‹ Traité élémentaire d'anatomie, contenant les préparations, l'anatomie descriptive et les principales régions du corps humain. Avec des notes extraites du cours de Ph. Fréd. BlandinChapitre 74 sur 351 · DU SQUELETTE · texte numérisé non relu

DU SQUELETTE

Le squelette est l'assemblage de tous les os réunis entre eux par leurs articulations. Il pc: e le nom de »aturel quand l'union des os a lieu par leurs ligaments propres, et d’artificiel quand elle se fait par des liens étrangers à l’organisation. -

Ses usages sont de protéger les centres nerveux et vascus:

OSTÉOLOGIE ET SYNDÉSM.— SQUELETTE. 197 laires, de constituer l’axe du corps, et d’offrir des points d'attache aux muscles.

Deux cent cinquante-six os entrent dans sa composition : ils peuvent se ranger en deux grandes divisions, qui sont le tronc et les membres.

Le tronc se partage en téte, en colonne vertébrale, en thorax et en bassin.

La tête forme deux subdivisions, le crdne et la face. Huit os composent le crâne : le frontal, les pariétaux , Vethmoide, le sphénoïde, les témporaux et Voccipital. On doit aussi compter, dans le temporal, les osselets de l’ouïe, savoir : le marteau , V'enclume , l'os lenticulaire et Pétrier.

On re la face en mächoire supérieure et en mächoire inférieure. La première comprend les os maæillaires superieurs, les nasaux, les malaires, les unguis, les: palatins, les cornets inférieurs et le vomer. La deuxième n’offre qu’un seul os, le maxillaire inférieur. La face contient en outre les trente-deux dents, et l’os hyoïde.

La colonne vertébrale se compose de vingt-quatre os, qu’on nomme vertébres. Le thorax est formée par le sternum et les côtes, au nombre de vingt-quatre. Le bassin comprend les deux os liaques, le sacrum et le coccyx.

Les membres se divisent en thoraciques et abdominaux.

Les thoraciques se composent de l’épaule, formée par l’omoplate et la clavicule ; du bras, formé par l’humérus; de (l. Mr composé par le radius et le cubitus; de la main, qu ’on partage en carpe, métacarpe et doigts. Le carpe contient huit os placés,sur deux rangées. La première est constituée par le scaphoïde , le sémi-lunaire , le pyramidal et le pisiforme ; la deuxième, par le érapèze, le trapézoïde, le grand os et l’os crochu. Le métacarpe comprend cinq os désignés par leur nom numérique de premier, de second, etc.) en comptant de dehors en dedans. Les doigts, au nombre de cinq, offrent chacun trois os appelés phalanges, qu’on distingue en première, deuxième, troisième , à l'exception du pouce, qui ne présente que la première et la troisième.

Les membres abdominaux sont également formés de plusieurs sections, savoir; la cuisse, la jambe et le pied. La cuisse comprend le fémur. La jambe est formée par trois os, le tibia, le péroné et la rotule. Le pied est composé du farse,

du métatarse et des orteils, Le tarse comprend deux rangées . d'os; on distingue dans la première, le calcanéum et V’astragale; on compte dans la seconde, le scaphoïde, les trois cunéiformes et le cuboïde. Le métatarse se compose de cinq 08 désignés par leur nom numérique, en comptant de dedans en dehors. H y a cinq orteils, qui sont formés chacun par trois phalanges, excepté le gros crteil qui n’en offre que deux.

N'oublions pas que le corps humain est formé de deux parties latérales dont la réunion est indiquée par ce raphé, cette ligne médiane, que l’on pourrait appeler plus convenablement plan antéro-postérieur; et faisons remarquer que, parmi les organes de la vie de relation, tous ceux qui occupent le plan médian sont en général impairs et symétriques, et que tous ceux, au contraire, qui sont situés sur les parties latérales, sont pairs et symétriques.

