MEMBRES ABDOMINAUX
RÉGION FESSIÈRE. (Voy. Prépar., pag. 28.) k:
GRAND FESSIER (sacro-femoral, Ch.),
Large, épais, quadrilatère, fixé en haut à la partie postérieure de la crête iliaque, à la partie de l'os du même nom, comprise entre cette crête et la ligne courbe supérieure ; AUX inégalités de la face p'stérieure du sacrum et du COCCYX, au ligament sacro-sciatique postérieur, et à la tubérosité sciati. que; delà les fibres charnues, divisées en plusieurs faisceaux par des lignes cellulaires, se portent obliquement en bas et en dehors, en formant un plan quadrilatère, uni à son bord supérieur avecle moyen fessier, par l'intermédiaire de Paponévrose crurale. Ce muscle se termine bientôt par un tendon très fort, À la partie inférieure du grand trochanter, à la ligne externe de la bifurcation supérieure de la ligne âpre.
Rapports. En arrière, avec une lame de Paponévrose fascialata et les téguments; en devant, avec les os iliaque, sacrum et COCCyx, presque tous les muscles rotiteurs en dehors de la cuisse, la tubérosité sciatique, l’origine des demi-tendineux et biceps, le grand adducteur, le nerf sciatique et le grand'trochanter. Usages. Si le grand fessier prend son point fixe en haut, il étend la cuisse, la rapproche de la colonne vertébrale, porte le membre dans la rotation en dehors, et l’éloigne de celui du côté opposé; lorsqu'il a son point fixe en bas, iltire le bassin et maintient la rectitude naturelle du tronc. Entre le tendon et la face externe du grand trochanter, on trouve une bourse muqueuse considérable.
MOYEN FESSIiER (grand-ilio-trochantérien, Ch.).
Large, épais, triangulaire, inséré par de courtes fibres aponévrotiques à la face externe de los iliaque, entreles deux lignescourbes, à une espèce d'arcade aponévrotique qui existe le long de la ligne courbe inférieure, aux trois quarts antérieurs de la crête iliaque, et à la face interne de la partie de l’aponévrose fascia lata qui descend de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Les fibres charnues nées de ces diverses insertions, viennent se rendre en convergeant sur les deux
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faces d’une aponévrose qui commence dans leur épaisseur ; et qui, dégénèrant en un tendon, vient s’attacher, en haut et au-devant du grand trochanter.
Rapports. En dehors, avec le grand fessier, et l’aponévrose crurale ; en dedans, avec le petit fessier, Paignié fessière , le | le spi crural et l'os rs mai Usages. Lorsque le moyen fessier prend son point fixe en haut, il élève le fémur, l’éloigne de celui du côté opposé, et: meritié latéralement lebassin. Il est aussi rotateur de là cuisséen dehors.
PETIT FESSIER ( RE Ch. ).
Épais, aplati, subjacent au précédent, res rs à la face externe de l’os des îles, depuis la ligne courbe inférieure, jusqu’auprès de la cavité <otyloide. De là les fibres charnus arrivent en convergeant à la face interne d’une aponévrose confondue en devant avec l’aponévrose du moyen fessier, et
qui, bientôt convertie en un tendon, s'attache au-dessus et.
au-devant du grand trochanter , où une petite bourse. muqueuse favorise ordinairement son glissement.
Rapports. En dehors, avecle moyen fessier, et, un peu avéc le pyramidal; en dedans, avec l'os iliaque, la capsule fibreuse de l’articulation ilio-fémorale, et l'extrémité supérieure du droit antérieur et du (aa à Usages. Ils sont. def mêmes que ceux du précédent.
RÉGION PELVI-TROCHANTÉRIENNE. (Voy. Prépar., p.28.)
PYRAMIDAL (sacro-trochantérien, Ch. ).
