partie: grasse destinée à préserver l’épiderme de sa pro
priété hygrométrique. La peau est encore un organe d absr pp | 108 "f LES
1 Pour prendre une bonne‘idée de la disposition dé! la. matrice de l’ongle, voyez la planche ne T, fig, 3, de Anal. 10pog. deM. Blandine
jA Le.
SPLANCUNOLOGIE: —— ORGANE DE L'ODORAT. 359 DE L'ORGANE DE L'ODORAT. (Voy. Prépar., pag. 99:)
Il est naturellement représenté par une partie de la membrane tégumentaire interne, quia reçu lenom de pituitaire ; iken diffère, en ce qu’il est contenu dans une cavité particulière. £
En décrivant les os de la tête, nous avons parlé des fosses
nasales ; il ne nous reste plus qu’à donner la description des
autres parties qui entreñt dans la composition de l’organe de l’odorat, et d’abord le nez. Cette portion des fosses na-
sales à la forme d’une pyramide : elle est placée sur la ligne
médiane, à la partie moyenne et supérieure de la face, entre
le front et la lèvre supérieure, les orbites et les joues, au-
dessus de l’ouverture antérieure des narines. Le nez est séparé en deux parties par une cloison médiane. Son extrémité inférieure, ou base de la pyramide, offre deux ouvertures ovales, qu’on nomme narines. Ces ouvertures sont garnies d’une foule de poils trifides, appelés vrbrisses, qui ont pour usage de tamiser l’air. Le sommet de la pyramide se confond avec la région frontale. À la face antérieure du nez, on remarque un bord mousse qui forme le dos du nez : ses configurations diverses déterminent les variétés sans nombre de cet organe. Il est terminé en bas par une portion arrondie et saillante, qu’on-connait sous le nom de /obule.
Le nez est formé supérieurement par une partie osseuse dejà décrite, plus inférieurement par des parties molles; sur la ligne médiane, après avoir enlevé la peau, qui contient une foule de petits follicules, on trouve le cartilage de la cloison, triangulaire, vertical , logé dans l’écartement laissé entre le vomer et la lame perpendiculaire de l’ethmoïde. Ce cartilage est ordinairement plane, quelquefois déjeté, à droite ou à gauche. On y trouve assez fréquemment une ouverture naturelle; elle existe, mais d’une manière artifcielle, chez les peuplades sauvages qui portent des ornements au bout du nez. Son bord Ne esten rapport avec
- la lame perpendiculaire de l’ethnioïde; son bord inférieur
est reçu dans larainure du vomer ; son bordantérieurse con.
tinueaveclescartilages latéraux ie nez; et avec les narines.
Latéralement, on, distingue le -cartilage latéral trian:
gulaire, uni en devant à la partie supérieure du bord antérieur du cartilage de la-eloison, en haut au bord inférieur des os du nez et à l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur, en bas aux fibro-cartilages des ouvertures nasales.
Au-dessous de ce cartilage, on aperçoit des fibro-cartilages antérieurs et postérieurs : les premiers, appelés f£bro-cartilages des ouvertures nasales, ont la forme d’une espèce d’ellipse tronquée en arrière; ils xésultent chacun de deux branches, une externe, terminée en pointe en arrière, et unie dans ce sens au cartilage latéral; l’autre, interne, contribuant à former la partie inférieure de la cloison, M terminée en pointe postérieurement, contiguë en dedans. | ct en arrière au cartilage de Ja cloison, avoisinant celle w du côté opposé. Les seconds , désignés sous le nom de ftbro-\ cartilages des ailes du nez, sont placés à la partie postérieure w des ailes, unis aux cartilages précédents par un tissu fibreux et membraneux : ils adhèrent également aux cartilages laté-. raux du nezetau rebord concave de l’os maxillaire supérieur. w
Les fosses nasales sont revêtues par une membrane muqueuse qui a reçu le nom de pituitaire, d’olfactive ou de Schneider; son épaisseur dans le nez, proprement dit; est considérable; elle 'est très rouge, excepté dans les sinus; sa face adhérente est blanchâtre et fibreuse; sa face libre est rouge et villeuse ; deux feuillets, intimement unis, entrent dans sa composition : l’un est extérieur et muqueux, l’autre | est fibreux et adhérent aux os, auxquels il sert de périoste. | On y remarque une immense quantité d’enfoncements, de follicules muqueux: La membrane muqueuse des sinus est très mince, lisse et d’un jaune blanchâtre; on l’enlève facilement des: pièces osseuses qu’elle revêt.
