APR
#2 INÉVROTOMIE.-—MENINGES.—ENCEPHALE. 13 dans la région frontale, et la renverse en arrière; la tête étant alors fortement étendue sur le col, il la prend avec la main dans la région occipitale, de sorte que le cerveau repose, Sur Île plat de la main. Par suite de cette opération, les lobes antérieurs et moyens, entraînés par leur poids, se dégagent presque toujours de leur position. Le bulbe du nerf olfactif se détache de lui-même de l'os ethmoïde. Ensuite il coupe les nerfs optiques , l’infundibulum, les nerfs oculo-moteurs communs et le mixte; il incline la tête sur la main, d’abord d’un côté, puis d’un autre, et écarte à chaque fois les hémisphères de la tente pour couper en leux cette dernière partie, à l’aide d’un bistouri conduit 1 oug du bord supérieur du rocher; après quoi il Mr paires de nerfs et les vaisseaux sanguins situés audessous du pont de Varole, et il coupe la queue de la moelle
allongée au-dessous du grand trou occipital , afin de ne pas
endommager l’entrecroisement.Ilenlève enfin du crâne toute la masse cérébrale, en ayant soin de soutenir leshémisphères avec le plat de la main, pour ne pas rompre les pédoncules.
Lorsque le cerveau a été retiré du crâne, on le met dans un vase de terre rempli de deux tiers d’eau et d’un tiers d’acide-nitrique. Cette dissolution lui donne de la fermeté
On procède ensuite à la dissection de cet organe. M. Gall, qui a donné une si belle et une si heureuse direction à l’ana-
tomie du cerveau, commence l’examen de chaque partie par sa première origine, et suit le cours et la direction des fibres jé en râclant. Cette méthode a le grand avantage de faire
connaître les connexions naturelles des parties, leurs renforcements successifs et les nouveaux organes qui viennent Sy ajouter. On peut véritablement la regarder comme une découverte qui a tiré l’étude du cerveau de la longue enfance Où la tenaient ces méthodes erronées de coupes transversales, verticales, obliques, qui, en altérant le tissu et en détruisant les connexions » ne pouvaient conduire qu’à de fausses idées ; maïs cette méthode exige qu'on connaisse bien la position de toutes les parties, aussi pensons-nous qu'il faut la faire précéder de celle qu’on emploie pour acquérir les premières notions, et dont la simplicité n’exige d’ailleurs aucun détail,
EN
; T'ON PRÉPARATIONS ANAFTOMIQUES. |
L'élève qui veut disséquer les nerfs doit choisir un ste à maigre , lésèrement infiltré Les cadavres d’enfants qui présentent ces deux conditions sont les meilleurs de tous, surtout quand on est dans l’intention de suivre les nerfs dans les canaux des os ; il doit également jeter un coup d’œil sur l’ostéologie de cette partie, et se munir d’une base de crâne, qu’il consultera toutes les fois qu’il se trouvera embarrassé.
Dissection des racines des nerfs encéphaliques.
Le séjour du cerveau dans l’eau acidulée, facilite V’isolement des membranes, fort adhérentes sans cette précaution. Nerfs olfactifs. Pour découvrir cesnerfs, on ôte Varachnoïde, la pie-mère et les branches de l’artère carotide; l’on écarte les bords de la scissure de Sylvius, et l’on aperçoit alors le trajet des racines inférieures ou médullaires. La racine su- , périeure se voit distinctement lorsqu’on a renversé le nerfen arrière, etéloigné les bords du sillon dans lequelilestcontenu. Si l’on voulait suivre les racines inférieures, on pratiquerait dans l’épaisseur du cerveau, et jusque dans le corps strié, une section perpendiculaire le long de la racine externe, et le plus près d’elle qu’il serait possible; on examine avec soin la partie dans laquelle la racine se trouve contenue, et on agit de la même manière pour la racine interne. LE Les anatomistes sont dans l’usage de faire un chapitre à part de la dissection des nerfs encéphaliques dans le trajet qu’ils parcourent depuis les trous de la base du crâne jus- - qu’à leur terminaison : nous croyons cette marche bonne, et surtout convenable , lorsqu’on veut faire cette dissection sur le même sujet.
