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SPLANGHNOLOGIE. — CERVEAU. , 419 bord antérieurement ; à deux mois de vie intra-utérine , on voit sortir, de la partie antérieure du corps strié, des fibres qui rayonnent en éventail; ce rayonnement s'étend aux parties latérales des corps striés et des couches optiques. La membrane qui résulte de l’arrangement de ces fibres se re-
. courbe d’avant en arrière : le corps calleux doit donc se dé- ?
velopper de la même manière. Les hémisphères présentent d’abord une lame lisse qui, s’accroissant continuellement, ne peut être contenue dans la cavité du crâne : elle est obligée de se replier plusieurs fois sur elle-même » et forme, par ses flexions, les circonvolutions : et les anfractuosités s'le Ca vité des ventricules est d’abord énorme, elle diminue insensiblement , et finit par devenir à parois contiguës.
Avant sept mois de vie intra-utérine, le cerveau est tellement peu développé, qu’il ne recouvre que la partie antérieure des corps striés, les couches optiques et la protubéranceannulaire. À huit mois, il s’étend jusque sur le cervelet. La substance grise commence à paraître à la même époque. Le développement des commissures a lieu à trois mois ; celui du corps calleux ne se fait qu'après ce temps; le développement le plus difficile à concevoir, est celui du trigone cérébral. Il se forme très tard d’avant en arrière, s’accole au corps calleux, se réfléchit dans le ventricule latéral, s’unit à la corne d’'Ammon, et vient surtout former le corps frangé. Le pilier antérieur est bien divisé, mais la formation de la lyre, due à la production de fibres transversales, efface en partie cette division. pur |
Le développement d’avant en arrière explique pourquoi. les enfants ont le front si saillant. Une remarque qu'il est important de faire, c’est que l'intelligence chez les animaux est en raison directe des hémisphères, abstraction faite des
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1 Se fondant sur ce développement des circonvolutions > M. Gall affirme qu’elles sont encore, chez l'adulte, formées de deux lames simplement adossées en dedans, entre lesquelles existe de ce côté un in-
tervalle que l’on pourrait démontrer en déplissant la membrane des hémisphères ; cette disposition peut bien avoir été aperçue chez le fœ-
(us, par cet anatomiste,.comme elle l’a été depuis, par beaucoup
d’autres, mais chez l’adulte M. Blandin a reconnu qu'il était impos-
Sible , sans déchirure, de séparer les circonvolutions en deux lames.
pédoncules, des couches optiques ût des corps striés qui n’etl dépendent pas.
À deux mois, le cerveau d’un fœtus présente la plus ri A |
ressemblance avec celui des poissons ; plus tard, lorsque les hémisphères recouvrent le corps strié et la couche optique,
l’analogie est frappante avec le cerveau des reptiles. À me- «
sure queles hémisphères croissent, ils recouvrent toutes les parties de la masse nerveuse, à l’exception de la portion
postérieure, et leur disposition est alors semblable à celle.
des oiseaux. Lorsque leur développement est presque parfait , ils sont tels qu’on les observe chez les grands quadrupèdes. Enfin le développement est terminé lorsque les lobes postérieurs ont acquis un volume considérable, comme cette disposition se remarque chez l’homme. C’est sur ces faits qu'est basée cette proposition, que le cerveau parcourt dans son évolution jun certain nombre de phases qui ré-
pondent à des états permanents de cet organe considéré dans |
l’échelle des êtres.
Usages. Beaucoup de fonctions ont été assignées au cer-
veau. On peut dire, d’une manière générale, qu’il «st le point d’où partent pe déterminations de la volonté, celui où arrivent les impressions et où .ellessont transformées en sensations. M. GaHa cherché à préciser les fonctions de chacune des parties du cerveau; il a, d’abord guidé par l'anatomie comparée , établi que les parties antérieures étaientile siége des facultés intellectuelles ; les parties latérales , le centre des fonctions qui ont pour but la conservation de l’individu; et les parties postérieures, celles qui paraissent être les organes régulateurs des fonctions génératrices. L'obser: vation paraît favorable à cette grande division, maïs il n’en est plus ainsi, lorsqu'il veut assigner un endroit déterminé
à chaque faculté ou penchant : pour prononcer sur cette :
partie de la doctrine cranioscopique , il faut, comme le disait le célèbre Béclard, attendre le résultat: de recher-
ches ultérieures. J'avoue, au reste, que je ne conçois pas
comment l'opinion de l'encéphalotomiste allemand a pu le faire accuser de matérialisme ; je l’ai examinée avec la plus grande attention, et jén’y pas ai trouvé le moindre fait capable de détruire cette idée si sublime et si consolante, d’un principe immatériel qui tient tout Porganisme soussar
4 SPLANCHNOLOGIE. — PIE-MÈRE. 43 { … dépendance. Mon ami, le docteur Blandin, partage égale- -ment ma manière de voir à cet épard , et ai a soin de le re observer dans ses cours.