Trajet de la membrane pituitaire. Elle tapisse entièrement les fosses nasales et la partie postérieure du nez, depuis les ouvertures antérieures des narines jusqu'aux pos térieures , où elle se confond avec celle du pharynx et du voile du palais; elle pénètre dans les voies lacrymales, et s’introduit dans les cellules ethmoïdales et dans les sinus.
Développement. Vers là huitième semaine de la vie intrautérine ; on voit paraître les narines , sous la forme de deux ouverturés fort petites; un peu plus tard, le nez commence à faire saillie au-dessus de la bouche. Lé structure cartila= |
: 10 Par)
SPLANCHNOLOGIE. — ORGANE DU GOUT. "861 gineuse ne se prononce que vers le troisième mois ; jusqu’à la fin du second, la cavité du nez communique avec celle de la bouche.
Le nez peut manquer en entier : ce vice de conformation existe dans la cyclopie. L'ouverture des narines peut être très étroite ou même close ; quelquefois on voit persister la communication de la cavité nasale avec la cavité orale; l’obliquité de la cloison détermine un changement dans la symétrie du nez. L’odorat à spécialemant son siége dans la membrane pituitaire, qui estelle-même sous l’influence de la cinquième paire. Le nez et les-sinus remplissent aussi un rôle important dans cette fonction.
ORGANE DU GOUT. LANGUE: (Voy. Prépar., pag. 100.)
La langue est placée à la partie inférieure de la bouche, et bornée en haut par le palais, en bas par l’os hyoïde et le pharynx; en avant, par la mâchoire; en arrière, par l’épiglotte ; elle représente une pyramide quadrangulaire, dont la pointe est dirigée en avant et en bas, et le corps fixé à l’os byoide; elle est entourée de bords arrondis, et s’amincit peu
à peu d’arrière en avant.
La face supérieure de la langue est lisse et revêtue par la
membrane muqueuse qui forme l’organe du goût. On y re-
marque un grand nombre d’éminences, confondues sous le
nom de papilles, et généralement distinguées.en trois genres : 1° les unes, postérieures, papilles lenticulaires, nesontautre chose que des granulations glandulaires isolées; 2° les autres, papilles fungiformes, en petit nombre, sont terminées par une extrémité arrondie, soutenues par un pédicule, et disséminées antérieurement près des bords, sur le dos et sur la pointe de la langue; 3° les dernières, papilles coniques, sont très multipliées, et occupent la plus grande partie de la face supérieure *.
1 L'auteur de l’Anatomie topographique , dans son cours, en admet un quatrième genre, qui forme Île passage entre celui des papilles fuugiformes et les foilicules. Ce sont ces espèces de papilles qui forment le V de la langue ; toutes se composent d’une saillie pédiculée, reçue dans ic petite capsule folliculaire.
La langue présente encore sur sa face supérieure un raphé médian très marqué, Au trajet duquel on trouve, enarrière, une exCavation qu’on et où l’on a-cru plusieurs fois avoir découvert le conduit excréteur des glandes salivaires ou de la thyroïde; des parties latérales de ce trou, partent en avant deux lignes qui, par leur réunion , forment une espèce de V dont la pointe regarde en arrière. Ces deux lignes sont elles-mêmes constituées par les papilles du quatrième genre admis par M.,Blandin. | |
La face inférieure de la langue est libre dans son quart antérieur, adhérente dans ses trois quarts postérieurs ; elle
est tapissée par la membrane muqueuse, qui forme sur la
ligne médiane, un repli nommé /rein, et sur les côtés, deux autres replis frangés contenant des conduits excréteurs. Les papilles y sont bien moins nombreuses qu’à la face supérieure.
