‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 303 sur 351 · GANGLIONS DE LA TÊTE · texte numérisé non relu

GANGLIONS DE LA TÊTE

GANGLION OPHTALMIQUE OU LENTICULAIRE (Ganglion orbitaire, Ch. ).

Ce ganglion existe constamment à la partie postérieure de l'orbite, contre le côté externe du nerf optique , près de son entrée dans la cavité oxbitaire. Bien que sa forme soit assez difficile à déterminer, on peut néanmoins le comparer à un carré allongé d’avant en arrière » d'un très petit volume. Sa couleur, ordinairement ro ugeâtre, est quelquefois aussi blanche que celle des nerfs cérébraux. Rapports. 1] répond, en dehors, au muscle abducteur de l'œil, en dedans, au nerf optique. On lui distingue deux ordres de rameaux , les uns antérieurs, les autres postérieurs. Rameaux postérieurs, au nombre de deux. L’un, supérieur, d'environ six lignes de longueur, s’anastomose par uu filet avec le nerf nasal de l’'ophtalmique; l'autre, inférieur, plus gros, se porte perpendiculairement en bas pour se Joindre à la branche inférieure du nerf moteur commun. De sa partie antérieure, le ganglion ophtalmique envoie plusieurs rameaux : ce sont les nerfs ciliaires.

NERFS CILIAIRES (/riens, Ch. )..

Les nerfs ciliaires sont au nombre de vingt environ. Ils ne sont pas exclusivement fournis par le ganglion ophtalmique, plusieurs naissent de la première branche de la cinquième paire, de la sixième paire et du grand sympathique. Dans l’origine , ils sont divisés en deux faisceaux. Faisceau superieur. Formé d’abord par trois, puis par six nerfs, qui sont immédiatement appliqués sur le nerf optique. Faisceau infé-

rieur. Composé par six, huit ou dix nerfs qui se contour:

nent autour du nerf optique. Presque constamment , l’un d'eux va gagner la sclérotique , au-dessous du ET à droit externe.

Les nerfs ciliaires, parvenus à la partie postérieure du globe oculaire, percent la sclérotique plus ou moins loin du nerf optique, parcourent un trajet de quelques lignes dans la substance même de cette membrane, se placent ensuite entre elle et la choroïde, et marchent aïnsi en devant, sans donner aucun rameau, jusqu’au bord externe

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du cercle ciliaire. Arrivés en cet endroit, ils se partagent, derrière lui chacun en deux filets, dontplusieurs paraissents’ y

perdre. D’autres, après avoir traversé le cercle vont sé porter à la face antérieure de l'iris, où ils constituent, par

leurs subdivisions, ces lignes blanchätres et rayonnantes M

qu'on aperçoit sur cètte membrane, surtout après une légère macération , et sur le trajet desquelles se trouvent des renflements arrondis, qui sont peut-être de véritables ganglions

Le ganglion de Meckel ayant été décrit, nous ne parlerons

ici que des ganglions caverneux , naso-palatin et sous maxil: M

laire, qui complètent l’ensemble des ganglions de la tête.

Ganglion caverneux. Ce ganglion a principalement été dé-

crit par Laumonier. On le rencontre fréquemment, soit à la partie supérieure du canal carotidien, soit dans le sinus caverneux, au côté externe de l'artère carotide interne. Sa couleur est d’un gris rougeâtre, son volume est très petits Du sommet de ce ganglion, partent trois ou plusieurs filets qui vont se jeter dans les nerfs moteur externe et ophtalmique; par sa partie inférieure, il communique avec les rameaux ascendants du ganglion cervical supérieur. Ganglüon naso-palatin. Découvert par M. H. Cloquet; on

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le trouve dans le trou palatin antérieur. Il est irrégulier,

souvent ovoide, fonpueux, rougeâtre, très petit. Par sa partie eue ilreçoit les ARE nasO- “palatins; par sa pars, tie inférieure, il fournit un ou deux filets } qui se distribuent dans la M antie ane palatine.

G'anglion sous-maxillaire. W est placé au niveau de da glande sous-maxillaire , et parait formé par le rameau, supé-

NÉVROLOGIE. — GRAND SYMPATHIQUÉ, 503

rieur du nerf vidien. La plupart de ses filets pénètrent dans la glande.

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