MEMBRANES DE LA BARTIE CENTRALE DU SYSTÈME NERVEUX
(Voy. Prépar., pag. 72.) .
La partie centrale du système nerveux est entourée de ï plusieurs membranes superposées:, Elles sont au nombre de trois; l’une, interne, est immédiatement appliquée sur le
centre nerveux, l’autre wa en rapport avec les parois osseuses,
et la troisième est intermédiaire aux deux autres. M. Chaus- sier n’admet que l’externe; il considère l’interne et la . moyenne comune n’en formant qu’une appelée méningine.
ki. DE LA pre-mère (lame interne de la: méningine.)
| Cette HéMBrde , Ja plus interne de toutes. , est formée
. par un lacis vasculaire ; elle doit être considérée dans le: . canal vertébral et dans le cerveau. On lui distingue deux. faces, l’une interne et l’autre externe. Examinée dans le canal vertébral, la pie-mère, à l’extrémité de la moelle épinière, débeauie en un filament Up qui descend entre. les nerfs de la queue decheval, jusqu’à l’extrémitéinférieure: de la dure-mère; latéralement, elle envoie des prolongements qui AECOMPAGRERT les Hérés qui sortent par les trous de conjugaisons ; elle enveloppe exactement le cordon rachidien, sur lequel elle exerce une sorte de pression. Sa face externe est en contaët avec la membrane moyenne; sa couleur est d’un blanc rougeâtre; son épaisseur et sa solidité pupmentent beaucoup de bas en haut. Dans lintérieur du crâne, elle a évidemment l'apparence vasculaire; elle tapisse. tout MPRTRES du cerveau, le prolongement RUE les. pédoncules et le cervelet, en passant sur le sommet al cirnvolutions, et en pénétrant dans toutes lesanfractuosités, Ême dans célles qui, pl us profondes, conduisent dans 1 “entricules ; le Heu où elle se réflechit ainsi, pour s’engager dau cés cavités , est la grande fente cérébrale. de. Bichat, ‘par liquelle elle s’introduit seulement dans les vénbicules latéraux et moyen. Cétte membrane arrive dans les prémiers paï la partie latérale de la fente de Bichat, et y
422 | ANATOMIE DESCRIPTIVE. | donne naissance aux plexus choroïdes, replisallongés, aplatis,
placés le long des bordsde la voûte à trois piliers et des corps frangés, et continus en dedans et en avant avec la partie là
dans le ventricule moyen par la partie transversale de la fente de Bichat, et forme, dans ce ventricule, la toile choroïdienne , prolongement membraneux, triangulaire, reco vrant la face inférieure de la voûte à trois biliers; enfin, la membrane parvient dans la quatrième ventricule, par soi a | ouverture inférieure, au-dessous de la valvule de Tarin à Ï elle y présente une apparence de plexus qu’on nomme plexus nu choroïde du quatrième ventricule. À l 1DLÉMEUT, la pie-mère Le ne présente pas la même disposition qu’à l’extérieur , elle. #
ne s'applique pas uniformément sur toutes les parties. À las moelle, elle poète Un le sillon postées
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avec toile ph a et qui, chez le jeune ent vi ors- | que le ventricule dé la moelle existait, avait encore, avec ce plexus, une beaucoup plus grande analogie.
DE LA DURE-MERE (7neéninge, Ch. ).