ÂAllongé, aplati, triangulaire, implanté sur la partie antérieure du sacrum , et principalement sur ses parties latérales, en dehors des Frot sacrés antérieurs, par des languettes charnues , sur les espaces qui séparent ces trous ; un, peu en bassur le ligament sacro-sciatique postérieur, et sur la partie supérieure et postérieure de l’os iliaque; delà le muscle vient, en convergeant, sortir du bassin par l’échancruresciatique, et se fixe par un tendon dans la cavité digitale dugrand trochanter, au-dessus des jumeaux et obturateur interne réunis. …
Rapports. En arrière , avec le sacrum et le muscle grand fessier; en devant, dans le bassin, avec le rectum, le plexus
vd
MYOLOGIE. — RÉGION PELVI-TROCHANTÉRIENNE. 323 sciatique, les vaisseaux hypogastriques; hors de cette cavité, avec los desîles, la capsule illo-fémorale, et le muscle petit fessier. Usages. Ce muscle tourne le membre dans la rotation en dehors, et étend le bassin, lorsque le membre est fixé.
JUMEAUX (zskio-trochantériens, Ch.),
Leur disposition n’est pas constante ;: lorsqu'ils existent tous les deux, il sont situés l’un au-dessus de l’autre ; le supérieur naîtàla lèvre externe del’épine sciatique, l’inférieur à la partie supérieure et postérieure de la tubérosité du même nom. Séparés en arrièreeten dehors par le tendon del’6bturateur interne, ils s’attachent bientôt à ce tendon, et s’implantent avec lui dans la cavité trochantérienne > le premier au-dessus du pyramidal, le second au-dessus de celui de Jobturateur externe.
Rapports. Xs sont à peu près les mêmes que ceux de l’obturateur interne, dont nous allons donner la description. Usages. Les jumeaux portent le membre dans la rotation en dehors, et concourent légèrement à l’extension du bassin sur la cuisse.
OPTURATEUR INTERNE { SOUS-pubio-trochantérien interne # Ch.)
Aplati, triangulaire, implanté en avant sur la face postérieure du pubis; au milieu , Sur le ligament obturateur , et au-dessus du trou du même nom ; en arrière , sur la surface osseuse qui sépare le trou sous-pubien de l’échancrure sciatique; de là les fibres charnues se dirigent en convergeant vers la petite échancrure sciatique, donnant naissance à un tendon formé de quatre à cinq languettes distinctes, logées dans de petites coulisses particulières, seréfléchissant en cet endroit, où existe toujours une bourse muqueuse , et se réunissanthientôt en un seul faisceau, placé entre les deux muscles jumeaux, confonduavec leurs ten dons, etquivientse fixer avec eux dans.la cavité digitale du grand trochanter, entre le pyramildal et l’obturateur externe
Rapports. Dans le bassin, en arrière avec une aponévrose ; en avant avec l’os iliaque et le ligament obturateur ; hors du bassin , il est recouvert par le nerf sciatique et le grand fessier , et appliqué sur la capsule ilio-fémorale. Usages. En secontractant, l'obturateuri nterne peut agircommes’i| prenait
son point d'appui sur la petite tubérosité sciatique ; il porte le membre dans la rotation en dehors. S'il prend son point fixe en bâs, il peut tout au plus tirer le bassin sur la cuisse.
OBTURATEUR EXTERNE (sous-pubio-trochantérien externe, Ch.).
Aplati et triangulaire, né par de courtes fibres aponévro-
tiques sur la lame de l’os des îles qui borne en avant le trou sous-pubien, et sur la partie interne de la face antérieure du ligament obturateur, ce musclese rend en convergeant sur un tendon qui se contourne sous le col du fémur, et vient se fixer dans la cavité digitale du grand trochanter, sous le jumeau inférieur.
Rapports. En avant , avec les adducteurs, le pectiné et le carré crural; en Rae ‘avec l’os iliaque , le ligament obturateur et la capsule es l'articulation ilio-fémorale. Usages. Il fait tourner la cuisse en dehors, et la rapproche en arrière de celle du côté opposé.
CARRÉ CRURAL (1skïo-sous-trochantérien, Ch. ).
Épais, aplati, quadrilatère, fixé par des fibres aponévrotiques en dehors de la tubérosité sciatique, devant le muscle demi-membraneux; il se porte horizontalement entre le jumeau inférieur et le grand adducteur, à la partie inférieure du bord postérieur du grand trochanter, où il s’attache.
Rapports. Il est recouvert par le grand fessier, le nerf sciatique, le demi-aponévrotique, et setrouve appliqué sur l’obturateur externe, et le petit trochanter. Usages. Le carré porte le membre dans la rotation en dehors.
