SPLANCHMOLOGIE:——ORGANE DE LA VISION
Humeur aqueuse.
À Nous avons vu que iris partageait l’œil en deux portions auxquelles on donnait le nom de chambre antérieure et de Chambre postérieure. La première est limitée antérieurement
par la cornée transparente, postérieurement par l'iris ; elle
est tapissée à l’intérieur par la 1embranede l'humeur aqueuse; son grand diamètre est au centre, en raison de laconcavitéde la
cornée. La chambre postérieure , beaucoup plus étroite, a
pour limites, en avant, l'iris ; en arrière, le cristallin ;en haut,
les procès ciliaires; elle ne présente point de membrane propre. Ces deux espaces communiquent entre eux par le moyen de la pupille; ils sont remplis par l'humeur aqueuse, liquide parfaitement clair et transparent, dont la quantité varie de quatre à six grains. Chez le fœtus, la chambre antérieure est close, et la membrane de l’humeur aqueuse présente alors la plus grande analogie avec les séreuses. L’humeur aqueuse
“occupant à cet âge que la chambre antérieure, on peut
facilement se rendre compte de la plus grande convexité de
# cornée transparente; il en résulte qu’on ne per admettre
Vopinion de M. Edwards, qui attribue aux procès ciliaires la fonction de’sécréter l'himets aqueuse, puisque ces organes sont situés dans Ja chambré postérieure.
Développement. Avant trenté jours de vie intra-utérine, l’œil ne se montre que sous forme de points noirs, saillants, par lé non développement des orbites et despaupières, où | par la transparence de celles- -ci; un peu Pi tard, l’œil forme une convexité plus marquée en avant qu’en arrière. Le peu. d’épaisseur de la SCIÉTOTIQUE permet d’apercevoir la cou- | leur noire de la choroïde; à cette époque, on distingue très | bién les trois festons du LE optique, et les trois seginients | du cristallin. : », 8 eur:
Avant sept mois, il n’y a pas de Lime) l'ouverture est | close par une membrane qui porte le nom de membrane pu” | pillaire ; elle est constituée par deux lames prolongéés de | l'iris, l’uneappartenant en avant à la membrane de l'humeur | aqueuse; l’autre, postérieure, qui adhère à la-circonférence | de la pupille. En examinant l'iris d’avant en arrièr e, on voit | partir de son grand cercle artériel”, desvaisseaux qui suivent. | une marche convergente, dia die la pupille, s’interposent | entre les lames de la membrane pupillaire, où par leurs bi- | furcations et leurs anastomoses, ils forment le petit cercle | artériel de l’iris très flexueux ie le fœtus. Le centre de | cette mémbrané ne contient pas de vaisseaux, comme le fait remarquer M. J. Cloquet, qui explique par là sa rupture, | dans ce point, soit que cette rupture ait lieu par résorption de son tissu, soit que, suivant cet anatomiste, elle résulte ! plutôt de hi rétraction des anses artérielles qui, plus tard, | à la circonférence de la pupille, forment le petit cer CL à tériel tel qu’on le voit chez l’adulte.
Chez les vieillards , les humeurs se résorbent en partie, de- | viennent opaques, et les membranes prennent de lépais- | sissement; la membrane pupillaire persiste SU Rae à qi n’est pas excessivement rare de ne trouver qu'un seul œil, |
mais dans ce cas on aperçoit toujours des tracés de la réur | nion des deux yeux en un seul; on rencontre également | | deux nerfs optiques, deux bib deux cristallins; 1} ar- | rive quelquefois que la membrane pupillaire ne disparaît |
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1 F'oyez artère ophtalmique.
SPLANCHNOLOGIE.—ORGANES PROTECTEURS DE L'OEIL. 393 pas en entier, et qu’il en reste un lambeau flottant ; soit parce que la résorption a été incomplète ; soit : parce qu'il y avait une anastomose vicieuse qui a donné lieu à une rüupture excentrique , et conséquemment à un lambeau.