Texture. La plupart des anatomistes ont considéré le tissu de’la langue comme inextricable ; les travaux de M. Blandin ont prouvé que c'était k tort que cette opinion avait été admise. Voici le résultat de ses observations. Au centre de la langue, entre les deux muscles génio-glosses, existe un cartilage-médian, inséré en arrière sur la membrane glosso-hyoïdienne; en avant se perdant vers la pointe. Cette lame cartilagineuse, par ses faces latérales, sert à l’insertion d’un grand nombre de fibres musculaires; elle est dévéloppée chez l'enfant , mais moins que chez l’adulte; dans Ja vicillesse, on la trouve presque toujours dure et quiquefois osseuse, circonstance qui lui donne la plus grande analogie avec le prolongement osseux de l’hyoïde des oiseaux. La r2embrane glosso-hyoidienne, sur laquelle s’insère le cartilage médian , a la forme d’un croissant; elle est fixée à la langue par sa convexité, à l’os hyoïde par sa concavité. | sd dau c
La membrane muqueuse de la langue présente une couche profonde ; le derme, une superficielle; l’épiderme ou l’épithélium, une intermédiaire, le corps muqueux. Le derme est épais, et dans certains endroits demi cellulaire, demicartilagineux, pour l’insertion des fibres. Le Corps muqueux est considérablement développé, hérissé de papilles et de
ésigne sous le nom detrouborgne,
SPLANCHNOLOGIE. —— ORGANE DU GOUT: 365 follicules. L’épithélium, dont on démontre l’existence par
j ‘ébullition , est fort mince sur les papilles, elqueié
même 1l est percé de trous.
Les fibres charnues qui entrent dans la composition de la langue, ont une direction transversale, longitudinale et perpendiculaire; elles paraissent au premier abord s’entrecroiser, mais elles ne sont que juxta-posées, et jamais véritablement entrelacées; leur rougeur est d'autant plus grande, qu’on les examine plus près de la face supérieure de la langue; elles sont entremêlées de vésicules adipeuses, et n’ont pas d’enveloppes celluleuses, il en résulte qu’elles ont une extrème fragilité, ce qui explique pourquoi on les a si longtemps regardées comme inextricables.
Les fibres transversales viennent se rendre sur Je cartilage médian , les perpendiculaires sur la muqueuse supérieure, et les longitudinales sur la muqueuse et sur le cartilage médian. æ
Les fibres charnues de la langue sont divisées en celles des muscles intrinsèques et en celles des muscles extrinsèques.
Les fibres intrinsèques sont, les unes longitudinales, les autres transversales; il en existe très peu de perpendiculaires chez l’homme :. Les fibres intrinsèques longitudinales forment à la région inférieure de la langue un faisceau nommé lingual ; celui-ci est placé dans l’intervalle du génio-glosse et de l’hyo-glosse, se dirige d’arrière en avant, se joint à un faisceau du stylo-glosse, et vient se réunir vers la pointe de, la langue à celui du côté opposé, et au derme de la muqueuse.
Dans l’intérieur de la langue, on trouve un grand nombre
de fibres intrinsèques transversales, qu’on distingue facile-
ment après avoir fait une coupe transversale et perpendiculaire de cet organe; ces fibres s’attachent, par une extrémité, aux faces latérales du cartilage médian , et par l’autre, à la membrane muqueuse supérieure, et surtout à celle
1 M. Gerdy, dans ses recherches sur la langue des animaux, a montré que, chez eux, elles sont au contraire très nombreuses, et remplacent en avant les fibres perpendiculaires qui, chez Fi ra appartien-
nent au génio-glosse.
des bords; ces fibres sont peu nombreuses postérieurement, tandis qu’elles le sont beaucoup plus antérieurement, circonstance qui indique pourquoi la langue peut facilement se resserrer et former la pointe en avant.
On distingue encore dans la langue des fibres charnues extrinsèques bien plus nombreuses; les unes , perpendiculaires, qui lui sont envoyées par le génio-glosse ; les autres, transversales, qui lui sont fournies par un faisceau du styloglosse; et les troisièmes, longitudinales, qui proviennent de l’hyo-glosseet d’un second faisceau du stylo-plosse.
Pour voir les fibres du géuio-glosse, il faut faire à la langue-une coupe perpendiculaire et d’arrière en avant; on aperçoit alors les fibres qui se fixent à la membrane glossodi HE et d’autres qui traversent er ‘plan transverse; aucune ne s’insère à l’os hyoïde.
Les fibres qui viennent de lhyo-glosse, sont de plusieurs ordres : celles qui naissent du basio-glosse se dirigent en haut, celles du grand cérato-glosse se portent également en haut, ces deux portions se terminent en totalité sur le bord correspondant de la langue. Un troisième faisceau, nommé. chondro-plosse, se dirige longitudinalement sous la membrane muqueuse de la face supérieure, et vient s’étaler sous. son derme.
L’hvo-#losse à pour usage d’incliner latéralement Ja langue; le génio-glosse déprime le centre de cet organe et le creuse en gouttière.