Tous les muscles de la cavité digitale et le carré crural ont pour usage de porter le membre dans la rotation en
dehors. Si le bassin est fléchi sur la cuisse , ils portent celle- .
ci dans l’abduction.
RÉGION CRURALE ANTÉRIEURE. (Voy. Prépar., pag. 29.) COUTURIER ( uio-prétibial, Ch.).
Inséré par un tendon à l’épine iliaque antérieure et supé: rieure, et un peu à l’échancrure subjacente; les fibres char nues qi en naissent descendent obliquement en dedans,
jusqu’ au tiers s supérieur de la cuisse ; ensuite presque per
… ? $ \ En bé. :
à ; | AG
MYOLOGIE.—RÉGIONS CRURALES ANYÉRIEURE ET EXTERNE. 325 pendiculairement; puis derrière le condyle interne , elles se changent en un tendon, qui vient en s'épanouissant s’implanter à la partie interne et supérieure du tibia, et particu-
.lièrement sur sa crête »au-devant des droit interne et demi- * ke
tendineux.
Rapports. En avant, avec la peau et l’aponévrose crurale ; en arrière, avec les muscles de la région antérieure et de la région interne. Ce qu'il importe surtout de connaître , C’est que le tendon passe derrière le conäyle interne. Usages. Lorsque le couturier prend son point fixe supérieurement, il fléchit la jambe sur la cuisse; mais commeil ya quelques mouve-
ments de latéralité possibles, il la porte aussi un peu en de-
dans. S’il prend son point fixe en bas, il empêche le bassin de se porter trop en arrière. |
DROIT ANTÉRIEUR (Z/0-rotulien, Ch. ).
Fixé par deux tendons sur l’épine antérieure et inférieure de l'os iliaque et sur la surface rugueuse, qui borne la partie supérieure de la cavité cotyloïde; le tendon qui vient de l’épine descend perpendiculairement , celui de la cavité cotyloïde décrit une courbe ; tous deux se réunissent bientôt, et s'épanouissent en aponévrose au-devant du tiers supérieur du muscle. Les fibres charnues nées de la face postérieure de cette aponévrose, viennent se rendre obliquement au-deyant d’une autre aponévrose, qui occupe la partie postérieure du muscle. Cette dernière se transforme eu un tendon qui, se confondant avec l’aponévrose du triceps, s’attache au bord supérieur de la rotule.
Rapports. En devant avec laponévrose crurale; un peu
eu haut, avec le couturier et l’iliaque; en arrière avec la capsule fibreuse de l'articulation du fémur, et dans le reste de sa longueur , avec le crural. Usages. Si le droit antérieur prend son point fixe en haut, il concourt à l’extension de la jambe sur la cuisse; lorsqu'il prend son point fixe en bas, il tire le bassin dans la flexion sur la cuisse, et soutient le membre dans la station.
RÉGION EXTERNE. (Voy. Prépar., pag. 20.)
TENSEUR DE L’APONÉVROSE CRURALE (1/0-aponévrosi fémo-
ral, GR: Là
Fixé sur les parties externes de l’épine iliaque antérieure
èt supérieure; entre le moyen fessier et le Couturier, il se dirige en arrière et en bas, et vient se ter miner à trois pouces environ du grand trochanter, dans un écartement de deux feuillets de l’aponévrose crurale.
Rapports. En avant et en arrière avec les deux fuinrèté aponévrotiques dont je viens de parler. Usages. Lorsque le tenseur prend son point fixesur l’épine, il tend l’aponévrose fémorale, l’applique plus immédiatement sur les fibres charnues, et peut porter le membre inférieur dans l’abduction. Il est un peu rotateur de la cuisse en dedans, et agit alors comme antagoniste des muscles qui s’insèrent dans la cavité digitale du grand trochanter. $’il prend son point fixe en bas, il empêche le bassin de se porter trop en arrière. dans la station.
RÉGION INTERNE. (Voy. Prépar., pag. 30.) DROIT INTERNE (Ssous-pubio-prétibial, Ch.).
Attaché à la face antérieure du corps, du pubis, près de la symphyse, à la branche de cet os et à celle de l’ischion ; de là, les fibres charnues se rendent succéssivement à un tendon qui passe derrière le condyle interne du fémur, : et va se fixer à la partie inférieure et interne de la tubérosité tibiale, derrière le couturier, en envoyant une expansion à l’aponévrose jambière. Ce muscle est du nombre de ceux qu’on appelle sémi-penniformes.
