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deux ligaments constitués-par une expansion de l’aponévrose pelvienne. Ces ligaments appelés ligaments antérieurs derla vessie, ont reçu le nom de pubio-prostatiques chez l’homme ; on a voulu nier leur existence chez la femme ; ils sont seu- ) lement plus minces et plus délicats, se rendent àla partiesupérieure du éol de la vessie, et méritent plutôt chez elle le nom de pubio-vésicaux. Face postérieure. Elle est recouverte par le péritoine; on y remarque le cui-de-sac, et les replis qu'il forme dans les deux sexes, par sa réflexion, et au-dessous la cloison recto-vésicale dans l’homme, et la cloison vésico-vaginale dans la femme. 1 A l'intérieur, la vessie est lisse, veloutée, et parsemée de villosités très fines et peu apparentes. Elle offre de légères dépressions , produites par des hernies de la membrane muqueuse à travers les fibres musculaires. À la partie moyenne de la paroi inférieure, on trouve un espace triangulaire nommé trigone vésical , lisse et dépourvu de rides, dont les deux angles postérieurs correspondent à l’orifice de chaque uretère, et l'angle antérieur à l’origine de l’urètbre. L’orifice de ce canal, qu’on nomme col de la vessie , représente une sorte de croissant, dont le contour est assez épais; il embrasse un petit tubercule appelé luette vésicale , formé par une saillie de la membrane muqueuse.
Structure. La vessie est composée par quatre tuniques; la plus extérieure, formée par le péritoine, ne recouvre l’érgane urinaire que dans les endroits précédemment indiqués. La membrane musculeuse, unie à la précédente par un tissu cellulaire lâche, et placée au-dessous, résulte de la superposition de deux autres couches; les fibres de la première sont longitudinales, partent du sommet de la vessie dans l'endroit où existe l’ouraque, et viennent se terminer au col, en s’entremêlant les unes avec les autres ; celles de la seconde sont circulaires, elles s’entrelacent fréquemment ensemble. Les inférieures, plus serrées, forment ce qu’on nomme le sphincter de la vessie. Chez les individus qui sont sujets à des rétentions d'urine, elles représentent un réseau, htravers les mailles duquel la membrane muqueuse, faisant souvent hernie, donne naissance à des poches, qui, n'ayant pas de fibres musculaires, sont des réservoirs habituels d'urine. À la tunique musculeuse, succède la membrane fibro-celluleuse, qui Punit à la muqueuse. Celle-ci ne pré-
SPLANCHNOLOGIE. — VESSIE. 4”. 400 sente point d’autres particularités que celles que nou avons précédemment énoncées. |
Développement. La vessie, lors de sa formation, est extrêmement allongée; elle a la forme d’un canal, et ressemble beaucoup à l'intestin grêle ; elle se prolonge derrière la paroi abdominale, arrive à l’ombilic, se continue avec l’ouraque, traverse l’ouverture, après quoi elle se dilate et forme la vesicule allantoïdienne, très développée chez les grands animaux, peu visible chez l’homme. Inférieurement, la vessie se continue sans démarcation tranchée avec l’urèthre. À cette époque, il n’existe pas de bas-fond. Av bout de quelque temps, l’ouraque se rétrécit; à six mois de vie intra-utérine, ce conduit s’oblitère et se transforme en un
cordon fibreux ; l’extrémité inférieure de la vessie se dilate,
ctilse forme un rétrécissement circulaire, quiindique le col. La partie inférieure de l’organe continuant de se déprimer, le cul-de-sac ou bas-fond s'établit ; il est surtout marqué, lorsque individu est avancé en âge, et que les urines ont déjà séjourné quelque tems. Avant l'apparition du bas-fond , les cloisons recto-vésicale, vésico-vaginale n’existent pas, et le péritoine descend alors très bas. À mesure que le bas-fond se forme, le cul-de-sac du péritoine remonte, les cloisons s’établissent, et l’espace triangulaire se prononce. Ce travail est ternuné à l’époque de la puberté. D’après cette disposition des parties, on voit combien il serait dangereux de pratiquer la taille recto-vésicale chez les jeunes enfants. La continuité de la vessie avec la vésicule allantoïdienne a suggéré à Oken et à Meckel l’idée de considérer celle-ci comme formant la vessie par son prolongement dans le bas-ventre.
: La vessie présente plusieurs anomahes-assez remarquables. On peut la rencontrer entièrement canaliculée. Les cloisons recto-Vésicale, ou vésico-vaginale peuvent ne pas exister. La paroi antérieure de la vessie manque quelquefois; dans ce cas, 1] y a absence de:la symphyse sacro-iliaque, l'organe de dépôt de l’urine paraît alors. sous la forme d’un bourgeou rougeûtre, d’où suintent continuellement des souttelettes d'urine. Ce vice de conformation > qui n’est pas très rare, porte le nom d’exstrophie. Dans quelques circonstances, la vessie se continue avec l’urèthre sans ligne de démarcation tranchée. On voit assez fréquemment la vessie offrir: des
colonnes saillantes, entre lesquelles glisse la membrane muqueuse. Ces vessies qu’on désigne sous le nom de vessies ä colonnes, sont disposées aux hernies de la membrane muqueuse. ; Usages. La vessie a pour usage de servir de dépôt aux urines. Lorsqu'elle est suffisamment distendue, elle se contracte, et son action, jointe à celle des muscles des parois abdominales, porte au dehors Île liquide qui y était contenu. Chez quelques animaux où existe la vessie, les uretères viennent s’ouvrir dans l’intérieur de l’urèthre, ce quia fait dire à certains anatomistes, que l’usage qu’on attribuait à la vessie était purement accidentel chez homme. Les urines, lors de leur séjour dans la vessie, ne peuvent refluer dans les uretères, à cause d’une espèce de valvule que présente la muqueuse vésicale.