celui de ce muscle, X la lèvre posté- rieure de la coulisse bicipitale. Souvent la partie moyenre de son bord supérieur est fortifiée par un gros faisceau qui naît de l’angle inférieur. Vers l'extrémité interne, le bord inférieur du tendon envoie une bandelette fibreuse à l’aponévrose brachiale.
Rapports. La face postérieure de ce muscle est presque partout recouverte par la peau, et un peu par le trapèze ; sa face antérieure est appliquée sur les muscles obliques
interne et externe, petit dentelé postérieur et inférieur, rhomboïde , grand rond, sous - épineux. Usages: Le grand dorsal prend alternativement son point fixe sur la colonne vertébrale et sur le bras. Dans le premier cas; il tire les membres supérieurs en bas et en arrière, de là la dénomination obscène, mais significative, d’anitersor. Lorsqu’il prénd son point fixe sur l’humérus, celui-ci étant fixé, il porte les côtes en haut et en dehors, et agit comme muscle inspirateur. S'il prend encore son point fixe sur l’humérus, comme dans l’action de grimper, il élève la partie inférieure de la poitrine. Lorsqu'il se contracte avec celui du côté opposé, il contribue à donner au tronc sa rectitude natu -
velle.
gnoMgoïpEe (dorso-scapulaire , Ch.). VNoy. Prépar. , p. 13. ) RSA
Ouadrilatère , fixé sur les quatre ou cinq premières apo-
physes épineuses dorsales, sur une petite portion de la partie inférieure du ligamentsur-épineux cervical, et sur Papophyse épineuse de la dernière cervicale; de là les fibres charnues qui
succèdent aux fibres aponévrotiques vont se rendre à toute la.
partie comprise entre l’angle inférieur de l’omoplate et son bord postérieur, près la racine de l’acromion. Au milieu,
l’insertion du rhomboïde présente une disposition remar-
quable; elle se fait sur une arcade tendineuse, qui ne se
fixe elle-même sur l’omoplate que par ses deux extrémités. .
L’intervalle moyen est rempli par du tissu cellulaire, et livre passage à des vaisseaux et nerfs.
Rapports. La face postérieure du rhomboïde est recouverte par le trapèze en grande partie; inférieurement par le grand dorsal; dans l'intervalle par la peau. Sa face antérieure correspond au petit dentelé supérieur. $es bords supérieur et inférieur sont libres; ses bords externe et interne servent à des insertions. Usages. En se contractant , ce muscle prend son point fixe sur l’épine vertébrale, quelquefois sur le scapulum. Dans le premier cas, il tire le scapulum en arrière, l’angle inférieur en haut et en arrière, et l’angle supérieur en avant; il est dépresseur du moignon de l'épaule, et par conséquent antagoniste du trapèze. Lorsqu'il prend son point fixe sur le scapulum, ce qui est très rare, il peut in-
rer
MYOLOGIE-RHOMPBOÏDE. — DENTELES SUP. LT INF. 247 cliner latéralement la colonne vertébrale. L'action de ce
muscle sert à expliquer certaines déformations dues à l’exercice de plusieurs professions.
PETIT DENTELÉ POSTÉRIEUR ET SUPÉRIEUR (dorso-costal, Ch.).
Voy. Prépar., pag. 13.
Naissant de la partie inférieure du ligament cervical, des apophvyses épineuses de la dernière vertèbre cervicale et des trois ou quatre premières dorsales , par des fibres aponévrotiques très longues, auxquelles succèdent les fibres charnues, qui ne tardent pas à se partager en quatre faisceaux, pour se porter au bord supérieur et à la face externe de la deuxième, troisième , quatrième et cinquième côtes.
Rapports. Sa face postérieure est recouverte par le rhomboïde et le trapèze; sa face antérieure appuie sur la splénius et le transversaire. Son bord supérieur est libre; son bord inférieur se continue avec une lame fibreuse; ses bords
-externe et interne servent aux insertions. Usages. Quand ce muscle prend son point fixe sur la colonne vertébrale, ül
élève en haut les côtes et agit comme inspirateur; par sa continuation avec l’aponévrose vertébrale, il doit contribuer à la tendre.