La dure-mère, membrane fibreuse, estl’enveloppe la plus extérieure de la moelle et de l’encéphale. Vue d’une manière générale, la dure-mère présente une surface interne et une surface externe : l’externe est partout en rapport immédiat avec les os, excepté dans le rachis; elle est hérissée | de filaments celluleux qui la for dr parties voisines: \ des vaisseaux propres arrivent sur cette surface externe ; la " dure-mère envoie des prolongemens par tous les trous dela cavité crâänienne et du canal rachidien. La surface interne | est partout lisse, tapissée par un des feuillets de larichriotdes ci qui lui est tellement adhérent, qu ’1l devient Pres impS " sible de les séparer dans l’état sain. |
Si l’on examine la dure-mère dans le canal verté J voit qu’elle est très lâchement unie aux parois osseu À sa partie inférieure, on trouve toujours une certaine quan tité de graisse. La dure-mère envoie à travers les trous de | conjugaisons des prolongements fibreux qui accompagnent | les nerfs, se continuent avec eux , S'identifient avec leur nés
é SPLANGHNOLOGIE. — DURE-MÈRE. 423 vrilème, mais ne cessent point au sortir destrous de conju- » gaisons. En avant, elle est en rapport avec le ligament ver- -tébral postérieur; en arrière, avec le ligament jaune et les lames des vertèbres; ilérleitiennt: avec les pédicules des Mertèbres. Sur les côtés, la duabie donne implantation … au ligament denticulé; que nous avons précédemment déï bits ue commence à l'extrémité inférieure du sacrum , et se past dhise supérieurement dans le crâne, à travers le trou | occipital. :
Dans le crâne, cette membrane présente une disposition particulière. À l’extérieur , elle est unie aux parois osseuses d’une manière très intime ; beaucoup plus à la base et postérieurement, qu’à la voûte etsupérieurement; cette liaison est … égalementtrèsforteauniveau des sutures, parce qu’elleenvoie des filaments à travers ces ouvertures. Supérieurement, elle | transmet-un prolongement fibreux par le trou pariétal ; in-
férieurement elleen fournit d’autres qui s'engagent dans tous … les trous de Ja base du crâne; ceux-ci, arrivésà l'extérieur, se ' réfléchissent pour se naiss avec le périoste. Cette mem-
brane accompagne le nerf optique jusque dans Porbite. Parvenue à la partie postérieure dela sclérotique, elle s’identifie avec elle, suivant beaucoup d’anatomistes ; mais Béclard a démontré qu’elle se termine par trois festons qui lui sont seulement unis par du tissu cellulaire.
+ La dure-mère donne naissance à’trois prolongements , un
transversal et deux longitudinaux : savoir, la faux du cerveau, la tente et la faux du cervelet,.
La faux du cerveau repli longitudinal de la méninge , Ch.), est placée sur la ligne médiane. Son bord supérieur, con- | vexe, se fixe sur le trajet de la suture sagittale, puis, en s'écartant, il s’insère sur les deux bords de la suture; en avant, il s'attache à l’apophyse crista-galli ; en arrière, à la protubérance occipitale interne; le bord inférieur, concave, , s'étend depuis la tente du cervelet jusqu’à Vo eth- FR" al. La faux présente deux faces lisses qui descendent verticalement entre les deux hémisphères du cerveau, dans toute leur loigueur; Supérieurement, elle se ins en deux lames ; à son bord concave, elle se dédouble également. Ces replis interceptent des cavités tapissées par une membrane particulière. La faux du cerveau sert à protéger les hé-
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424 ANATOMIE DESGRIPTIVE. à À misphères contre leur propre poids, comme la tente du cervelet protège cet organe contre le poids des lobes postérieurs. 4 La tente du cervelet( septum transverse , Ch. ) représente une voûte fibreuse qui soutient les lobes postérieurs du cerveau, et hr le cervelet. Pas sa sin créons