Nerfs optiques. Le meilleure manière de voir l’origine de ces nerfs , c’est de renverser en dehors la partie interne des lobes moyens du cerveau; les ventricules latéraux se trouvent alors largement ouverts à leur partie inférieure, et le prolongement antérieur de la commissure du cervelet est mis à nu. En partant de leur point de réunion vis-à-vis la fosse pituitaire, et en se dirigeant en arrière, on découvre facilement les nerfsoptiques jusqu’à leur extrémité postérieure.
Nerf moteur oculaire commun. \ naît de la partie interne des prolongements antérieurs de la protubérance cérébrale , entre cette éminence et les tubercules mamillaires.
DER INÉVROTOMIE, — NERFS ENCÉPHALIQUES, 75
Al Nerf pathétique. Ce nerf prend son origine derrière la paire postérieure des tubercules quadrijumeaux, et ‘sur les parties latérales de la valvule de Vieussens, par deux, quel-
‘ quefois par trois filets. Pour bien étudier l’origine de ces nerfs et des nerfs encéphaliques en général, on fait une sorte de couronne avec un torchon , et l’on y place le cerveau, dont la base regarde en haut ; les nerfs pathétiques se voient parfaitement en soulevant le bord correspondant du cervelet, et le renversant légèrement du côté opposé.
Nerfs trijumeaux. Ces nerfs proviennent par un nombre considérable de filets de la partie externe et inférieure des prolongements postérieurs de la protubérance cérébrale, près de l’endroit où ces prolongements se réunissent à la protubérance. D’après M. Gall, on peut aisément suivre leur cours , lorsqu'on a enlevé la moitié postérieure du pont, jusqu’au faisceau du nerf; on voit alors qu'il est divisé dans l’intérieur du pont en trois faisceaux principaux.
Nerfs moteurs oculaires externes. Ces nerfs tirent leur origine du sillon qui sépare la protubérance cérébrale d'avec la moelle allongée, M. Gall dit que ces nerfs montent le long et à côté de la pyramide, et se partagent ordinairement derrière le pont , en deux faisceaux, qui s'écartent l’un derrière Vautre de la masse commune.
Nerf facial. Ce nerf paraît naître de la partie latérale et postérieure de la protubérance annulaire, près des pédoncules du cervelet. M. Gail pense que pourassigner à ce nerf une extrémité centrale exacte, il faut s’aideï de l’anatomie comparée. Chez le cheval , le chat, tous les filets du nerf facial s'écartent en arrière de cette protubérance annulaire ; on voit monter le nerf sous la forme d’un faisceau assez large , entre les corps olivaires et le glosso-pharyngien, vers une bande transversale que l’on observe chez les mêmes animaux , au bord inférieur du pont. Il passe au-dessous de, cette hanté la perce de part en part, afin de s’écarter de la masse commune, près du côté interne du nerf acoustique. Si, dans Lomme le facial semble naître du pont, c’est que plusieurs filets transversaux de cette partie sont placés sur ce nerf.
Nerf auditif, Ce nerf, situé en dehors du facial, près du lieu où celui-ci se sépare de l’encéphale, naïît de la pro-
n6 | PRÉPARATIONS ANATOMIQUES.
tubérance annulaire. Lorsqu'on a examiné l’endroit où il se. sépare de lencéphale, il faut, si l’on veut suivre ses filets d'origine, inciser le cervelet et la valvule de Vieussens d'avant en arrière, ét écarter les bords de la division. Cette préparation permet de suivre les filets jusque dans la substance grise du quatrième ventricule. M. Gall à émis sur l’origine de ce nerf une opinion qui diffère de celle des autres anatomistes. On peut avancer, dit ce savant , que plusieurs filets du nerf auditif tirent naissance de la substance grise , assez abondante dans le quatrième ventricule. Cette substance forme une élévation allongée; elle est un véritable renflement, lieu de naissance du nerf acoustique. Le ganglion est placé précisément au point où le nerf acoustique se contourne sur le corps restiforme , et sa grosseur est toujours proportionnée à celle du nerf auditif. Derrière le pont, il s'étend d’un nerf auditif à l’autre une bande large qui, chez l’homme est couverte par la couche postérieure du pont. Elle paraît former la commissure des deux nerfs acoustiques.
Nerf glosso-pharyngien. Ce nerf semble naître des parties latérales de la queue de la moelle allongée, près de la protubérance annulaire, au-dessous du nerf facial , au-dessus du nerf vague, dont il est séparé par une artère, et derrière le corps olivaire.