PETIT DENTELÉ POSTÉRIEUR ET INFÉRIEUR (/ombo - costal, Ch.). Voy. Prépar., page 13.
Formé en grande partie de fibres aponévrotiques dont la réunion constitue une large aponévrose qui se confond avec celle du grand dorsal. D'abord inséré aux deux dernières apophyses épineuses dorsales, aux trois premières lombaires et aux ligaments inter-épineux correspondants, le petit dentelé, après un court trajet, vient se partager en quatre digitations, qui s’implantent au bord inférieur des quatre dernières côtes, au-devant de leur angle, dont elles s’éloignent d’autant plus qu’elles sout plus inférieures.
Rapports. Ce muscle -est recouvert en arrière par le muscle du grand dorsal; en avant, il correspond au feuillet postérieur de l’aponévrose du transverse, avec laquelle la sienne adhère intimement. Son bord inférieur
est libre; son bord supérieur. se continue avec l’aponévrose vertébrale. Usages. En se contractant, le petit dentelé prend son point fixe sur la région lombaire, tire les côtes en bas et en arrière, et sert à lFexpiration. Il est antagoniste du petit dentelé supérieur. | Les deux petits dentelés sont unis par une aponévrose, à laquelle sa situation a fait donner le nom de vertébrale. fmplantée.en dedans aux apophyses épineuses, en dehors aux angles des côtes, cette lame aponévrotique sert à maintenir les muscles qui sont placés dans les gouttières vertébrales. On y trouve des ouvertures qui donnent passage à des vaisseaux et nerfs peu importants. Quelquefois cependant, on y rencontre des trous par lesquels se font des hernies musculaires, circonstance qui pourrait, dans quelques cas, faire croire à la présence d’un abcès.
SPLÉNIUS. (Voy. Prépar., pag. 13.)
Divisé par la plupart des anatomistes en deux portions, l'inférieure ou splénius du cou (dorso-trachélien, Ch.), la supérieure, splénius de la tête (cervico-mastoïdien, Ch.).Ce muscle nait des apophyses épineuses des trois à cinq premères vertèbres dorsales, de la dernière cervicale, et des deux tiers inférieurs du ligament cervical, par des faisceaux tendineux’et courts ; parvenu à la partie moyenne du cou, il se partage en deux portions, comme il a été dit plns haut; la première s'attache par deux, rarementpar trois digitations, au sommet des apophyses transverses des deux et quelquefois des u'ois vertèbres cervicales supérieures. La deuxième se fixeen dehoïs de l’empreinte raboteuse subjacente à la ligne courbe occipitale supérieure, à la portion mastoïdienne, et à tout le côté externe de l’apophyse mastoïde du temporal.
Rapports. Superficiellement avec le trapèze, en haut avec le sterno-cléido mastoïdien et la peau; tout-à-fait en bas avec le rhomboïde et le petit dentelé postérieur et supérieur ; plus profondément avec les grand-et petit complexus, le long dorsal et le transversaire. Usages. Si le faisceau cervical se contracte , il imprime au cou un mouvement de rotation, qui le dirige de son côté; si le faisceau crânien agit seul , il tourne la tête de son côté. Quand ces deux parties
ne. j Fe # MYOLOGIE.—SPLÉNIUS:—ANGULAIRE. Ro 7e)
se contractent ensemble, elles inclinent un peu en arrière la tête et le cou. \ Mi
ANGULAIRE (érachélo-scapulaire, Ch.). Voy. Prépar., p. 13.
Situé à la partie postérieure et latérale du cou. Il se fixe sur le tubercule postérieur des trois ou quatre apophyses transverses cervicales supérieures, par de petits descend tendons qui constituent bientôt un faisceau charnu, qui obliquement en arrière et en dehors, et vient s’attacher par de courtes fibres tendineuses, à l’angle postérieur de lomoplate et à la partie interne de son bord supérieur. Dans cet endroit, ilesttellement confondu avecle dentelé, que M. Dumér HO de comme une continuation de ce muscle.
