‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 166 sur 351 · SPLANCHNOLOGIE. — PEAU. — POIL. — ONGLES · texte numérisé non relu

SPLANCHNOLOGIE. — PEAU. — POIL. — ONGLES

que ces vaisseaux et nerfs arrivent par la partie inférieure

dece corps. À la base de chaquebulbe, on trouve neuf petites lacunes, ce sont des follicules qui sécrètent une matière hui:

leüse ; destinée à préserver les poils de lhumidité. C’est

amsi que, chez les oiseaux, les plumes sont continuellement ointes de cette matière, ce qui les empêche d’être jamais pénétrées par l’eau.

Dans l’état ordinaire, la papille ne s'élève pas au-dessus du niveau de la peau; dans certains cas pathologiques, elfe le dépasse; il n’est plus, dès lors, étonnant que dans la plique polonaise, la section des poils détermine un écoulement de sang. Du reste, ce phénomène s’observe chez les très jeunes

oiseaux, lorsqu'on leur coupe les plumes très près de la

peau.

Le bulbe existe avant la formation des poils. De son fond s'élève une couche de matière cornée, qui est repoussée à l'extérieur par l'addition d’une seconde couche; d’autres couches se développent successivement, mais leur accroissement est indéfini, parce que la papille qui les sécrète a une disposition conique. Chez les oiseaux, l'accroissement des plumes n’est pas continu, parce que la papille n’ayant plus la forme conique de celle des poils de l’homime, et présentant la plus grande analogie avec la pulpe de la dent,

Je développement doit nécessairement s’arrêter au bout d’un

certain témps. Examiné à l'extérieur, le poil présente des inégalités sur lesquelles est fondé le feutrage.

* La couche de matière cornée ne fournit pas seulément les poils, elle donne encore naissance aux ongles, qui sont peu développés chez l’homme, tandis qu’ils le sont énormément chez les animaux, On les rencontre à l’extrémité des doigts

et des orteils. Ils sont le plus ordinairement convexes trans-

vérsalement , et d'avant en arrière. On leur distingue une face supérieure, une face inférieure, une extrémité libre et une extrémité adhérente. La face supériceure’est luisante, étoffre, à son extrémité adhérente, une tache blanche en forme de croissant, qui constitue la /unule. La face inférieure de l’ongle est immédiatement appliquée sur la peau.

à laquelle-elle adhère de la manière la plus intime. On Y

rémärqué des sillons très visibles chez les animaux rurfinants, et qui sont destinés à loger des papilles. L’extrémité

Fe

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adhérente est implantée dans l’ongle d’une manière particu-— |

lière; la peau, après avoir dépassé l'ongle sur sa face dor-

sale, et sur'elle-même; arrivée à la partie postérieure, ellé se sépare en deux parties; l’épiderme qui va revêtir toute la couche superficielle, et le derme, qui passe sous l’ongle et se continue avec la peau, qui recouvre l’extrémité libre des doigts. Le cul-de-sac dans lequel est reçu cette partie de l’ongle, porte le nom de matrice. Al est très important de connaître cette disposition de Forgane, pour la maladie à laquelle on donne le nom d’ongle rentré dans les chairs, et qui dans beaucoup de cas est seulement produite par le refoulement de l’extrémité libre dans le cul- de-sac (1). Le développement des ongles se fait comme celui des cornes chez les animaux ruminants; chez eux, ces parties

cornées ont leur point d'appui sur un axe osseux qui répond à la protubérance frontale; les couches se repoussent suc-.

cessivement de l’intérieur à l’exterieur.

La peau se développe de très bonne heure. À trois mois, elle présente déjà quelques caractères qui servent à la faire reconnaître. À quatre. mois, la couche épidermoïde ést un peu développée; elle est alors revêtue d’une foule de poils qui tombent à six mois. L'épiderme n’est bien distinct qu’à cette époque : c’est aussi le temps où paraissent les poils qui doivent persister toute la vie. Les caractères de la peau sont alors appréciables ; elle a beaucoup d’analogie avec la membrane muqueuse.

Dans certains animaux, la peau est un organe de protection ; chez l’homme, elle est, à proprement parler, l'organe de la sensibilité ; dans ce cas, les impressions qu’elle reçoit des corps extérieurs sont transmises au cerveau. La peau.

peut aussi être considérée comme un organe sécréteur; c’est

elle, en effet ; qui distille les matériaux de la sueur, et cette

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