ù les côtés, rayé rebords de la ee latérale, au bol à F érieur va rocher et, antérieurement, à l'apophyse chnoïde postérieure. Le prolongement qu’elle envoie vers cette éminence croise en X celui de la petite circonfé- | rence. Celle-ci est concave, forme une ouverture ovalaire À et libre, et se termine en devant par deux extrémités bifurquées aux apophyses clinoïdes antérieures, entre les- F quelles elle couvre latéralement la selle turcique. 4 Au-dessous de la tente, on remarque la faux du cervelet, | (septumn médian, Ch.), eplé: fibreux, triangulaire, dont 14.4 “4 base regarde en haut et la pointe en bas ; elle est située entre les deux hémisphères cérébelleux , et s 'éterid depuis le mi- | lieu du bord las de la aile et la protubérance occi- ! pitale interne, jusqu’au milieu du bord postérieur du grand trou occipital. À son extrémité inférieure , elle se partage en deux pets replis latéraux , qui se A mes en avant. Dansle crâne, la dure-mère si de périoste interne aux os. Chez le fœtus, lle n'existe pas dans les premiers temps de la vie intra-utérine ; on la voit paraître plus tard, elle offre alors des laciniures dans ses replis ; à deux mois elle est très adhérente chez le fœtus; son adhérence est d’autant plus grande, que le airs est plus ; jeune; elle diminue , au contraire , à mesure qu’on avance en âge; de sorte qu ‘elle : n. se détache assez facilement chez les vieillar ds *. | Cette membrane loge, dans diverses parties de son tissu , des canaux veineux appelés sinus de la dure-mère. As sd fournis par des dédoublements de lamembrane, qui ont fait croire à plusieurs anatomistes ! à l’existence d’un feuillet double de la dure-mère dans tous ses points. Les sinus ont la forme triangulaire ; ils reçoivent un grand nombre de .
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1: J’ai eu occasion ARR grand nombre de vieillards, et chez beaucoup d’entre eux je l’ai trouvée très adhérente.
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SPLANCHNOLOGIE. — DURE-MÈRE. — SINUS. 425 yeines, et aboutissent presque tous vers la protubérance occipitale interne, dans une cavité nommée pressoir d Hérophile ou confluent des sinus. Cette cavité, de forme ovalaire, et creusée dans la dure-mère, correspond à la protubérance occipitale interne, et est placée à la réunion des trois replis
… de la dure-mère ; elle reçoit, supérieurement, le SinUS LL
. gitudinal supérieur, long conduit triangulaire, logé da
lPécartement supérieur de la faux du cerveau » et commen »
| çantau-devant de Papophyse crista-galli; les veines frontales, celles des os de la voûte du crâne, quelques troncs de celles de la dure-mère, toutes celles de la surface des hémi-
sphères, viennent se rendre dans ce sinus. Dans le bord inférieur de la faux, il existe un autre sinus qui a reçu le nom de sinus longitudinal inférieur; il s'étend depuis son tiers antérieur jusqu’à la tente ducervelet , et se termine en
arrière, par deux branches, dans le sinus droit; celui-ci occupe la base de la faux, au-dessus de la tente du cervelet,
commence à la terminaison du sinus précédent, t s’abouche
en arrière avec la partie antérieure du pressoirs. il reçoit
les veines de Galien et. les veines cérébelleuses supé-
rieures. Du pressoir d’Hérophile, partent deux sinus qui | suivent la gouttière latérale, et portent le nom de sinus la-
iéraux ; ils se contournent sur la partie antérieure de l’occipital, gagnent la partie postérieure du temporal et viennent aboutir vers le trou déchiré postérieur; à ces sinus se rendent quelques veines du cervelet , des lobes postérieurs du cerveau , de la tente du cervelet et de la caisse du tympan.
# On trouve de plus, tout-k-fait antérieurement, sur les par-
. ties latérales de la selle turcique, deux canaux qui portent
le nom de sinus caverneux ; CeS canaux commencent derrière le tiers interne dela fente sphénoïdale, descendent dans
l’espace qui sépare le sommet du rocher de la lame quadrilatère de sphénoïde et se terminent dans les sinus pétreux.
