SYSTÈME NERVEUX GANGLIONNAIRE
NERF GANGLIONNAIRE , GRAND SYMPATHIQUE , INTER-COS- TAL(N. tri-splanchinique, Ch.).( Voy. Prépar., pag. 80.)
GÉNÉRALITÉS
Les ganglions ont assez géréralement la forme arrondie. Des filets nerveux médullaires et une substance particulière entrent dans leur composition. Le plusordinairement ils sont placés sur le trajet des nerfs des fonctions végétitives, et entourés par une membrane cellulaire ou fibreuse, différente selon les genres.
En exäminant avec soin les filets médullaires des ganglions,
on voit qu’ils sont visiblement la continuation des nerfste-
nant au ganglion.
Le nombre des ganglions est assez considérable : on et compte trente de chaque côté de la moelle épinière: ce sont les spinaux , un sur le nerf trijumeau , un ou deux sur le nerf vague, et un sur le glosso-pharyngien. Les ganglions spinaux appartiennent seulement à la racine postérieure
des nerfs de l’épine, l’antérieure n’est jointe au ganglion que que par du tissu cellulaire lâche. |
Les filets médullaires nerveux se réunissent intimement
à leur sortie du ganglion » après un trajet d’une ligne et demie, avec ceux de la racine antérieure , Pour constituer le tronc commun des nerfs spinaux, qui se divise à son tour en rameau antérieur et en rameau postérieur. Le tronc commun , à peu de distance du ganglion, donne un filet’ qui se joint au ganglion voisin du tronc nerveux sympathique, en établissant la liaison la plus intime entre les nerfs de la moelle , la moelle elle-même, et le nerf grand sympathique.
Le ganglion de Glaser, ceux du nerf vague et du nerf glosso-pharygien , ressemblent beaucoup , pour la forme et pour la texture , aux ganglions spinaux.
Ontre ces ganglions, on trouve la série des trois ganglions cervicaux, des douze thoraciques, des cinq lombaires, des quatre sacrés et des ganglions ophtalmique, sphénopalatin et maxillaire; il faut y joindre le ganglion cardiaque, souvent remplacé par un plexus, les ganglions sémi-lunaires ou cœliaques, le petit ganglion coceygien, lepetit ganglion palatin , et quelques autres ganglions qu’on trouve sur le trajet des artères.
Les nerfs qui réunissent ces ganglions, ont cela de particulier , qu’au lieu de diminuer à mesure qu’ils s'éloignent de leur origine ou de leur extrémité centrale , ils diminuent ou augmentent indifféremment, ou ne changent pas de yolume.
Le nerf grand sympathique est un cordon nerveux et ganplionnaire, étendu depuis la tête jusqu’au bassin ; il n’est point exclusivement destiné aux artères, comme l’ont dit plusieurs anatomistes, car ilenvoie des filets au cœur, au canal digestif, etc. Les ganglions et les cordons des nerfs sympathiques existent dans les fœtus privés de cerveau , et dans ceux qui sont privés de cerveau et de moelle. Le nerf sympathique èst d’autant plus petit, relativement au corps, que l’animal est plus éloigné de l’homme.
Les fonctions des ganglions ont été l’objet de grandes discussions parmi les physiologistes. Béclard, dont nous ad:
“mettons l’opinion , pense qu’elles consistent à séparer le
système nerveux végpétatif, du système animal, en diminuant ou arrêtant l’influence du centre nerveux sur les nerfs ganglionnaires , et la transmission des impressions au cen-
NÉVROLOGIE, — GANGLION OPHTALMIQUE. 701
tre. Les ganglions , en outre » 'assemblent, coercent la force nerveuse qu’ils puisent dans la moelle.
Les usages descordonsnerveux ganglionnairessont de con-
duire l’influence nerveuse, mais ils n’agissent que d’une manière imparfaite.
Les fonctions du nerf sympathique sont de diriger la.
nutrilion, les sécrétions, et de lier SyMmpathiquement tous les principaux organes.