On voit quelquefois supérieurement un faisceau qui se porte vers l’apophyse mastoïde, comme chez les singes ; d’autres fois, on trouve inférieurement un autre faisceau qui se fixe sur Fe côtés, et qui est l’analogue d’un semblable qu’on rencontre chez le dauphin. Ces variétés anatomiques ont véritablement pour but, ou d’établir des analogies mar quées entre l’homme et les ER animaux, où a Tapprocher les membres supérieurs des inférieurs , par des rapports plus directs. | pe
Rapports. Inférieurement avec le trapèze; au milieu avec la peau ; supérieurement avec le sterno-mastoïdien ; profondément avec le petit dentelé supérieur, le sacro-lombaire, le transversaire et le splénius. Usages. Lorsquel’angulaire entre en contraction, prenant son point fixe sur la région cervicale de l’épine, il tire en haut l’angle supérieur et postérieur de lomoplate, et l’angle antérieur se porte en bas; l’omoplate exécute en même tems un mouvement autour de son axe H il déprime le moignon de l’épaule, et est l’antagoniste du trapèze. S'il prend son point fixe sur l’omoplate, celle-ci étant fixée , il incline de son côté la région cervicale sur l’épaule. Dans l’action simultanée des deux muscles , la région cervicale est étendue sur la région dorsale.
PETIT COMPLEXUS ({rachélo-mastoïdien, Ch.). (Voy. Prépar.,
pag. 14.)
Très grêle, manquant quelquefois, fixé, inférieurement,
tantôt sur la partie postérieure des apophyses transverses des deuxième et troisième vertèbres cervicales, et deux premières dorsales ; d’autres fois sur les quatre dernières apophyses transverses cervicales, et plus encore sur leurs apophyses articulaires. De ces insertions, les fibres charnues se portent obliquement en haut, et viennent s’insérer par un tendon aplati derrière l’apophyse mastoïde, dans une petite rainure qu’on remarque à côté de la digastrique. Rapports. Intimement uni avec le splénius, correspondant en dedans, avec le grand complexus. Usages.Lorsqu’il prend son point fixe sur la région cervicale de l’épine, il
incline obliquement la tête de son côté; s’il agit concurrem-
ment avec l’autre, il la renverse légèrement ; quand il prend son point fixe supérieurement, il tend à faire culbuter la colonne vertébrale sur la tête. C’est par conséquent aussi un des muscles qui entrent en action dans la culbute.
GRAND comPLexus (trachélo-occipital, Ch.). Voy. Prépar., pag. 14.
Divisé, par plusieurs anatomistes en deux muscles, l’un, interne , qu'ils appellent digastrique de la nuque; l'autre, externe, qu’ils nomment le grand complexus. Ce muscle s'implante en bas sur la partie postérieure des cinq premières vertèbres dorsales, et sur toutes les apophyses transverses et articulaires cervicales, à l’exception de la’ première :. De cés différents points d’insertion, les fibres charnues viennent se fixer à la moitié interne de la face raboteuse qui existe entre les deux lignes courbes occipitales. Les fibres externes de ce muscle ont une direction oblique ; les internes ont, au contraire, une direction perpendiculaire. on
Rapports. En arrière avec le trapèze, le splénius, le petit
complexus , le transversaire, et le long dorsal ; en avant avec les droits et obliques postérieurs, et'transversaire épineux.
LA
: Telle est la description générale donnée par les auteurs; mais M. Blandin a fait voir que les insertions du grand complexus au cou,
ne se faisaient point sur les apophyses transverses et sur les apophyses .
articulaires, mais dans une rainure intermédiaire à ces apophyses. |
MYOLOGIE. — PET. GRe COMPL. — SAGRO-LOMBAIRE. 20H Usages. Si le faisceau externe entre en contraction, il portela têteen rotation du côté opposé; ilagit alors comme antagoniste du splénius ; lorsque le digastrique se contracte, il penche la nuque de son côté en arrière; quand il agit avec san congénère, il l’étend directement en arrière. Le grand complexus offre quelquefois une conformation remarquable comme analogie avec les oiseaux. Il naît de l’apophyse transverse de la seconde vertèbre du dos, un petit faisceau, qui se fixe à l’os occipital, entre le complexus et le droit postérieur.