. Ces sinus sont logés dans deux lames dont l’une interne,
| tapisse les os, et dont l’autre externe contient le nerf moteur
Commun, pathétique, optalmique. -On rencontre encore dans l’intérieur de ces sinus, la carotide interne et le nerf moteur oculaire externe, séparés du sang par la membrane-interne des vèines. Les sinus pétreux sont au nombre de deux de chaque côté : le premier, ou sinus pétreux supé-
En 7 *
426 Sie ANATOMIE DESCRIPTIVE rieur , occupe le bord supérieur du rocher; il commence à l’extrémité postérieure du sinus caverneux, et vient se ter- | miner dans le sinus latéral, vers le point ou “his ciéprouve | une courbure ; le second, ou sinus pétreux inférieur, com-
mence ans l'extrémité postérieure du sinus cavernenx, et”
vient s’ouvrir dans le sinus latéral , au niveau de la veine Ju-
| gu aire interne; il est placé entre le bord inférieur du rocher. : etl ’apophyse Dieitai ch couché transversalement à la partie supérieure de l’apophyse basilaire, le sinus transverse fait | communiquer la réunion des deux sinus pétreux et du sinus M caverneux d’un côté, avec celle du côté opposé. Derrière la gouttière des nerfs Dpt quiet au-devant de la lame quadrilatère du sphénoïde , autour du corps pituitaire , on aperçoit un petit canal très étroit, ouvert par ses extrémités dans les sinus caverneux; on it a donné le nom de sinus coronaire. Enfin Ridelet a décrit le sinus circulaire du grand trou occipital, et, dans la faux du cervelet, sur les côtés du trou occipital, due petits sinus appelés occipitaux qui viennent se terminer à la partie antérieure du pressoir d’'Hérophile. ki
Tous les sinus sont triangulaires : leur surface intérieure tapissée par un prolongement de la membrane interne des. veines, est cloisonnée par un certain nombre de brides qui. sont formées aux dépens de la dure-mère; ces: replis repré-. sentent des valvules incomplètes.
On trouve assez fréquemment, dans plusieurs points de l'étendue de la dure-mère et de la pie-mère, de petits corps blanchâtres ou jaunâtres, qu’on a désignés sous le nom de glandes de Pacchioni, et que plusieurs anatomistes commen, cent à regarder comme des produits morbides. :
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DE L'ARACHNOÏDE (lame externe de la méningine, Ch.).
Entre la membrane dure-mère. et la pie-mère, on trouve une membrane intermédiaire, c’est l’arachnoïde; comme toutes les séreuses, elle a la forme d’un sac sans ou vérture ; et tapisse la surface externe de la pie-mère, et la surface. interne de la dure-mère, à laquelle elle est tellement | unie, qu’on ne peut: EE oenoix que dans les cas pathologiques. L’arachnoïde extérieure se déploie sur le cerveau, recouvre le sommet des circonvolutions, et passe
DIGEST. 427 - sur les anfractuosités sans s’y enfoncer; mais au niveau de la fente transversale de Bichat, elle se réfléchit autour de la veine de Galien, forme un canal qui contient cette veine
dans son PPT ES) et qui porte le nom de canal arachnoidien, seul point par où la séreuse extérieure communique avec la séreusè intérieure. L’arachnoïde forme autour des nerfs, des artères et des veines, des enveloppes qui se-ré- Déni sur la dure-mère; de canal, elle entoure la moelle, à laquelle elle est très peu adhérente, et fournit, # sur ses côtés, une gaine à chaque nerf. L'afadhnoïdé int rieure pénètre dans le ventricule moyen, le tapisse; elle revêt ensuite les ventricules latéraux, et vient se terminer dans le quatrième ventricule par l’aqueduc de Sylvius.
Cette membrane sécrète, par sa face interne, un fluide qui paraît peu abondant dans le crâne. M. Magendie a démontré que ce fluide était assez considérable dans l’arachnoïde rachidienne, à l’ état sain. Il a sans doute pour usage,
) dans ce lieu, d'exercer une pression habituelle sur la moelle | épinière ; sa quantité est de deux onces environ.
