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dedans des prolongements fibreux qui soutiennent les diverses parties de cet organe. Vers le bord supérieur du testicule,.on aperçoit un renflement particulier nommé corps d’ Hygmor (sinus des vaisseaux séminifères, Ch.), qui n’est autre chose qu’un renflement de la tunique albuginée que traversent les principaux vaisseaux séminifères.
Le testicule est formé d’un tissu mou, pulpeux, d’une couleur jaunâtre ou grisâtre ; . composé d’une immense quantité de filaments très tenus, flexueux et repliés sur euxmêmes, Ces filaments constituent les vaisseaux séminifères 4 dont le nombre, suivant Monro, s'élève à environ trois cents; chacun d’eux a environ seize pieds de long; de sorte | que, mis bout à bout, ils représenteraient une longueur d'environ cinq mille pieds. Le même anatomiste évalue leur diamètre à un deux centième de pouce; ce calcul ne peut s'appliquer qu'aux, principaux vaisseaux, parce que les autres ne peuvent être injectés. Les vaisseaux séminifères commencent à la partie inférieure du testicule, se portent, vers le corps d'Hygmor, ils se réunissent en cet endroit, ne forment plus qu’une. trentaine de troncs principaux qu’on appelle conduits afférents ou excréteurs ; ceux-ci , TÉUNIS eh. un seul faisceau, se dirigent, en serpentant, de bas en haut, et forment la tête arrondie et xenflée de l’épididyme, que nous allons bientôt examiner. |
Le testicule a la forme d’un ovoïde comprimé latérale ment, il est presqué toujours pair, et lorsqu'on a cru en voir trois, il est certain qu’on a pris pour le troisième quelque tumeur épiploïque ‘graisseuse; ceux qui prétendent n’en avoir rencontré qu’un, n’ont point été chercher l’autre dans l’abdomeu, du moins rien ne le prouve; de sorte que leur: epinion tombe d’elle-méme devant limmensité dés faits contraires; je n’en‘éonnais qu’un exemple bien constaté, C'est celui que j’eus l’occasion d'observer il y a ‘trois ans à‘ l'hôpital de la Charité. L'homme qui fait le sujet de cette observation fut dissequé} aVéc beaucoup dé soin, par M. Blandin, qui ne trouva aucune trace de sà présence, ni dans l'enveloppe testiculaire, ni dansla cavité abdominale ;il n’existait également aucune trace de cicatrice sur le scrotum; le canal déférent et la vésicule spermatique manquaient du côté correspondant. Ce cas démontre, d'une manière bien Gvi-
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SPLANCHNOLOGIES = ÉPIDIDYME. =— CANAL DÉFÉRENT 483 dente ,,la possibilité de l'absence du testicule. Les testicules Î
Ont un volume variable; à la puberté > 8 ont généralement
la grosseur d’urte noix. Le testicule du côté gauche est un peu moins considérable que celui du côté droit, à cause du volume très grand des veines testiculaires du côté gauche. La cavité testiculaire gauche descend un peu plus bas que la droite, disposition qui existe également pour le testicule ; T4 plupart des anatomistes J’attribuent à. l’inclinaison latérale gauche de la colonne. vertébrale ; mais la meilleure raison ; suivant M: Blandin, consiste dans le développement très grand des veines testiculaires ; à l’époque de la puberté ; Ces veines se, dilatent considérablement, plus cependant les gauches que les droites, à cause de leur passage derrière l’s du colo, qui les comprime et détermine leur ampliatiôn ; cette augmentation de volume déprime le testicule, en faisant peser sur lui un poids plus considérable.
ÉPIDIDYME.
Le long du bord supérieur du testicule, on trouve un corps nommé eépididyme "établissant l’origine du conduit excréteur de l’organe ; il est convexe supérieurement, concave inférieurement, où il est en rapport avec le testicule , et présente une extrémité interne » arrondie, à laquelle on à donné le nom de réte > une extremité externe terminée en pointe, qu’on appelle queue ; celle-ci est un canal simple ;
. mais extrêmement flexueux, S'élargissant beaucoup, et se
réfléchissant de bas en haut » Pour former le canal déférent. La longueur de l’épididyme est d'environ trente pieds. On doit le considérer comme un conduit formé par la réunion de tous ceux qui ont traversé le corps d'Hygmor. |