Rapports. En avant avec l’aponévrose crurale, un peu en bas, avec le couturier ; en arrière avec les trois adducteurs, le demi-aponévrotique, et le ligament latéral interne de l’articulation fémoro-tibiale. Usages. Si le droit interne prend son point fixe en haut, il portele membre dans!” adduction ; 1l peut fléchir la jambe sur la cuisse; lorsqu'il prend son point fixe sur le tibia, il fléchit la cuisse sur la jambe.
PREMIER OU MOYEN ADDUCTEUR (pubio-fémoral, Ch.).
Epais, allongé, triangulaire , le plus antérieur des trois muscles de son rom , fixé à l’épine pubienne, et au-dessous par un tendon. Les fibres charnues qui en naissent descen-
| MYOLOGIE. — RÉGIONS INTERNE ET EXTERNE. 327 dent en dehors, et viennent s'implanter à la partie moyenne de l’interstice de la ligne âpre du fémur, entre deux lames aponévrotiques. | Rapports. Enavant, avec P aponévrosé crurale, le couturier et l’artère ati en arrière avec le petit “ le grand adducteur. Usages. Quand il prend son point fixe en haut, il porte le membre dans la rotation en dehors, et fléchit la jambe sur la cuisse. Îl peut prendre son point fixe en bas; dans ce cas, il fléchit le bassin sur le fémur, ou bien il incline latéralement le bassin de son côté, sil se contracte seul.
Ce muscle forme, avec le couturier, un espace triangulaire, dont la base est l’arcade crurale, et dans lequel passent les. vaisseaux et nerfs fémoraux.
SECOND OÙ PETIT ADDUCTEUR (sous-pubio-fémoral, Ch. ).
Fixé supérieurement, par des fibres tendineuses très courtes, à presque tout l’espace qui sépare la symphyse du pubis du trou sous-pubien; il se termineinférieurement par des aponévroses bien moins sensibles que celles du précédent, et que traversent les artères perforantes, sur la partie moyenne de la lignes âpre du fémur, dans l'étendue d'environ trois pouces, à partir du petit nt
FAN En devant avec les muscles premier adducteur et pectiné; en arrière, avec le grand adducteur. Usages. Ils sont semblables à ceux du précédent.
TROISIÈME OU GRAND ADDUCTEUR (1sk1o-fémoral, Ch.).
Attaché à la base de la tubérosité sciatique, et, par decou Le aponévroses à la lame osseuse qui unit cette éminence à la symphyse pubienne, il se porte en bas, en suivant différentes. directions : lesfibressupérieures serendentau quart supérieur de la ligne âpre du fémuret à la crête qui unit au grand trochanter, en passant devantlereste du muscle. Les moyennes, plus lorigues et plus oRpques se terminent aux trois quarts
inférieurs de la ligne âpre , par une aponévrose qui laisse di-
vers trous pour le passage des artères perforantes; cette aponévrose à la fin de la ligne äâpre se bifurque de manière qu’une
328 ANATOMIE DESCRIPTIVEX.
de ses portions s’unit en pointe entre le triceps-crural et la courte brarche du biceps, tandisque l’autre se porte sur un tendon qui termine le muscle crural; les internes verticales se fixent, à l’aide d’un tendon très fort qui se confond avec J’aponévrose fémorale , à la partie supérieure du condyle interne. Entre ce faisceau et le moyen, on tiouve une ouverture presque charnue. La manière dont l’aponévrose du grand adducteur est unie avec celle du vaste interne qui lui envoie une expansion transversale, en fait un véritable canal, tout-à-fait fibreux, dans lequel se trouvent les vaisseaux | fémoraux et le nerf saphène interne. | Rapports. Le grand adducteur peut être considéré comme une véritable cloison qui sépare tous les muscles antérieurs des muscles postérieurs. Usages. Lorsqu’il prend son point fixe en haut; il porte le membre dans l’adduction ,; etest un peu rotateur de la cuisse en dehors; si la contraction continue, il porte la cuisse dans l’extension sur le bassin, Il peut agir en bas. Le bassin ne peut alors se porter en arrière, et se trouve maintenu en équilibre.