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3 re SPLANCHNOLOGIE. — ARACHNOÏDE. — ORGANES
x 4 DES ORGANES DE LA DIGESTION. ki Tr { CP Les be dicbstifs sont de plusieurs ordres; celui que nous allons étudier forme l’appareil PDU Ïl existe, non-seulement dans l’homme et les animaux, mais encore dansles végétaux; en effet, chez tous les êtres vivants on rencontre une surface destinée à l'absorption des substances alimentaires, placée tantôt à l’extérieur , tantôt à l’intérieur. Dans l’homme » appareil alimentaire représente un long canal commençant à uu orifice supérieur appelé bouche , et terminé à un orifice inférieur nommé anus. 1l offre te tivement des rétrécissements et des renflements qui ne dif- À fèrent que par leurs usages. Tantôt il descend en ligne droite, tantôt il décrit des flexuosités. On lui distingue deux faces, l’une externe et l’autre interne. La face externe est plongée dans le tissu cellulaire du corps ; dans quelques endroits elle est entourée par une membrane séreuse. Sa Jace interne l est formée par une membrane polie, nommée nuque use. La cavité digestive est réellement constituée par cette : brane, qui peut être considérée comme le pr olongement de
la peau; c’est la partie ëssentielle du canal alimentaire. On trouve à l’extérieur de la membrane muqueuse une couche: de tissu cellulaire qui lui ést partout surajoutée. Ce tissu cellulaire, que Bichat a désigné sousle nom de tissu cellulaire. sous-muqueux , s'infiltre très rarement; il est quelquefois emphysémateux. Plus extérieurement, on rencontre une couche musculeuse, composée de fibres longitudinales placées superficiellement , et de fibres circulaires situées. plus intérieurement. Le pharynx fait bien quelqu’exception à la règle, mais il ne faut pas perdre de vue que. ses fibres ont une disposition oblique. Le canal digestif est. encore dans plusieurs endroits enveloppé par une couche de. nature cellulo-fibreuse. Le tube digestif a pour usagé de recevoir les aliments extérieurs, de les altérer et de les transporter ainsi altérés dans l’économie.
Développement. Le canal digestif n’existe pas dans les …
prenne temps de la vie intra-utérine. Le petit fœtus res-. semble à une vésicule réniforme, appliquée immédiatemént par sa concavité sur une Hutre vésicule appelée om. bilicale. Celle-ci, au bout de quelque temps, envoie un REPIPN BEEN à travers l’ombilic ; ce prolongement n’est d’abord qu’un petit canal , mais il ne tarde pas à se renfler | et à s'étendre, en mitiirtaré vers l’extrémité supérieure , et en descendant vers l’extrémité inférieure. Des ouvertures naturelles s’etablissent , et le paquet intestinal se trouve formé.
Variétés de développement. On trouve quelquefois, à la. naissance, la vésiculeombilicale avec le canal de communication. Dans d’autres cas, le canal est converti en filaments.
L'appareil de la digestieih) se compose de deux parties distinctes, du canal digestif et des glandes.
Le canal digestif est subdivisé en quatre portions secondaires, l’une, céphalique, l’autre, cervicale , la troisième, 4horacique, et la quatrième, abdominale ; on peut encore le considérer comme formé de deux portions, l’une susdiaphragmatique , Vautre sous-diaphragmatique. Nous adopterons cette dernière division.
M7 PARTIE SUS-DIAPHRAGMATIQUE Le NE
On la partage en trois autres portions , la première à la
À SPLANCHNOLOGIE. — BOUCHE. 429
face , c’est la cavité buccale; la seconde, à la gorse , c’est le ? ? En ?
ÿ . ex pharynæ ;'et la troisième, au thorax, c’est l’œsophage.
Cavité buccale ou bouche (Voy. Prépar., pag. 100, 1or et 1 02.)
Cette cavité occupe la partie inférieure de la face, et s’étend en arrière jusqu’au pharynx, en devant jusqu'aux lèvres. Elle est limitée inférieurement par la langue > Supérieurement, par la voûte palatine; latéralément, par les joues. Sa direction est horizontale.