Nerfs pneumo-gastriques. Ces nerfs prennent leur origine au-dessous du glosso-pharyngien , au-dessus du spinal, derrière les corps olivaires, et très près des corps restiformes. Ils sont formés de plusieurs filets placés au-dessous les uns des autres, et qui ne constituent ordinairement qu’une seule rangée.
Nerf spinal. Lobstein pr épare ce nerf de la manière suivante : il enlève le cerveau, et ne conserve que le cervelet; les muscles postérieurs du cou disséqués, il détache avec un ciseau les lames des vertèbres cervicales derrière les apophyses articulaires , ainsi que la portion de l’occipital comprise en arrière, entre sescondyles , et incise les méninges, depuis la tente du cerv elet jusqu’à la partie inférieure du cou. Le cervelet étant fendu d’avant en arrière, jusqu’au quatrième ventricule, sur, la ligne médiane, et les deux lobes écartés, il enlève avec précaution les vaisseaux que
NÉVROTOMIE. — NERFS ENCÉPHALIQUES. 57 l’artere vertébrale donne à la moelle , et coupe les rach postérieures des nerfs cervicaux.
Nerfs hypoglosses. Ces nerfs tirent leur origine par dix à douze filets du sillon qui sépare les éminences olivaires et pyramidales. Les filets qui les composent sont placés les uns au-dessus des autres, au-devant de l'artère vertébrale.
Dissection du trajet des nerfs encéphaliques. Elle doit être
1es
faite dans l’ordre qui suit : 1° le pathétique; 9° Za branche
ophtalmique du trijumeau ; 3° l’oculo -moteur commun : 4° l’oculo-moteur externe ; 5° l’optique ; 6° le maxillaire inférieur ; 7° le rameau maxillaire supérieur de la cinquième paire; 8° les nerfs olfactifs; o° le nerf facial ; 10° le nerf acoustique; 11° le grand hypoglosse ; 19° le pneumo-pastrique, le glosso-pharyngien'et le lingual. En général, dans la dissection des nerfs, il est bon d’aller des troncs aux branches, en soulevant les premiers avec une érigne.
Nerf pathétique. On enlève la voûte oxbitaire (si cela n’est déjà fait) par deux traits de scie, dont l’un commence à la racine du nez, l’autre à la région temporale, et qui se réunissent tous deux au trou optique; il faut ensuite ouvrir d’arrière en avant le canal dans lequel le nerf pathétique est contenu; on peut facilement le suivre jusqu’au muscle grand oblique, où il se termine. ;
Branche ophtalmique de la cinquième paire. Ce nerf doit être pris au renflement gangliforme du tronc principal, eu ouvrant le canal membraneux dans lequel s'engage la cinquième paire; on enlève ensuite, avec précaution ,; de dehors en dedans, la portion de la dure-mère qui revêt la face cérébrale des grandes ailes du sphénoïde. Il est facile de suivre la branche ophtalmique dans la paroi externe du sinus caverneux ; en avant de l'orbite, ou en y entrant, elle se divise en trois branches, deux supérieures et une inférieure.
La première, la /acrymale, se dissèque en tirant en avant et en dedansla glandelacrymaleet la paupière supérieure. Les filets malaires doivent être suivis avec le maillet et le ciseau,
Le second rameau supérieur , le frontal, est situé plus en dedans que le précédent, au-dessus de l’élévateur de la paupière supérieure. On découvre aisément toutes ses divisions,
en étendant, avec des érignes, les parties dans lesquelles elles se ramifient.
Le raméau inférieur, ou nerf nasal, entre dans lorbite en passant entre les deux parties du muscle droit externe. Ïl faut, pour bien le disséquer, éloigner avec précaution les muscles releveurs de la paupière ét de l’œil qui le couvrent en partie, et enlever avec beaucoup de soin le tissu cellulaire qui l’environne. On aperçoit alors le rameau qui va au ganglion ophtalmique, les branches ciliaires, etc:
Nerf moteur oculaire commun. Ce nerf est placé dans l’épaisseur de la paroi externe des sinus caverneux ; derrière la fente sphénoïdale, il se divise en deux branches, dont la supérieure se voit lorsqu'on a renversé en dedans et lépèrement écarté l’un de l’autre le droit supérieur et l’élévateur de la paupière supérieure. La branche inférieure et le ganglion ophtalmique demandent, pour être disséqués, que l'orbite soit largement ouvert en dehors, pour mettre à découvert la face superficielle des muscles inférieurs de l’œil ; on renverse le droit externe en dehors. L’œil tiré en dehors, et le tissu cellulaire graisseux enlevé, on aperçoit les rameaux inférieurs. Il vaut mieux préparer le moteur oculaire commun en dernier. On dissèque les muscles auxquels il se rend, puis on coupe le nerf optique près du trou optique, et renversant le globe de l’œil, on voit toutes les subdivisions du nerf.