DES OS EN PARTICULIER.—{Voy. Prépar., pag. 7.) COLONNE VERTÉBRALE ’«

Tige osseuse, placée à la partie postérieure du tronc, soutenant la tête et appuyée sur le bassin , formée de vingtquatre vertèbres, savoir sept cervicales, douze dorsales et cinq lombaires. | |

Forme générale et particulière des vertèbres,

1° Sur la ligne médiane, on voit d’avant en arrière , r° lé corps de la vertèbre, cylindrique ou ovalaire, uni en haut et en bas aux fibro-cartilages inter-vertébraux, convexe en devant, concave dans sa partie postérieure, qui répond au

r Nous avons pensé qu’il convenait de commencer la description des oS par la colonne vertébrale, parce que c’est la partie la plus importante du corps dans les animaux , et que la tête peut être considérée comme une simple modification du rachis. Cette méthode a d’ailléurs

l’avantage de faire procéder du simple au composé, et du facile au difhcile.

2 x Li %.

OSTÉOLOGIE ÊT SYNDESM.—COLONNE VERTÉBRALE. 129 canal vertébral ; 2° le trou vertébral, concourant à former le canal du même nom ; 3 l’apophyse épineuse , terminaison des deux lames vertébrales situées latéralement.

2°Sur chaque côté, et d'avant en arrière, 1° deux échancrures, la supérieure assezsuperficielle, l’inférieure plus profonde, creusées sur le pédicule joint au corps, formant les trous de conjugaison ; 2° deuxapophyses articulaires, l'une en haut, l’autre en bas ; 3° l’apophyse transverse, dirigée en dehors.

Vertèbres cervicales, au nombre de sept. Elles ont le corps allongé transversalement, un peu plus épais en devant qu’en arrière, présentant une face supérieure plus étendue que l’inférieure; sur les côtés en haut , deux petites lames saillantes, en bas, deux échancrures superficielles ÿ et enfin en avant, trois petites surfaces, l’une moyenne, pour le ligament vertébral antérieur , les deux autres latérales, pour les longs du cou. Les trous vertébraux sont triangulaires, mais à angles arrondis. Les apophyses épineuses sont prismatiques, horizontales, bifurquées. Les échancrures sont antérieures aux apophyses articulaires; les apophyses articulaires inférieures, ovales à dirigées en avant et en bas; les supérieures, en arrière et en haut; les apophyses transverses sont courtes, bifurquées à leur sommet, offrant supérieurement une gouttière donnant attache par ses bords aux muscles inter-transversaires, età leur base un trou traversé par l’artère vertébrale. Les lames sont plus longues et moins larges que dans les autres régions.

Vertèbres dorsales, au nombre de douze. Leur corps a plus d’étendue d’avant en arrière que tranversalement jt est plus épais en arrière qu’en devant, convexe en devant, légèrement concave en arrière; offrant, dans le plus grand nombre ; sur chaque côté, deux demi-facettes servant à l’articulation des côtes. On ne doit pas omettre que les quatre premières vertèbres ont un corps qui va en décroissant jus-

qu’à la cinquième, tandis qu’à partir de ce point, il va, atl

contraire, en augmentant jusqu’à la dernière. Le trou est plus petit qu’au cou; ilest arrondi, ovale d'avant en arrière. L’apophyse épineuse est longue ; prismatique, en pointe à son sommet , obliquement dirigée en bas et en arrière: Les

échancrures placées au-devant des apophyses transverses £,

sont plus grandes qu’au cou. Les apophvses articulaires su-

périeures sont verticales , dirigées en arrière ; les inférieures dirigées en avant; les apophyses transverses sont longues, grosses , obliquement déjetées en arrière, terminées par un sommet tuberculeux, articulé avec la tubérosité des côtés. Les lamessont larges et épaisses.

F'ertèbres lombaires. 11 y en a cinq. Le corps, très gros et plus élevé que celui des dorsales, reprend l’étendue transversale des vertèbres cervicales; il est plane en haut et en bas;.le trou vertébral, plus grand que dans le dos, redevient triangulaire; l’apophyse, épineuse très large, horizontale, aplatie, presque carrée, manque quelquefois dans la dernière; les échancrures sont très grandes ; les apophyses articulaires très grosses et saillantes; les supérieures concaves , ovales, tournées en dedans; les inférieures convexes, ovales, dirigées en dehors; les apophyses transverses sont minces, longues, horizontales, plus antérieures qu’au dos; les lames sont épaisses, hautes, moins étendues transversalement que dans les autres régions.

De quelques vertèbres en particulier. À la région cervicale, trois vertèbres présentent des caractères particuliers.