PECTINÉ (sus-pubio-fémoral, Che (Voy. Prépar. pag. 28.)
Allongé, aplati, triangulaire, fixé par de courtesaponévroses au bord supérieur du pubis, entre l’épine de cet os et l’éminence ilio-pectiné; dirigé en arrière , en bas et en dehors, et venant se fixer par un tendon aplati à la crête qui descend du petit trochanterà la ligne âpre du fémur, immédiatementaudessous de linsertion du tendon des muscles psoas et iliaque.
Rapports. En avant, avec l’aponévrose crurale et les vaisseaux et nerfs cruraux ; en arrière avec la capsule fibreuse de larticulation, l’obturateur externe, les vaisseaux et nerfs obturateurs, et le petit adducteur. Usages. Il est congénère des adducteurs, et rapproche le membre d: celui du côté oppoé. Îl peut aussi porter le membre dans la rotation en dehors, fléchir la jambe sur la cuisse, où étendre le bassin sur la | cuisse.
RÉGION POSTÉRIEURE. (Voy. Prépar., pag. 20.) DEMI-TENDINEUX (1skio-prétibial, Ch.)..
CR EN , ë TA 12 Inséré à la partie inférieure de la face postérieure de la
160 JAP dent
” MYOLOGIE. -— RÉGION CRURALE POSTÉRIEURE « 329 tubérosité sciatique par un tendon qui lui est d’abord commun avec la longue portion du biceps. Les fibres charnues qui en naissent descendent presque parallèlement, et dégénèrent au-dessus de l'articulation fémoro-tibiale, en un tendon qui se contourne derrière le condyleinterne du fémur, gagne le tibia, à la faceinterne duquel il s'attache, derrière le couturier conjointement avec le droit interne. Ce muscle concourt, avec eux à former ce qu’on a improprement nommé la patte d’oie.
Rapports En arrière avec l’aponévrose crurale, un peu en haut, avec le grand fessier; en avant, avec le demi-aponévrotique , et une partie du grand adducteur. Usages. Lorsque ce muscle prend son point fixe sur l’ischion , il porte la jambe dans la flexion et est rotateur en dedans. Il est extenseur du bassin, s’il prend son point fixe en bas.
BICEPS-CRURAL (skio-fémoro-péronnier, Ch. ).
Long, volumineux, à double portion en haut; la longue portion s'attache à la face postérieure de la tubérosité de l’ischion, par un tendon qui lui est commun avec le demi-ten-
> ‘ dineux, et dont une partie sépanouït en aponévrose sur sa ) su ET f face postérieure ; de là le muscle descend obliquement en P ;
. e >» 4 . . EN
dehors et vient s’insérer à la partie interne et postérieure de
TPaponévrose commune. La courte portion a la forme d’un
carré allongé; elle naît par des fibres tendineuses à une grande portion de la lèvre externe de la ligne äpre, entre les adducteurs et le crural. Les fibres charnues qui en viennent se rendent à la moitié inférieure de l’aponévrose commune, sur son bord externe et sur sa face postérieure. L’aponévrose se transforme ensuite en un tendon divisé à la partie externe de la tête du péroné, en deux portions qui embrassent le ligament latéral externe de l'articulation; l’antérieure fournit au tibia un prolongement qui sert de ligament à l’articulation péronéo-tibiale; la postérieure envoie une expansion qui concourt à l’aponévrose jambière. , Rapports. En arrière, avec le muscle grand fessier, et l’aponévrose fascia lata ; en devant, avec les muscles demiaponévrotique , troisième adducteur et triceps, avec le nerf sciatique, le fémur et le ligament latéral externe de l’ar-
fe
ticulation ; en dedans, il forme, avec les précédents, qui sont de l’autre côté, l’espace poplité traversé par le nerf sciatique près des téguments, et près de l’o$ par l’artère poplitée. Usages. 11 fléchit la jambe sur la cuisse, il porte aussi la jambe dans l’abduction , lorsqu'elle à été préalablement fléchie.
DEMI-MEMERANEUX OU DEMI-APONÉVROTIQUE. ( isk1o-poplititibial, Ch.)