Le ganglion ophtalmique est placé au côté externe et supérieur du nerf optique, à trois lignes environ du fond de l'orbite. Les nerfs ciliaires naissent, la plupart, de la partie antérieure de sa circonférence ; il est plongé dans le tissu cellulaire , et se trouve en suivant le rameau qui le fait communiquer avec la branche nasale de l’ophtalmique.
Nerfs moteurs oculaires externes. Is sont placés au côté externe de l'artère carotide, dans là paroi du sinus carverneux, qu'on incise dans toute sa longueur, d’arrière en avant. Pour achever de les découvrir, on renverse en dehors la partie supérieure de l’extrémité postérieure du droit externe de l'œil. Î |
Le premier ganglion cervical du trisphlanchnique envoie au nerf abducteur deux filets nerveux qui s’aperçoivent en haut et en avant, vérs le milieu du sinus caverneux.
Nerfs optiques. Les aponévroses postérieures d’insertion séparées avec précaution des muscles droits de l’œil , on ren-
NÉVROTOMIE. —— NERFS ENCÉPHALIQUES. | =0 verse ces muscles en avant, et on emporte tout le tissu cellulaire du fond de l'orbite. On incise ensuite, le long de Îa partie supérieure du nerf, et d’arrière en avant, une enveloppe épaisse qui lui est fournie par la dure-mère. Les bords de cette enveloppe renversés en dehors et en dedans, on fend l'œil d’arrière en avant ; on enlève le corps vitré et on plonge la rétine dans l’eau, en ouvrant d’abord le névrilème.
Nerf facial. On coupe horizontalement , avec un ciseau, l’'apophyse mastoïde à sa base, après avoir enlevé les téguments qui la recouvrent. Cette apophyse et l'extrémité su- périeure du sterno-mastoïdien étant renversés en bas et en dehors, on dissèque la glande parotide d’arrière en avant, et de dedans en dehors, Lorsqu'on a mis le tronc du facial à découvert, il faut suivre chacune de ses branches jusqu’à leurs dernières ramifications, en apportant beaucoup de soin dans la dissection des muscles, des vaisseaux et des autres nerfs placés dans leur voisinage, ce qu’on exécute en tendant avec une érigne chacun des filets nerveux.
Nerf maxillaire inférieur. Les téguments qui recouvrent la partie supérieure de la parotide et de la fosse temporale enlevés, on aperçoit près du tronc de l'artère le nerf temporal superficiel que l’on suit. Il faut ensuite scier l’arcade zygomatique à ses deux extrémités, et la renverser de haut en bas, et d'avant en arrière, avec la partie supérieure du muscle masséter, sans couper le nerf massétérin, qui passe devant le col du condyle. Le temporal étant détaché de haut en bas, on enlève, avec la scie, ou le ciseau et le maillet, toute la portion des os du crâne qui couvre le trajet de ce nerf depuis le trou ovale jusqu’à la fosse zypomatique, de manière que le trou forme le sommet du triangle représenté par les coupes faites. Ensuite, en disséquant le périoste et le tissu cellulaire qui couvrent le tronc du maxillaire inférieur, .on trouve les deux nerfs temporaux profonds et le
rassétérin.. Pour mettre à découvertle buccal, l’os maxillaire inférieur doit être scié à sa partie moyenne, puis on renverse légèrement d'avant en arrière la branche de cet os, et l’on distend le muscle buccinateur, en mettant un tampon de filasse dans la bouche. Il ne faut préparer le nerf ptérygoïdien qu'après avoir disséqué les autres rameaux. Lorsqu'on estarrivé au nerf temporal superficiel, il faut scier le col
: “ | 50 PRÉPARATIONS ANATOMIQUES L du condyle de la mâchoire, et le tirer en dehors avec la portion correspondante du muscle Dore soïdien externe ; on découvre encore le nerf lingual, qu’on suit en me 0 en bas et en dehors la branche de la mâchoire inférieure, après avoir scié l’apophyse coronoïde. Dans la dissection du lingual, il ne faut pas perdre de vue le nerf de la corde du tympan, qu'on trouve presque toujours, lorsqu'on a emporté par petits fragments la partie antérieure de la paroi supérieure de la cavité glénoïde. On achève la préparation par la dissection du nerf dentaire, en enlevant la paroi antérieure du canal dentaire, avec un ciseau ou une scie; après quoi on suit les filets en détachant la membrane muqueuse de la lèvre inférieurs, ou en découvrant lés muscles triangulaire et carré, ainsi que ? oxbicu