L'ailas (première vertèbre) représente, par son corps, un petit arc aplati, convexe et tuberculeux en devant, concave en arrière, où est une facette unie à l’odontoïde, donnant attache en haut et en bas à des ligaments pour son ‘union avec l’occipital et l’axis. Le trou vertébral est très grand, divisé en deux par le ligament transverse. L’apophyse épineuse est remplacée par deux tubercules où se fixent les petits droits postérieurs de la tête ; les échancrures sont situées derrière les apophyses articulaires : celle d’en haut représente une gouttière , quelquefois convertie en trou par une lame osseuse , et livrant passage à l'artère vertébrale et au nerf sous-occipital. Les apophyses articulaires sont horizontales et larges, les supérieures, concaves, reçoivent les condyles de l’occipital , les inférieures, presque planes, sont unies à l’axis ; les apophyses transyerses sont peu longues et non bifurquées. Les limes forment un arc double de l’antérieur.

L’axis, seconde vertèbre du cou, se distingue par la hauteur de son corps, offrant en devant.une crête moyenne, et deux enfoncements latéraux pour les.longs du cou; en arrière elle répond au canal, en bas elle donne insertion au

OSTÉOLOGIE ET SYNDESM. — COLONNE VERTABRALE. 131 premier fibro-cartilage ; en haut existe apophyse odontoïde, éminence verticale, tournant dans l’espèce de cercle que lui forment l’arc antérieur de l’atlas et le ligament transverse ; articulée; en avant avec l’atlas, recevant à son sommet l’inc sertion des lisaments odontoïdiens ; le trou vertébral est triangulaire ; l’apophyse épineuse est très considérable F l’échancrure supérieure est beaucoup plus en arrière que l’inférieure; l’apophyse articulaire supérieure est large, presque horizontale; l’inférieure ovale, un peu concave, tournée en avant et en bas; l’apophyse transverse est courte, non bifurquée; les lames sont très épaisses. |

La septième vertèbre cervicale, à laquelle on donne le nom de proëminente, diffère des autres vertèbres de la même région par son apophyse épineuse, qui est très longue, saillante et non bifurquée.

Quatre vertèbres présentent au dos des variétés : la première a le corps plus étendu transversalement que d’avant en arrière, et offre sur les côtés une facette complète en haut, et une demi-facette en bas; l’apophyse épineuse est. longue, tuberculeuse, presque horizontale. La dixième et la onzième vertèbres n’ont qu’une seule facette. L’apophyse épineuse de la onzième est horizontale ; les apophyses transverses ne sont point articulaires à leur sommet.

On ne trouve aux lombes qu’une seule vertèbre qui diffère des autres, c’est la cinquième; son corps est taillé obliquement en bas,pour s’accommoder à la coupe oblique du sacrum.

Développement. Toutes les vertèbres se développent, en général, par huit points d’ossification. Il en paraît d’abord un à la partie moyenne du corps, et bientôt après deux autres pour les parties supérieure et inférieure de ce même Corps; deux points se montrent ensuite pour les masses latérales; ils sont suivis par: deux autres qui appartiennent aux apophyses transverses; ie développement est terminé lorsqu'on aperçoit. le point qui se montre au sommet: de l’apophyse épineuse: Les Japophyses. cervicale: ont neuf points d’ossification; cette différence est dué:aice qu'ilen existe deux pour les tubercules de Vapophyse épineuse. :::

La manière dont se développe la colonne vertébrale-n’est point uniforme pour toutes: les vertèbres. H est très: rare 3 par exemple, qu’on observe le corps de :l’atlas : avant le

sixième mois. de la vie extra-utérine, tandis qu’il se montre déjà long-temps avant l’époque de la maturité du fœtus dans les:autresiwertèbres; souvent même, à l’âge de deux et trois-ans,vles deux masses latérales sont simplement unies par une bandelette cartilagineuse. On rencontre quelquefois dans l’atlas les moitiés d’arcs non réunies sur la ligne médiane.

: La deuxième ver tèbse cervicale sedéveloppeparcinq points dossification, quelquefoisplus: les noyaux osseux qui apparaissent les premiers sont ceux des parties latérales ; onvoit ensuite ceux du corps, puis ceux.de:l’apophyse odontoïde.

