DU COEUR
Après avoir jeté un coup d’œil sur la surface extérieure du £œur , en ayant soin de le conserver en place, on ouvre l’oreillette droite par deux incisions ; l’une transversale, dirigéé depuis l'endroit où les deux veines caves se réunissent,
jusqu’à l’appendice , inclusivement ; l’autre étendue du mi-
lieu de la lèvre supérieure du rebord de la première, jusqu’à la veine cave supérieure qu’on ouvre antérieurement de-bas en haut ; on introduit ensuite les doigts dans l’intérieur de l'oreillette, pour l’étudier telle qu’elle est lorsqu'elle est remplie. En bas et‘en arrière, on aperçoit l’orifice de la veine cave inférieure, dont la moitié antérieure est garnie par la valvule d'Eustache. La description anatomique suffit pour indiquer les parties que présente cette oreillette. Loxqu’on à convenablement vu l'oreillette, on pénètre dans le ventricule droit, en l’incisant le long de son bord . bibre, et du bord antérieur de la cloison inter-ventriculaire ; cette coupe permet d'étudier ses parois et les trois ordres de fibres charnues qui entrent dans sa composition. L’oreillette gauche ayant été examinée à l’extérieur , si lon veut voir la face intérieure , il faut couper l'aorte audessus de sa courbure, et les deux divisions de l’artère pulmonaire près de leur entrée dans les poumons. Ces vaisseaux étant abaissés sur la partie antérieure du cœur, on ouvre l'oreillette dans toute sa longueur, par une incision cruciale , sans intéresser les veines pulmonaires ; on étudie ensuite les diverses parties qu’elle contient. Pour pénétrer dansle ventricule gauche ; on pratique deux incisions courbes , se joignant inférieurement , dont l’une longe le bord obtus du cœur, et l’autre le bord gauche de ia cloison. Si l’on renverse ensuite le lambeau vers loreillette , toutes les parties qu'offre l’intérieur de ce ventricule se trouvent Hises à découvert. |
Jusqu’à ces derniers temps, le tissu musculaire du cœur avait été regardé comme inextricable ; on doit à M. Gerdy de très bonnes préparations, qui ont donné une idée assez exacte de la structure de ce tissu. Cet anatomiste propose de faire bouillir le cœur, d’enlever le péricarde, de couper perpendiculairement les fbiée communes aux deux ventricules , et quand la division est opérée, de dérouler les fibres
| propres à chacune de ces cavités.
Si l’on veut conserver un cœur préparé, on injecte les cavités avec du suif, et quand la pièce est sèche, on la laisse séjourner pendant quelques jours dans l’essence de téré- -Benthine, qui dissout très bien la matière de l’injection ; en-
ii pue on bars un vernis.