Lesidimensions de la bouche sont très différentes. Le diamètre transversal est très variable à la partie antérieure,
\à cause de la mobilité du muscle buccinateur; en arriè-
re, le diamètre transversal ne peut plus varier, parce que la bouche est placée entre les deux branches ascendantes de la mâchoire inférieure; le diamètre vertical varie en avant, à raison de l’abaissement de la mâchoire inférieure et du déplacement continuel de la langue ; il varie également en arrière, mais moins qu’à la partie antérieure. Le diamètre antéro-postérieur peut aussi varier, à cause dela mobilité des lèvres et du voile du palais.
La cavité de la bouche est, de toutes parts, tapissée par la membrane muqueuse , qui forme des plis dans plusieurs endroits. Les deux plus antérieurs se trouvent entre le milieu des faces postérieures des deux lèvres, et celui des faces antérieures des deux os maxillaires ; on les désigue sous le nom de freins des lèvres. Entre la face postérieurede la mâchoire inférieure et: la partie antérieure de la face inférieure de la langue, on trouve un autre repli appelé filet
ou frein de la langue. En arrière, et toujours sur la ligne mé-
diane , on observe un autre repli étendu de l’extrémité postérieure de la face supérieure de la langue au milieu de la face antérieure de l’épiglotte. Sur les côtés, on remarque deux replis latéraux qui, de la face supérieure de la langue, se rendent aux bords de l’épiglotte. La membrane muqueuse est partout couverte d’un épiderme assez épais, et
présente un grand nombre de glandes Amucipares, simples.
et volumineuses. Fa | a 44 ut La cavité buccale, de forme ovalaire, est divisée en six Parois : 1° Paroi postérieure. Elle est formée par une soupape
mobile appelée voile du palais (septum staphylin, Ch.), qu.
se porte du bord postérieur de la portion horizontale des os palatins vers la base de la langue; sa forme est à peu près quadrilatère, on lui distingue deux faces et quatre bords. Les faces antérieure et postérieure sont lisses; elles n’ont rien de remarquable, si ce n’est la première, qui offre à sa partie moyenne une petite saillie due au muscle palato-staphylin. Le bord supérieur est épais, fort et adhérant à la
voûte palatine; les bords latéraux sont embrassés par les
piliers; le bord inférieur est libre et flottant au-dessus de la base de la langue; il offre, dans le milieu, un prolongemént arrondi , qu’on nomme la luette, de chaque côté de la-
quelle règne une échancrure. La luette a une forme conique ; [Hi son volume et sa longueur varient suivant les individus ;
elle est terminée de chaque côté par les piliers qui se continuent avec la langue et avec le pharynx; ces piliers sont distinguésen antérieur et en postérieur, dirigés, le premier, obliquement en devant, le second, verticalement en arrière, séparés par un intervalle triangulaire qui loge les tonsilles ou amygdales ; celles-ci font quelquefois une saillie consi-
dérable dans l’isthme, le plus ordinairement elles ont un 9 P
volume médiocre: Les amygdales ont la forme d’une amande, elles ont une face externe en rapport avec des muscles connus et des vaisseaux très importants; une face interne, lisse, tapissée par la muqueuse, présentant beaucoup d’orifices HI chez les individus qui sont affectés d’angine; la face supérieure de la glande est en rapport avec l’endroit où se séparent les deux piliers; la face inférieure appuie sur là base de la langue; le coté antérieur est appliqué contre le muüsclé glosso-staphylin ; le côté à Diable est en contact avec le pharyngo-staphylin. |
Les amygdales sont formées de granulations qui ne sont
autre chose que des follicules réunis en masse, se rendant.
dans un goulot commun qui vient lui-même s’ouvrir sur les parois latérales de la bouche.
Le voile du palais est placé entre la bouche et le pharynx dont il établit la ligne de démarcation; au-dessous de lui est l’ouverture postérieure de la bouche, quadrilatère , bornée par la langue, le voile, ses piliers ét la voûte palatine. La membrane muqueuse revêt la face antérieure et la face
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