: Le déveitoppément de la septième vertèbre cervicale alieu par, cinq. points, d’ossification ; presque toujours on trouve la circonférence antérieure du trou vertébral formée, en grande partie, dans le fœtus de sept mois, par un noyau osseux, particulier et oblong, qui va des parties latérales du corps à la racine postérieure de l’apophyse transverse. Ce petit os est bien évidemment un rudiment de côte; il dif- . fère des autres côtes, én ce qu’il ne s’unit point au sternum : par le moyen d’un: cartilage, et se soude régulièrement avec la vertèbre à laquelle il est joint: Meckel, à qui nous empruntonsces détails, fait remarquer que cette particularité de la septième vertèbre cervicale est importante sous deux xapports : d’abord elle établit entre le squelette des mammifères et celui des autres animaux vertébrés, une analogie plus grande que celle qu’en admettait jusqu'ici; car on n'avait pas encore trouvé chez les mammifères, les analogues des côtes supérieures des oiseaux et des reptiles. En second lieu,elle fournit un nouvel argument quiprouve que les formations qui sont transitoires chez lesanimaux supérieurs, deviennent permanentes chez ceux des classes inférieures.

.Fices de conformation. On voit quelquefois plusieurs vertèbres manquer: ce vice de conformation s’observe surtout lorsque la moitié supérieure du corps ne s’est pas développée conxplétement. Dans d’autres cas, les moitiés droite et gauche nésetréunissant pas, il en résulte une anomalie qui porte le nom de spina bifida. La colonne vertébrale peut présenter des vices de conformation ‘accidentels; le plus fréquent est l'incurvation dont on fait troisespèces , la cyphose, la lordose et la scoliose , suivant que la colonne est courbée

OSTÉOLOGIE ET SYNDÉSM, 2 ARTICUL. DE LA COLONNE. 133 en arrière, en avant où sur Jecôté. La soudure des: vertèbres peut être congéniale; dans lecas contrair sp “ch Warrive guère ë que dans lextrême APRES } RCE A 5 3

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ARTICULATIONS | DÉLA co LONNE VE RTÉBRALE. (Ve QE Pro par. 2.

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Léa ticulations rénébrates: se font parle corps; les: apo” physes articulaires, les Tamies-et les apophwses épinetises, au moyen de: fibro- “cartilafies inter-vertébraux ; de? Hpamerits jaunes;'de ligaments "inter-épineux, ‘de Joints vertébraux antérieuret postérieur, et des ligaiheñts sut-épinéux.

Articulätion des corps des vertèbres. Elle se fait par deux ligaments ét des fibro-cartikigest 1° Ligament vertébral an: térieur. Placé à la partie antérieure du corps des vértèbrés, il s'étend depuis laxis jusqu’à Ha partie supérieure dü ‘sacrum, sous la forme: d’unelongue bande fibreuse, aplätié d’un aspect nacré et brillant; trois ordrés de fibrés"le côni- PHsERUR ‘les superficielles; re movénnes etlés profondes ; les’ premières sont'insérées en haut, au corps ou au fibrotartilage d’une vertèbre ;‘en bas; au corps ou au fibro-cartilage déla-quatrième ou Fe hbcnatibe vertébre ‘située au- idees sous; des secondes se dirigent d’üñe vertèBte où d’ün fibrocartilage ? à la troisième: vertèbre, ou au troisième fibroicartilage placé au-dessous ;'les dernières’, enfin , voit dune vertèbre-où d’unfibré-éartilage’à l’autré ;'#t les CÔTES ‘de ce ligament, et à la région cervicale setembts ‘on troûve au

niveau de chaque articulation, un faïsééau fbi eux oblique, qui $ ré dela vertèbre supérieure à" ceïlé qui ést au-des- Sous. 2° Ligament vertébral postérietir. Situé °dérrière le corps ra vertèbres, depuis Ta seconde, où il” “estconfondu avec te lisgament occipito- -axoïidicn ; jusqu'au éacrum , il représente une longue bande plus etbite au dos qu’au cou et aux lombes, et commerétraniglée de distance en distance, parcequ'il s'élargit au niveau de chaque fibro-cartilage. ce ligament èst formé de fibres superficielles et de’ fibrés profondes qui se comportent comme celles du lisament anitérieur: 3° Fibro-cartilages. inter-vertébraux :" Ce ‘sont des espèces de coussins souples et élastiques; " placés éntre lé corps desñertèbres, depuis l’espace qui séparé l'aéwkième

