NEZ ET FOSSES NASALES
Nez. Les diverses parties qui composent le nez doivenr être disséquées dans l’ordre de leur situation > après avoir fait sur le dosde cet organe une incision longitudinale; sur un des côtés, on met immédiatement à découvert les os , les fibro-cartilages et leurs ligaments; sur l’autre on laisse les mustèles en position. | j
Fosses nasales. On pratique une section verticale de 14 tête, en allant du front vers l’occiput, sur l’un des côtés et très près de la ligne médiane; cette coupe ouvre le sinus frontal et le sinus sphénoïdal correspondant, et laisse intacte d’un côté les cornets et les iméats ; et de l’autre la cloison. On résèque ensuite six à huit lignes du cornet inférieur, pour découvrir l’orifice inférieur du canal nasal, et on emporte la moitié antérieure du cornet moyen, pour voir distinctement l'embouchure des cellules ethmoïdales , et l’ouverture du sinus maxillaire. Il faut aussi laver la pituitaire, pour rendre plus apparents les orifices dé ses cryptes muqueux, et la détacher pour examiner les deux feuillets qui la composent. | - Différentes coupes peuvent être faites pour étudier les sinus. La paroi postérieure du sinus sphénoïdal sera ouverte en sciant transversalement la base du crâne , au-devant de la lame quadrilatère qui limite en arrière ja fosse pituitaire, après avoir néanmoins enlevé l’os maxiilaire inférieur et ses muscles élévateurs. En sciant transversalement l'os maxillaire, de bas en haut, derrière la troisième dent molaire, on ouvrira la paroi postérieure de son sinus. On mettra également à découvert en devant le sinus frontal, en le sciant immédiatement au-dessus de la suture frontonasale. |
Une coupe horizontale, pratiquée au niveau du bord supérieur de Posunguis et dela partie moyennedu sinus sphé-
noïdal , laisse apercevoir la disposition des cellules de }’ethmoïde et les rapports de la cloison. :
CLR
DE LA BOUCHF.
Lèvres. On dissèque dans toute leur longueur ies muscles labiaux extrinsèques, en suivant en même-temps, depuis
les troncs jusqu’à leur terminaison, les vaisseaux et nerfs
des lèvres.
Joues. D'un côté, on conserve en place les muscles, la
arotide et son canal excréteur, ainsi que les vaisseaux et nerfs; de l’autre, on dissèque successivement les diverses couches dont les joues se composent. |
Pour examiner la voûte palatine, on pratique la section verticale de la tête et de l’os maxillaire inférieur, de manière qu’elle passe sur la ligne médiane, entre l’incisive moyenne et l’incisivelatérale.Cette coupe n’endommage point la cloison des fosses nasales, et les génio-plosses restent fixés au grand fragment de la mâchoire inférieure. La coupe de la
aroi supérieure suffit pour l'étude de la surface interne de P P
la paroi inférieure.
La coupe verticale des mâchoires supérieure et inférieure, et l'écartement des deux moitiés latérales de la tête, sans déchirer le voile du palais, permettent de distinguer antérieurement le voile du palais, l’isthme du gosier et les tonsilles. Pour bien saisir les rapports des amygdales, il faut disséquer d’un côté toutes les parties situées dans la fosse triangulaire comprise entre la colonne vertébrale, le grand ptérygoïdien et le constricteur supérieur du pharynx. On reconnaît la disposition des cellules tonsillaires, en portant dans leurs orifices une sonde à panaris et en incisant dessus. On procède à la dissection des muscles du voile du palais, en enlevant sa muqueuse postérieure.
La préparation de la langue exige qu’on scie l’os maxil- Jaire inférieur de chaque côté, derrière les. dents canines ; on tire ensuite la langue en différents sens, pour voir sou frein, ses papilles, etson adhérenceau plancher dela bouche.
Les muscles stylo-glosses, hyo-plosses, génio-glosses, étant disséqués, en ayant soin de conserver, d’un côté, les glandes maxillaire et sublinguaie, en suit le rameau lin-
SPLANCHNOTOMIE. —— DOUCRE. 101 gual , le glosso-pharyngien et le grand hypoplosse, jusqu’à leurs dernières ramifications, après avoir enlevé la langue
‘avec los hyoïde. |
Lorsqu'on veut examiner les papilles, il faut injecter la langue et l’absterger avec soin. On la tient ensuite plongée pendant quelque temps dans l’eau tiède , et on la courbe sur elle-même de haut en bas, pour écarter les papilles. Cellesci doivent être coupées en différents sens, et vues au microscope.