Le stylo-glosse entre encore dans la composition de la langue. Ce muscle ne tarde pas à se séparer en deux fais-
ceaux : le premier marche transversalement , et vient, avec.
celui du côté opposé se terminer sur le cartilage médian : ; lé second se dirige longitudinalement en bas sous l’hyoglosse , se réunit. bientôt au lingual , et se comporte comme lui sous la face inférieure de la langue.
Le glosso-staphylin et le constricteur supérieur du pha-,
rynx fournissent aussi des fibres à la langue.
1 Dans la langue de éléphant, le faisceau transversal des deux styloglosses est tellement développé, suivant M. Cuvier, qu’il représente une sorte de sangle sous la base de cet organe.
*” Dé M,
Te SPLANCHNOLOGIE. — ORGANE DU GOUT. 365
Si l’on fait abstraction de la nature intrinsèque et extrinsèque des fibres de la langue, on les voit affecter trois directions différentes; les fibres intrinsèques partout, et en arrière, les muscles stylo-glosse et constricteur supérieur du pharynx, suivent une direction transversale. Le faisceau du chondro-glosse, le grand faisceau du stylo-plosse et le lingual, les deux portions principales de l’hyo-glosse, présententunedirectionlongitudinale, ilssepartagenten deux plans, l’un supérieur dorsal placé au-dessous de lamuqueuse, l’autre inférieur sous lingual également sous muqueux ; leseul génioglosse dans l’homme affecte une direction perpendiculaire.
On trouve au milieu des fibres charnues de la langue, et surtout à sa base, des pelotons adipeux. Au-dessous du repli placé sur les côtés du frein de la langue, entre le lingual etle génio-plosse, on découvre deux petitsorganes sécréteurs, ce sont les glandes linguales. Elles ont une forme allongée, et leurs granulations leur donnent beaucoup d’analogie avec les! glandes salivaires. : Les conduits -excréteurs peuvent y être aperçus, en faisant macérer les glandes dans un liquide coloré ; ils viennent se terminer sur le bord libre des franges qui ont été décrites à la partie inférieure de la langue.
Usages. La langue s'élève et se recourbe en portant sa pointe en arrière, surtout dans certains animaux ; d’autres fois, elle s’abaisse et se recourbe aussi ; elle s'incline latéralement, exécute un mouvement de circumduction ; se creuse en gouttière. Quand la langue s'élève en haut, ce mouvement se fait à l’aide du plan charnu supérieur; lorsqu’elle s’abaisse, ce mouvement s'exécute ai moyen du plan charnu inférieur. L’hvo - glosse la porte encore -dans l’inclinaison latérale. La circumduction est le résultat de l’action de tous les muscles ; le plan vertical la creuse en gouttière.
La langue est l’organe principal du goût: les corps odorants, en contact avec les papilles, produisent sur elles une
‘impression, transmise par les nerfs au cerveau, qui la
transforme en sensation. La langue sert encore à la mastication , à la déglutition , et à la préhension des aliments dans certains animaux. Ce phénomène est très sensible chez les fourmilliers , dont la langue est enduite d’une matière glutineuse. Ils la plongent dans les trous des fourmis , et la retirent couverte de ces insectes. Le mécanisme de la langue,
366 re 2 dans certaines classe:
d'attention. Les gren uil es et les tortues , n aus pas de
côtes, sont obligées, pour respirer, d’avaler une certaine
quantité d’air; elles Paccumulent d’abord ‘dans la cavité buccale ; ferai ensuite la bouche, et exécutent un mouvément dé déglutition qui pousse le Hide dans la cavité du pharynx; mais comme la langue, chez ces animaux, est tout-à-fait libre à sa partie inférieure, et peut se renverser considérablement en: arrière , elle se recourbe dans ce sens, bouche s’ouverture postérieure des fosses nasales; l’air, se trouvant pressé de toutes parts, est bientôt avalé. , FX Développement. La langue se développe par deux pièces latérales, qui se réunissent sur la ligne médiane au niveau du lue central; il est facile dès lors de s’expliquercomment on l’a trouvée basée chez certains fœtus monstrueux y et double chezd’autres.
DE L'ORGANE DE LA VISION. (Voy. Prépar., p. 92.)
L’organe de la vision.est placé à la partie supérieure dela face, sur les côtés et au-dessus de la racine du nez, dans
l'orbite et ses dépendances. On le divise en organe propre et :
en organes protecteurs.