de la troisième, jusqu’à celui qui sépare le sacrum de la dernière. Ils sorsespinndent exactement dans chaque région, par leur forme, à celles du corps des vertèbres, entre lesquelles ils sont pret aux lombes et au cou, ils sont plus minces en arrière qu’en devant, le contraire a lieu dans la région dorsale. Supérieur. Exiee et inférieurement, ils adhèrent aux surfaces correspondantes des vertèbres; en avant, ils répondent, au ligament vertébral antérieur, et en arrière, au ligament vertébral postérieur. Des fibres ligamenteuses très fortes constituent les fibro-cartilages dans leur contour; elles représentent des plans membraneux , superposés et croisés dans leur direction. Cette disposition est telle que chaque faisceau se porte obliquement de la vertèbre qui est au-dessus à celle qui est au-dessous, en croisant les faisceaux sous-jacents, à angles plus ou moins aigus.

Articulation des apophyses articulaires. : Les achetés de ces apophyses sont revêtues d’üne couche mince de. cartilage, recouverte par une petite poche synoviale qui se réfléchit de l’une sur l’autre; quelques fibres ligamenteuses irrégulières fortifient l’articulation en dehors.

Articulation des lames. L'union des lames vertébrales se fait par des ligaments jaunes , depuis la deuxième jusqu'au sacrum. Ces ligaments sont divisés en deux portions réunies à angle vers la base de l’apophyse épineuse. Leur forme est semblable à celle, de l’espace qu’ils occupent ; ils sont fixés par leur: bord ‘supérieur à la face interne de la lame de la vertèbre qui est au-dessus, et par l’inférieur au bord même de la lame placée au-dessous ; ils semblent secontinuer en arrière avec les ligaments inter-épineux. Les ligaments jaunes sont élastiques et à fibres verticales. *

Articulation des apophyses épineuses. Elle a lieu par desliga- ments inter-épineux et sur-épineux. 1° Ligaments inter-épineux, placés entre les intervalles des apophyses épineuses au dos etaux lombes, Si Be au cou par des muscles; étroits ct triangulaires au dos, larges et: quadrilatèr es aux idpibés ; fixés par leur bord supérieur à la partie inférieur edel’apophyse épineuse qui.est au-dessus, et par leur bord inférieur à la partie supérieure de Papopliyse épineuse qui est au-dessous. 2° Ligament sur- épineux dorso-lombaire, situé derrière le sommet des apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lom

de.

OSTÉOLOGIE ET. SYNDESM. —— CONSID. SUR LA COLONNE. 135 baires, depuis la septième cervicale, jusqu’à la crête médiane du sacrum ; fort épais aux lombes , plus mince au dos, formé de fibres superficielles plus longues , et de fibres profondes plus courtes. 3° Ligament sur-Cpineux cervical, où cervical superficiel, composé de fibres serrées très longues, inséré en bas à l’apophyse: épineuse de la septième vertèbre cervicaäle en haut , à la protubérance occipitale externe.

Mouvements. La colonne vertébrale exécute des mouvements de flexion, d'extension, d’inclinaison latérale, de circumduction et de rotation. La flexion a beaucoup d’étendue; dans ce mouvement, le ligament vertébral antérieur est relâché, les fibro-cartilages sont affaissés en-devant, et tendus en arrière, Jle:ligament vertébral postérieur, les inter-épineux. et sur-épineux sont également tendus; dans l'extension, des phénomènes contraires: ont lieu. Ge mouvement est d’ailleurs très borné pax les apophyses épineuses , surtout dans la région dorsale. Linclinaison latérale se passe presqu’entièrement dans les substances intervertébrales , qui s’aplatissent du côté où le mouvement à lieu ; l’inclinaison est principalement bornée par. les côtes. La circumduction, résultat:de la succession des mouvements précédents , a surtout. lieu dans les articulations inférieures de.lacolonnevertébrale. La rotation esttrès difficile; c’estunc espèce de-torsion générale où tous lesligaments sont tendus, etquiprovient des torsions isolées de chaque fibro-cartilage.

