‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 70 sur 351 · ORGANES GENITAUX DE LA FEMME · texte numérisé non relu

ORGANES GENITAUX DE LA FEMME

Des ovaires. On commence par eulever avec précaution le péritoine qui recouvre ces organes : alors on trouve audessous de cette membrane une couche de tissu cellulaire dense, qui envoie par sa surface interne un grand nombre de prolongements dans le parenchyme des organes ; en le déchirant, il paraît formé de petites vésicules arrondies, unies par du tissu cellulaire.

Des trompes On doit d’abord étudier leurs connexions, engager ensuite un stylet délié dans l’orifice du pavillon, et l’introduire avec précaution jusque dans Putérus; si linstrument rencontre ces flexuosités, on les efface, en coupant la trompe en travers, vers sa partie moyeune, en-deca des courbures. Il faut essayer de rendre apparent le tissu spongieux de la trompe, en injectant un vernis coloré, à l'aide d’un tube qu’on introduit sous la membrane qui revêt les trompes.

De l'utérus et de ses annexes. La configuration extérieure de la matrice étant reconnue, on pratique.une incision cruciale à sa paroi antérieure, en ayant soin d’écarter les lambeaux pour voir sa surface interne et les orifices des trompes. Il faut ensuite séparer, autant que possible, les tuniques séreuse et muqueuse du tissu propre de l’organe. Les vaisseaux doivent être suivis dans l’épaisseur du Hgament large, dont on enlève la lame antérieure. On dissèque les ligaments ronds avec la même précaution que les cordons testiculaires. Lorsqu'on veut voir les vaisseaux ympha-

tiques, il faut injecter les artères et les veines utérines dé fa matrice d’une femme qui est morte vers Ja fin de la grossesre. C’est également l’époque qu'il faut choisir pour étu-. dier sa structureïntime.

De la vulve et de ses annexes. De la partie supérieure du pénil jusque vers le clitoris, on pratique une incision profonde qu’on prolonge le long du bord libre dé l’une des grandes lèvres. On dissèque la muqueuse jusque vers l’orifice du vagin , après avoir renversé la peau en dehors. Cette préparation permet de voir distinctement l’une dés parties latérales du sphincter de ce canal, et:du plexus rétiforme, l’une des racines du corps caverneux, le corps du clitoris, son ligament, l’un des muscles: ischio-caverneux, et une portion de l’urèthre. On achèvera la préparation en fendant la symphyse pour découvrir lurèthre danstoute sa longueur, et en ouvrant ce canal par sa paroi supérieure,

Du vagin. N ne doit être préparé qu'après la vulve. Lorsqu’on veut le disséquer, ïl faut d’abord le distendre ainsi que le rectum, on mtroduit ensuite une sonde dans l’intestin, et on ouvre latéralement le bassin. Après avoir examiné les connexions de ce canal, on l’incise surl’un de ses côtés,

ou par sa paroi postérieure, ce qui se pratique sans aucune

difficulté, lorsqu'on détache la symphyse des pubis, comnre dans la préparation des parties génitales de homme. :

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OSTÉOLOGIE ET SYNDESMOLOGIE.

GÉNÉRALITÉS

Lx système osseux est formé par la réunion des 05. I se montre avec la moelle et le cerveau auxquels il sert d’enveloppe. Le nombre des os est très grand; on en compte deux cent cinquante-six, sans y comprendre les os sésamoïdes.

Les os sont généralement divisés en grands, moyens, petits et très petits, ow osselets. Leur forme est symétrique. Les uns sont impairs et médians, les autres latéraux et pairs. On partage les os, d’après les dimensions géométriques, en long os, larges, courts et mixtes. Les os longs sont situés dans les RENTE où leur ensemble représente des colonnes brisées. Lesos asia occupent le tronc ; où ilsforment desparois de cavité ouvertes. Les os courts sont placés dans la colonne vertébrale, dans la main et.dans le pied, où ils constituent des parties tds et mobiles. Les os mixtes, comme l’occipital, le sphénoïde, le temporal ; le coxal, sai sont ceux qui participent des caractères de plusieurs genres.

On remarque à la surface des os, des éminences et des cavités très variées. Parmi ces éminences, on distingue Îles apophyses qu'on partage en articulaires et en non articulaires. Celles de cette dernière espèce se:subdivisent en trois senres, les unes , longues et saillantes, sont appelées branche ; apophyses proprement dites ; les autres, plus courtes et ae épaisses , portent le nom de protubérances, pu Lada

1 Pour éviter aux élèves des recherches multipliées, je placcrai en

tète de chaque organe ou de chaque groupe d'organes , le n° de la page où sa préparation est indiquée

rosités et de tubercules ; les autres ; allongées, étroites et peu saillantes, sont connues sous la dénomination de crétes et de lignes. Les apophyses articulaires ont reçu le nom de tétes, lorsqu’elles sont sphéroïdales ; de condyles, lorsqu’elles sont plus larges dans un sens que dans un autre; la partie rétrécie qui les soutienta été nommée col: on lesappelle encore dentelures, racines, quand elles servent aux articulations immobiles.

Les cavités des os sont divisées, comme les éminences,

en articulaires et en non articulaires. Celles-ci forment à leur tour deux classes, les cavités traversant l’épaisseur des 08, et celles qui ne la traversent pas. Dans la dernière sont comprises les fosses, les fossettes, les impressions digitales, qui ont une entrée élargie dans tous les sens ; les sinus dont le fond est évasé, l’entrée étroite, et l’intérieur tapissé par une membrane muqueuse ; les cellules, partagées en plusieurs loges; les sillons, les gouttières , les méats, les rainures , les coulisses, qui sont allongés, étroits, plus ou moins profonds. Lorsque les cavités de-cette dernière sorte se rencontrent sur le bord des os, on leur donne le nom d’incisures ou d’échancrures.

.… Dans la seconde classe, on trouve les fentes où jéssures, . les trous, qui suivent le trajet le plus court à travers un (ES mince; les canaux , les conduits, qui parcourent un trajet plus long et diversement contourné.

Les cavités articulaires sont nommées cotyloïdes, lorsqu’elles sont hémisphériques etprofondes ; glénoides, quand elles sont larges et peu profondes; facettes, si elles sont presque planes ; alvéoles, lorsqu'elles sont coniques et pro-

fondes. y On trouve encore dans: lPépaisseur des os du crâne et des

vertèbres, des canaux veineux, qui ont été très bien décrits par M. Chaussier, Poux faciliter Pétude de ces éminences et de ces cavités, nousaklons donner ci-après les deux tableaux de M. H: Cloquet. Le premier embrasse toutes les apophyses, le second toutes les cavités. *

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