laire. à
Nerf maxillaire supérieur. faut détacher avec précaution les téguments qui couvrent los de la pommette, pour découvrir le filet malaire, chercher derrière et sous l’apophyse orbitaire externe du frontal, le rameau temporal qui traverse également l’os de la pommette; cette préparation terminée, on scie l’arcade zygomatique en avant et en arrière, et on enlève les muscles masséter, temporal, et la moitié de la mâchoire inférieure, sans éndommäger le muscle buccinateur et ceux qui vont à la lèvre supérieure. Les deux pté-. rygoïdiens coupés , la voûte du crâne et la paroi supérieure de l’orbite emportés, on sépare l'os de la pommette de los maxillaire supérieur , en ayant soin de conserver le rameau orbitaire. Il faut ensuité enlever l’œil avec ses muscles, et ouvrir dans toute son étendue la gouttière SSL RE NÉE lorsqu'on a suivi les filets du nerf sous-orbitaire, dans les différents muscles où il se rend, on détache de l’os maxillaire toutes les parties molles qui le recouvrent antérieurement, et on enlève avec un ciseau la table tee de la paroi antérieure du sinus maxillaire et toute la pre an térieure du bord alvéolaire. On procède ensuite à la recherche des nerfs dentaires postérieur et supérieur ; pour cela, on enlève le tissu cellulaire et les branches de l’artère maxillaire externe qui les environnent, et on détruit avec le scalpel, la table compacte extérieure de la tubérosité maxillaire. On est alors parvenu dans lé sommet de la fosse
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Fa cé à | NÉVROTOMIE, = NERFS ENCÉPHALIQUES. 81 zygomatique; dans cet endroit, on rencontre , Vis-à-vis du trou sphéno-palatin , une espèce de ganglion aplati, triangulaire, appelé sphéno-palatin (sphénoïdal, Ch.). I fournit en arrière, le nerf vidien, en bas et en avant le nerf palatin, en dedans les nerfs sphéno-palatins. On met le nerf vidien à découvert, en ouvrant le canal du même nom > Par sa partie supérieure externe, et en fendant un second canal meimbraneux, dans lequel ce nerf est renfermé. Pour arriver au canal vidien, il est bon de couper de dehors en dedans, par tranches, la base mince de l’apophyse ptérygoïde, à l’aide d’un fort scalpel : c’est même un bon moyen de trouver le ganglion sphéno-palatin. Dans ce trajet, il donne des filets très tenus, qui vont se distribuer à la membrane du sinus sphénoïdal, ensuite le nerf vidien où ptérygoïdien se partage en deux rameaux ; un supérieur, crénien, va se plonger dans l’hiatus de Fallope; l’autre inférieur, carotidien ; que l’on suit en ouvrant le canal carotidien.
Nerfs olfactifs, nerfs palatins et Sphéno-palatins. On scie d’abord le crâne d’avant en arrière, en conservant la cloison des narines du côté où l’on aura disséqué le nerf maxillaire supérieur ; puis on découvre les filets qui se répandent sur les cornets, en détachant avec soin la membrane pituitaire ; on sépare ensuite le périoste de la surface convexe des cornets, on ouvre avec un scalpel les canaux nombreux qui existent dans l'épaisseur de ces lames osseuses, et on procède de même sur la cloison.
Pour disséquer les nerfs palatins, on enlève la membrane pituitaire, au niveau du conduit palatin postérieur ; on brise ensuite la lame palatine, et l’on aperçoit les terminaisons du nerfpalatin, sur la surface supérieure de lamembrane palatine. 1 est alors assez facile de trouver les filets que le nerf vidien envoie dans le sinus sphénoïdal et à la membrane pituitaire.
