ORGANES PROTECTEURS DE L'OEIL
Les orbites et les muscles ayant déjà été décrits ; NOUS ne parlerons iei que des sourcils, dés paupières, et des voies. lacrymales. | |
Sourcils.
. Ce sont deux éminences recourbées sur eiles-mêmes, convexes en haut, plus ou moins allongées, appuyantsur une saillie du frontal, très prononcées chez les vieillards, ce qui tient au plus grand développement des sinusà cet âge. Cette région est hérissée de poils couchés de dedans en dehors: L’extrémité.externe du sourcil a reçu le nom de queue ; l’extrémité interne porte le nom de téte. La partie moyenne ne présente; rien de remarquable; le sourcil se continue. avec la peau du front et des paupières; il est couché sur l’arcade surcilière, et formé par le muscle surcilier, une portion de lorbiculaire des paupières et du muscle frontal: Les, poils de cette particont une couleur plus foncée, ils servent à protéger l'œil. contre l’action d’une lumière trop vive.
Paupières.
Les paupières sont des voiles mobiles placés au-devant de l’œil, qui permettent où empéchent l’entrée de la lumière dans cet organe; elles sont situées à la partie antérieure de l’œil, et distinguées en supérieure et inférieure. Peux commissures servent à les réunir : l’une, externe, est appelée petit angle; l'autre, interne, est appelée grand angle. * La face antérieure est sèche, et formée par la peau ; la face postérieure.est tapissée par une membrane muqueuse qu’on désigne sous le nom de conjonetive. Celle-ci ést confondue avec la peau sur le bord libre des paupières, passe derrière elles, forme un cul‘de-sac, et va tapisser la face antérieure du globe oculaire. Elle est percée des orifices excréteurs des fandes de Meibomius,cts’introduitdansles points lacrymaux.
V Woy. Anat. topog., rég. orbit. inter.
Suivant M. Ribes et quelques autres anatomistes, Ja CON jonctive se termine au niveau de la cornée transparente. Ces auteurs citent à l’appui de leur opinion le boursoufflement de cette membrane autour de la cornée, qui semble déprimée dans l’ophtalmie sur-aiguë ; mais tout le monde sait que la conjonctive est plus adhérente sur la cornée que sur la sclérotique; d’ailleurs dans le ptérygion, maladie qui se développe entre la face antérieure de la sclérotique et la
conjonctive, et qui tend à se prolonger vers le centre de la cornée, on voit effectivement la conjonctive soulevée, en examinant la cornée.
Les bords libr es des paupières sont plans et taillés en biseau , le supérieur aux dépens de la face interne, l’inférieur | aux déndis de l’externe; ils s'appliquent Hé ai l’un contre l’autre, ainsi que l’a fait voir M. Magendie, au lieu de former un canal triangulaire sur le globe de lœif, comme beaucoup d’anatomistes le croient encore.
Dans les sillons placés entre les fibro-cartilages tarses et la conjonctive, on aperçoit de petits follicules ronds, durs, blancs où jaunâtres, rangés les uns au-dessus des RE. aboutissant tous à une seule ouverture, et communiquant les uns avec les autres. Ils constituent les glandes de Merbomius. Au-devant de ces glandes on voit les cils, poils courts, | roides, arqués, disposés sur deux rangées; ceux de la pau: . pière supérieure sont recourbés de bas en haut, et ceux de la paupière inférieure de haut en bas. Ils manquent entre les. points lacrymaux et le grand angle.
En continuant l’examen des paupières, on trouve, 1° une membrane. fibreuse , située dans le côté externe dd chaque paupière, la portion de la paupière supérieure est située entre le muscle orbiculaire et l’aponévrose élargie de son releveur, celle de la paupière inférieure est immédiatement appliquée sur la membrane conjonctive. Les fibres de ces deux
portions sont réciproquement entre croisées, depuis l angle: de réunion des fibro-cartilages tarses jusqu’à l’angle externe de lPorbite; 2° les fiéraraartilages tarses, lames minces ; élastiques , renfermés dans l’une et. autre paupière > et réunis par deux commissures. Ils commencent à L'estrémites bifurquée du tendon du palpébral, placés sur le même plan que la membrane fibreuse, et se terminent en dehors vers l’angle externe de l'œil. Un bord libre coupé en biseau,
SPLANCHNOLOGIE»: — VOIES LACRYMALES: 375
une face postérieure creusée de sillons perpendiculaires pour recevoir les glandes de Méibomius, sont des caractères communs aux cartilages des deux paupières. Le cartilage de la paupière supérieure diffère de celui de l’inférieure, en ce qu’il a une largeur double à sa partie moyenne.