‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 50 sur 351 · NERF GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

NERF GRAND SYMPATHIQUE

On peut préparer ce nerf sur un fœtus. Le cadavre d’un individu émacié et mort) d’hydropisie présente autant d'avantage. |

Après avoir enlevé la voûte du crâne, l’arcadè zygomatique, la parotide, le masséter, la partie inférieure du muscle temporal, la branche de la mâchoire et les. deux ptérygoïdiens, sans endommager le nerf facial, on dissèque le sterno-mastoïdien, et on le renverse en dehors, après lavoir coupé près du sternum. il faut ensuite découvrir le digastrique et les trois muscles qui se fixent à l’apophyse styloïde, couper cette apophyse près de sa base, et la renverser vers la partie antérieure du cou avec ses muscles et le ventre postérieur du digastrique. Cette dissection laisse apercevoir les vaisseaux et nerfs de la région jugulaire ; on cherche sur le muscle droit antérieur, vis-à-vis la première vertèbre, cervicale, derrière l’artère carotide interne, et un peu en dehors,

‘un corps rougeâtre , allongé, fusiforme, c’est le ganglion cervical supérieur. Les filets supérieurs doivent être suivis en pénétrant dans le sinus carotidien et dans le sinus caver-

neux, et en disséquant le nerf vidien. Pour cela, Le préparateur détache d’abord la dure-mère , puis il sépare avec la scie les os du crâne, depuis la partie antérieure du conduit auditif externe , jusqu’à l'extrémité interne du rocher ; 1l pratique une seconde section oblique à la base du crâne, depuis l’apophyse orbitaire externe du frontal, jusqu’au trou maxillaire supérieur, et coupe la grande aile du sphénoïde d'avant en arrière, entre ce trou et le sommet du rocher. Il ouvre le canal carotidien en dehorsavec un fort scalpel, suit la carotide dans le sinus caverneux, où existe l’anastomose avec la sixième paire, et dissèque le nerf vidien , en ouvrant le canal csseux et la gaîne membraneuse, dans lesquels il s’introduit, après sa séparation du ganglion palatin.

De l’extrémité inférieure du ganglion supérieur, part un filet qui vient se rendre au ganglion moyen placé à la hauteur de la cinquième ou sixième vertèbre cervicale lorsqu'il existe; il faut suivre ce filet : si le ganglion moyen manquait, on continuerait la dissection du filet jusque vish-vis l’apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale, endroit où l’on trouve le glanglion cervical inférieur.

Nerfs cardiaques et plexus cardiaque. Après avoir étudié les différents filets qui proviennent de ces ganglions, ainsi que le nerf cardiaque snpérieur, on ouvre la poitrine, en emportant le sternum et la moitié antérieure des sept ou huit premières côtes gauches et droites. Le péricarde fendu de haut en bas, on enlève les lambeaux de cette membrane et on coupe la veine cave supérieure, après l’avoir comprise entre deux ligatures, près de son embouchure dans oreillette droite. Cette préparation permet de suivre les nerfs qui se distribuent au tronc brachio-céphalique, à la partie antérieure de l’aorte, età la surface antérieure du cœur.

Lorsque ces nerfs ont été étudiés , on renverse l’aorte de gauche à droite, pour découvrir la partie inférieure de la trachée artère, l’origine des bronches, les vaisseaux pulmonaires droits, l'extrémité du grand nerf cardiaque droit, et le ganglion dans lequel il se termine ; on achève de mettre à nu le grand plexus cardiaque droit, et on dissèque les rameaux qui en émanent.

Nerfs grand et petit splanchniques. Après avoir renversé le poumon , il faut détacher, de dehors en dedans, la plèvre

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costale et la partie de cette membrane qui CHR la cavité postérieure du médiastin. Il n’y a plus qu’à débarrasser les ganpglions et les filets qui en partent, du tissu cellulaire qui les entoure.

Ganglions sémi-lunaires. Le foie étant renversé en haut et à droite, on coupe en travers l’épiploon gastro-hépatique, à quelque distance des vaisseaux contenus dans son épaisseur. Pour découvrir complétement les ganglions, ainsi que leurs nerfs, on coupæen travers le grand épiploon au-dessous des artères gastro-épiploïques, on renverse l’estomac en haut et à gauche, et on soulève l’extrémité inférieure de la rate d’avant en arrière.

Plexus solaire. On le prépare, en suivant le procédé indiqué pour les ganglions sémi-lunaires. La dissection des plexus secondaires fournis par le plexus solaire, est celle des artères auxquelles ils correspondent.

Plexus rénal. {| faut éloigner de la rate, les viscères qui l'entourent, et enlever le péritoine de dehors en dedans, jusqu élan de la colonne vertébrale. On suit alors les filets d’origine du plexus rénal, le petit splanchnique et le rénal postérieur.

Les plexus surrénaux et spermatiques exigent beaucoup de précaution , à cause de leur ténuité.

Portion lombaire et sacrée du nerf grand sympathique. Le péritoine qui recouvre le psoas étant enlevé de dehors en dedans, ainsi que la portion qui se réfléchit sur les parties latérales de l’aorte et de la veine cave abdominale, on dissèque les ganglions et leurs filets, et on sépare le psoas de la colonne vertébrale, pour suivre les branches anastomotiques qu’ils envoient aux nerfs lombaires, |

La préparation des ganglions sacrés et de leurs rameaux exige qu’on scie le pubis, près du trou obturateur, et qu’on luxe, du même côté, l’articulation du sacrum avec l’o$ iliaque. Il faut ensuite renverser la vessie et le rectum , vers Vouverture qu’on à faite au bassin, et enlever le péritoine.

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