Le professeur Marjolin, auquel la plupart de ces procédés appartiennent, recommande, après avoir préparé les nerfs palatins et les filets du nerf vidien ; de découvrir le rameau
ethmoïdal de la branche nasale. Pour y réussir, il enlève
d’arrière en avant la membrane pituitaire, sur la partie antérieure de la cloison et derrière les os propres du nez, et dissèque de haut en bas, les deux filets nerveux qu’on trouve sous la pituitaire. 2
il ne reste plus qu’à préparer le nerf sphéno-pulatin. On le trouve, en le cherchant à son entrée dansles fosses nasales , par le trou du même nom, lequel est situé derrière le cornet moyen: |
Facial. On ouvre le conduit auditif interne, en haut et en arrière ; on détache ensuite du reste de l'os, entre le fond de ce conduit et la région mastoïdienne, la lame de substance compacte qui revêt la face postérieure de la même apophyse. Cela fait, il faut ouvrir avec un bon scalpel, l’aquéduc de Fallope, par la partie supérieure, entre le limaçon et l'extrémité antérieure des deux canaux demi-circulaires antérieurs ; on trouve en cet endroit, l’anastomose du vidien et du facial. Ce genre de préparation ne peut guère s’exécuter que sur un temporal de très jeune enfant. Pour découvrir les filets que le nerf facial envoie au muscle interne du marteau, au muscle de létrier, ainsi qu’à la corde du tympan, on ouvre largement, par sa partie postérieure, la
caisse du tympan. Pour terminer la préparation , on achève d'ouvrir l’aquéduc de Fallope, en haut et en arrrière, SOUS la partie moyenne du canal demi-circulaire horizontal, et en arrière et en bas à la partie externe du canal demi-cireulaire postérieur, On exécute cette partie de la préparation plus facilement, en sciant horizontalement la portion écailleuse du temporal, au niveau du bord supérieur du rocher. Nerf acoustique. Pour mettre ce nerf à découvert; on enlève la substance compacte qui couvre le conduit auditif, puis on ouvre le limaçon dans toute son étendue, en haut et en avant, et on emporte la paroi supérieure du vestibule et la portion convexe des trois canaux demi-circulaires. Nerf grand hypoglosse. Après avoir enlevé le muscle peaucier, il faut découvrir le sterno-mastoïdien , le digastrique , le stylo-hyoïdien , le mylo-hyoïdien , etrenverser ces muscles de haut en bas. On dissèque les muscles qui se fixent à la partie inférieure de los hyoïde, et l’on scie en travers, près de sa base, l’apophyse mastoïde, qu’on renverse en bas. L’apophyse styloïde étant également coupée, on la tire en bas, avec les muscles qui s’y insèrent. On achève de préparer , en coupant les téguments de l'articulation temporomaxillaire, et en emportant la branche de la mâchoire. Nerfs glosso-pharyngien , spinal et pneumo-gastrique. La
| NÉVROTOMIE.—MOELLE ÉPINIÈRE. 83 préparation précédente les a en partie découverts. On trouve le glosso-pharyngien ; à sa sortie du crâne par le trou dé-. chiré postérieur , au-devant de la veine jugulaire interne, derrière Le stylo-pharyngien. Pour découvrir le spinal, il faut renverser en dehors l’extrémité supérieure du muscle sterno-mastoïdien , et écarter en dedans la veine jugulaire interne. |
Lorsqu'on veut préparer le nerf prneumo-pastrique, il faut scier les os de la base du crâne, le long du rocher, jusqu’à la partie externe du trou déchiré postérieur, et séparer complétement le sommet du rocher de la partie latérale du sphénoïde. On dissèque ensuite le muscle sterno-mastoïdien , et on le renverse en dehors.
Après avoir examiné ce nerf dans le col , on le suit dans la poitrine, qu’on ouvre de la manière indiquée. Pour bien voir les nerfs récurrents, il faut renverser la trachée, de manière à tourner presqu’en dehors sa face postérieure, et tirer en dehors l’artère carotide.
On soulève ensuite le poumon gauche, en le portant à droite, l’œsophage se trouve par là mis à nu, et on enlève la plèvre costale et la portion du médiastin qui embrasse les vaisseaux du cœur et du poumon.
On continue la préparation , en ouvrant largement l’abdomen par une incision cruciale. Il faut ensuite scier les dernières côtes vers leur partie postérieure, renverser le foie en, haut et à droite, emporter avec soin le feuillet antérieur de l’épiploon gastro-hépatique et gastro-splénique, fendre le diaphragme d’avant en arrière, jusqu’à l’ouverture œsophagienne , et insuffler l’estomac !.