Fixé supérieurement à l’aide d’un tendon aplati, à la tubé. rosité sciatique derrière le carré et devant les muscles demitendineux et biceps. Le tendon dégénère bientôt en une aponévrose d’où naissent les fibres charnues descendant obliquement en dedans etvenantse terminer à un tendon qui occupe son bord interne; le tendon isolé desfibres charnues, derrière l’articulation fémoro-tibiale, se divise bientôt en trois faiseaux. L’externeremonte chien en dehorseten arrière sur le capsule synoviale de cette articulation , et s'implante au-dessus du condyle externe du fémur, confondu en partie avec le jumeau externe. Le moyen se fixe derrièrela tubérosité tibiale interne, en envoyant un prolongement sur le.:muscle poplité; l’intérne semble continuer le tendon, il se contourne en devant sur la tubérosité, contenu dans une gaine fibreuse, et vient s attacher au-devant de cette tubérosité.
ja EPS En arrière, avecles muscles biceps, demi-tendineux et l’aponévrose crurale; en devant, avec le carré, le grand adducteur, artère poplitée, l'articulation et le jumeau interne. Usages. Ce muscle, fléchit la jambe sur ta cuisse et ! porte aussi la jambe dans labduction.
TRICEPS-CRURAL ({ri-fémoro-rotulien, Ch. ). (Voyez Prépar.,
page 29. )
Occupant, les parties antérieure, interne et externe de la. cuisse, et considéré par la plupart des anatomistes comme formé de trois muscles qui ont reçu les noms de vaste externe, de vaste interne et de crural. Le vaste externe, le plus oO de tous, naît par un bord légèrement concave de la partie. inférieure des faces antérieure et. externe du grand trochanter, de la lèvre externe de la ligne âpre, et de la crête qui Du au grand trochanter , par une aponévrose
EN ," F v Ji Ce / t je
MYOLOGIE. — TRICEPS-CRURAL. | 331 large, épanauie sur sa face externe jusque vers le milieu de la cuisse. Lesfibres charnues, provenant de ces diverses insertions, forment une masse épaisse , d’abord séparée du faisceau moyen par du tissu cellulaire, mais qui bientôt se confond tellement aveclui, qu’ilest impossible de l’en séparer:
Le vaste interne, plus court et plus faible que le précédent, s’insère à la Porté antérieure et inférieure de la base du petit trochanter, et à la lèvre interne de la ligne 4 âpre , par une aponévrose moins épaisse que celle de la portion externe. Les fibres charnues nées de ces diverses parties se portent obliquement en bas, en avant et en dehors; les supérieures sont plus longues que les inférieures ; cellesci sont confondues le long de la ligne âpre avec les muscles adducteurs, et sont unies à eux par une aponévrose que traversent les vaisseaux.
Le crural, faisceau moyen, le plus court des trois, se fixe à la partie antérieure de la base du col du fémur, le long de la crête oblique qui se porte du grand au petit trochanter, et aux trois quarts supérieurs de la face antérieure du corps du fémur; ses fibres charnues se portent en bas: d’abord isolées, elles ne tardent point à se confondre avec les deux portions précédentes, mais premièrement avec l’interne. Les fibres charnues de ces trois portions forment un tendon qui, réuniavec celui du droit antérieur, vient s’implanter à la partie supérieure de la rotule, en envoyant sur les côtés deux aponévroses fibreuses qui se fixent aux tubérosités du tibia, avec des portions de l’aponévrose fascia lata.
Rapports. Âvec tous les muscles des différentes régions de la cuisse ; le rapport le plus important est celui que présente la totalité du muscle à sa partie inférieure avec la capsule synoviale , à cause des hydropisies de cette bourse muqueuse, qui repoussent fortementletriceps en avant. Usages. Le triceps crural tire en haut la rotule, et étend fortement la jambe sur la cuisse. Lorsqu’il prend son point fixe sur le tibia , il tire le fémur en avant et le ramène à la position perpendiculaire.
Meckel décrit un petit muscle qu’il nomme sous-crural , entièrement couvert par le précédent, et de forme triangulaire ; ce muscle naît du quart inférieur de la face antérieure du fémur et se fixe à la partie supérieure de la paroi anté-
rieure de la capsule synoviale du genou. Ïl à pour usages de tirer la capsule dans les mouvements d’extension de la jambe, et d'empêcher ainsi qu’elle n’éprouve des contusions.