Pour étudier les muscles intrinsèques de la langue, on pratique des coupes transversales et perpendiculaires ; on cherche sur la ligne médiane le cartilage qui sert d'insertion ‘aux muscles, puis, en avant et à la face inférieure et latérale ; les corps glandiformes , et en arrière, l’aponévrose glossohyoïdienne.
Les gencives ne seront disséquées avec avantage que sur lè cadavre d’un fœtus. L’on commence par inciser la muqueuse qui Îes revêt, après quoi on détache avec précaution le tissu
- fibreux et la lame mince qui le tapisse; on la voit de cette manière envoyer des prolongements dans les alvéoles.
L'étude des dents exige divers procédés qui peuvent néanmoins se réduire à ceux-ci : après avoir enlevé, sur un aduite à les lèvres, les joues, la langue et le voile du palais, on scie transversalement la tête derrière l'articulation temporo-maxillaire. Lorsqu'on a examiné les arcades dentaires dans tout ce qu’elles présentent à l'extérieur, on dissèque les gencives, et on détruit avec un petit cisean Ja partie antérieure de toutes les alvéoles, pour qu’on puisse Voir les racines des denis dans toute leur loñgueur. On pourrait Également mettre à découveit les dents par la partie postérieure des bords alvéolaires Ces préparations doivent êfre aussi faites sur de jeunes sujets et sur des individus très avancés en âge. Chez les fœtus, on aperçoit les follicules dentaires dès qu'on soulève les D'enciyes.
En procédant de la sorte, on voittrès bien les petits trous placés derrière les dents incisives et canines de la première dentition , et qui correspondent aux cavités où sont contenues les foilicules des dents permanentes ; on s'assure égale- - ment du développement de la mâchoire inférieure, de la structure et des connexions des follicules de la première et
FA
102 PRÉPARATIONS BNATOMIQUES.
de la seconde dentition. Pour examiner les follicules et les nerfs de la seconde dentition , il faut faire ramollir pendant quelque temps les os maxillaires dans un mélange d’acide aitrique et d'esprit de vin.
On doit ensuite scier quelques dents , et regarder avec une bonne loupe les surfaces des Pr de continuité. On aperçoit alors la disposition de la couche d’émail, celle de la lame cornée, qui est situéeau-dessous ; plus profondément la substance ostéo-dentaire, et enfin la cavité dans laquelle on trouve la pulpe dé SA
L’anatomiste doit s’aider, dans ses recherches, des injections fines des vaisseaux dentaires, de l’immersion des dents dans les acides minéraux affaiblis, de l’action du feu et de ‘ leur exposition à un air libre.
DES GLANDES SALIV AIBES
On en compte trois de chaque côté : la parotide, la maxillaire, la sublinguale. |
Pour préparer la parotide d’une manière convenable, il faut disséquer la glande et les vaisseaux et nerfs qui s’y distribuent. Pour cela, on fait à la peau une incision dirigée de la partie moyenne de la base de lapophyse mastoïde, à la partie postérieure et inférieure de l’angle de la mâchoire. Les téguments et le muscle peaucier étant renversés d'avant en arrière, on isole du tissu cellulaire environnant, les filets: parotidiens du plexus cervical, et les branches du nerf faciak prises à leur sortie de la Hi La parotide doit être disséquée avec précaution, pour trouver ses vaisseaux et nerfs profonds, et pour voir ses rapports avec lartère carotide et lapophyse styloïde. Le canal de Sténon se reconnaît, en tirant en avant et en dehors la commissure des lèvres, et en introduisant un stilet dans son orifice buccal.
La dissection des glandes maxillaire et sublinguale ne peut avoirlieu qu’en sciant l'os maxillaire inférieur, sur le trajet de sa symphyse. On détache ensuite le peaucier de haut en bas. Le ventre antérieur du digastrique et le mylo-hvoïdien étant séparés de l’os maxillaire, et renversés dans le même sens, on trouve facilement près du nerf lingual le canal de Wharton, dans lequel on fait pénétrer-un stilet. Pour décou-
SPLANCHNOTOMIE.— GLAND. SALIV,—-DHAR.—-TARYNX. 10
-yrir la glande sublinguale, on Incise la membrane muqueuse de la POUR, près du bord alvéolaire, et on la renverse vers le frein de la langue. 1! ne s’agit plus que de chercher ses canaux excréteurs, et d’y introduire des soies déliées, en les faisant tourner entre les doigts.