SPLANCHNOTOMIE: — ORGANES GÉNITAUX DE L'HOMME
Du testicule. On commence par disséquer le testicule: La forme de cet! organe ayant été étudiée, on ouvre ; sur son bord inférieur, la tunique albuginée, et l’on renverse avec précaution les bords de l’incision en sens opposé. Cette précaution laisse voir une partie des prolongements intérieurs de l’albuginée, les faisceaux des vaisseaux séminifères, et! les vaisseaux sanguins des testicules distendus par le sang où l'injection ; lorsqu'on veut dérouler quelques-uns des vaisseaux séminifères , il faut faire macérer pendant quelque temps le testicule ouvert dans de l’eau tiède; une coupe transversale de l'organe faite à sa partie moyenne, montre le rapport des cloisons avec les vaisseaux séminifères,
Lorsqu’onveut injecter quelques-uns des vaisseaux séminifères, il faut pousser du mercure par un long tube intro duit dans le canal déférent. L’injection des lymphatiques des testicules et de l’épididyme se fait assez facilement , en poussant des liqueurs très tenues par l’artère spermatique, après avoir fait la ligaturé des veines du cordon. |
Pour démontrer la structure de Pépididyme > On fait une petite incision sur une partie quelconque de sa longueur, et on injecte ensuite du mercure par le canal déférent, cetté substance s’échappe par la petite incision, Cetté expérience prouve que ce corps n’est qu’un conduit tortueux.
La dissection du cordon présente peu de difficultés. On ie suit dans le canal inguinal, en notant soigneusement ses vapports avec l’artère épigastrique et l’anneau inguinal, et . Von découvre entièrement le canal déférent, après avoir ouvert latéralement le bassin. : :
Si l’on voulait examiner la disposition du gubernaculuni téstis, il faudrait ouvrir: transversalement, l'abdomen audessous de Pombilic, et renverser les intestins sur un des côtés de la colonne vertébrale: on voit alors le gubernaculum, couvert par le péritoine, faire saillie, lorsqu'on. a la. précaution de tirer en bas le scrotum, peñdant qu’on soulève le ‘lambeau inférieur de Fincision. La portion abdominale du gubernaculum s’introduit dans le canal. inguinal, entrainänt avec elleun prolongement du péritoine. En fendant avec précaution le canal inguinal, on aperçoit le prolongement péritonéal et l'on trouve extrémité inférieure
du gubernaculum, f |
. Des wésicules séminales etes canaux éjaculateurs, Après avoir scié les os pubis à quelque distance de la symphyse sacro-iliaque , on étudie avec plus de facilité les autres parties des organes pénitaux. Les vésicules séminales doivent: être considérées à l'extérieur, puis on les ouvre pour voir les cellules dont elles se composent, et qui sont adossées les unes aux autres ; Êt séparées par des cloisons assez minces. Pour développer les vésicules , on les injecte avec du suif par le cdnal déférent , après en avoir exprimé le liquide qu’elles contiennent; on les faitensuite macérer, jusqu’à-destruction entière du tissu cellulaire, Les canaux éjaculateurs ne doivent être disséqués qu'après avoir vu Purèthre. IL est bon de conserver le rectum que l’on remplit de bourre, et d’insuffler la vessie. Fe 43
Du pénis et de ses annexes. Les téguments du pénis étant incisés le. long de sa face dorsale, depuis sa base jusqu’à l'extrémité du prépuce ; on met à découvert le ligament suspenseur, en emportant le tissu cellulaire qui correspond à ses faces. On dissèque énsuite les muscles du‘périnée, en conservant , autant que possible, les branches principales des nerfs et des vaisseaux honteux, et l’on fait pénétrer dans le canal de Purèthre , une algalie qui doit suivre sans.effort ses courbures; on observera avec soin les connexions du canal hors du bassin et dans l’intérieur de cette cavité. | 3
On insuffle la vessie | et l’on achève de disséquer les vésicules séminales. En introduisant de l’air, au moyen d’un tube , dans l’une des racines du corps caverneux,, on; peut s'assurer queson tissu spongieux ne communique point avec celui de l’urèthre et du gland: Il faut ensuite inciser ce tissu suivant sa longueur, et en dehors ; on en exprime le sang
ar des lotions répétées, et l’on remarque la disposition de sa cloison médiane. | |
Pour procéder à l'étude de l’urèthre, on l’ouvre par sa paroi latérale jusqu’au col de la vessie. Cette coupe est nécessaire pour examiner sa cavité, sa structureet celle du gland; ses lacunes muqueuses s’apercoivent assez facilement , ainsi que les excréteurs de la prostate, en soufflant avec un tube sur la surface externe. I faut, pour trouver le canal éjacula-
teur, sonder par le canal déférent; on le met ensuite: à
SPLANCHNOTOMIE, — ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME: 117 découvert, en incisant le tissu de la prostate de haut en bas, et dans la direction du stylet. Le parenchyme de la prostate doit être déchiré pour bien voir sa structure. Si l’on voulait chercher les glandes de Cowper,il serait nécessaire de soulever avec précaution les muscles bulbo-ca- Verneux. |
Lorsqu’on désire conserver un pénis préparé, :on fait avec de la cire, par le bulbe de l’urèthe et par le corps caverneux, deux injections de couleur différente, eton maintient l’urèthre distendu avec une grosse algalie. La dessiccation achevée , on fend latéralement le gland et le corps caverneux.