La colonne vertébrale exécute: encore des mouvements particuliers : dans la région cervicale, elle s'étend ;.se fléchit, s'incline latéralement ; et jouit de la circumduction et de la rotation : ces mouvements sont très bornés en haut, dans à région dorsale; en bas, au contraire, ils sont plus prononcés; enfin , dans la région lombaire , la disposition. des mouvements esttout-à-fait inverse de la region précédente; les mouvements particuliers à chaque vertèbre sont fort obscurs, excepté ceux dont jouissent la première et la; seconde. Ge sont, au reste, les mêmes que les mouvements généraux qu’ils concourent à produire.

11283 En) y Fr » 4 CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA COLONNE VERTEBRALE.

La longueur de la colonne éprouve, en général, peu de variations : elle forme le-tiers.environ de:la hauteur totale

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Al: : sf, / ï

du corps, et peut être subdivisée en région cervicale, ayant quinze centimètres, région dorsale, trente!, et régithn) lombaire, seize. Dans l’âge adulte, et chez le j uns homme, elle diminue après une longue station, par l’affaissement des cartilages inter-Vertébraux ; elle reprend ses dimensions par une position horizontale. La colonne représente une pyramide dont la base est en bas, etle sommet en haut; celle-ci est elle-même composée de trois pyramides secondaires , dont l’inférieure a sa base au sacrum et son sommet à la cinquième dorsale. Cette vertèbre est également le sommet de la seconde pyramide, qui a sa base à la première dorsale; la supérieure confond sa base avec la précédente, et a son sommet à l’axis. Six courbures se remarquent dans la co- Ionne vertébrale : en avant, une courbure convexe au cou , une concave au dos, une convexe aux lombes ; en arrière, trois courbures en sens opposé : ordinairement il existe encore une autre courbure latérale, au niveau de la partie postérieure de la poitrine et du côté gauche : Bichat l’attribue à -l’habitude où l’on est de se servir de préférence du bras droit ; il fait aussi la remarque que l’inclinaison de l’épine née d’un vice externe , porte plutôt sur la région dorsale, tandis que celle qui provient d’une habitude affecte plus particulièrement l’endroit de réunion de celle-ci avec la lombaire.

La colonne vertébrale, considérée dans son ensemble ; Présente quatre faces, une base, un sommet et un canal.

Face antérieure. Offrant une suite de gouttières transversales, séparées par des bords saillants. Cette région est recouverte par le ligament vertébral antérieur ; au cou, elle est en rapport, avec les grands droits antérieurs et longs du cou; au dos, elle répond à ces derniers, à la veine azygos à droite, et à l’aorte pectorale à gauche ; aux lombes, à l’aorte véntrale, à la veine cave inférieure , aux piliers du diaphragme, et aux ganglions nerveux lombaires.

Face postérieure: On y voit les apophyses épineuses horizontales, en haut et en bas, très inclinées au milieu. L'espace qui les sépare est très rétréci au dos; sur les côtés, les gouttières vertébrales, formées par la suite. des lames vertébrales, commencent à l’occipital, et se continuentavec les gouttières sacrées. Elles sont remplies par les muscles sacro-lombaire, long dorsal et transversaire épineux.

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OSTÉOLOGLE ET SYNDESM.-—— BASSIN. 137

Faces latérales. Présentant la suite des apophyses trans-

verses, plus antérieures au cou, et aux lombes ; plus en arrière au dos. Elles sont percées au cou , et à leur base, par le trou qui reçoit l’artère vertébrale. Les trous de conjugaison se voient entre les apophyses épineuses au cou, au devant d’elles au dos et aux lombes ; ces trous sont traversés par les nerfs vertébraux , et rent en avant la série des facettes qui s'unissent aux côtes.

Base. Large et oblique en anfère et en haut, articulée avec le sacrum.

Sommet , articulé avec l’occipital.

Canal vertébral. Triangulaire qu cou, il s’arrondit au milieu , et reprend en bas sa première formes; en devant, il est formé par la partie postérieure du corps des vertèbres ; et

ar les fibro-cartilages, le ligament vertébral postérieur; latéralement , il offre l’orifice interne des trous de conjugaison , et la partie interne des apophyses articulaires; en arrière , il est composé par les lames et les ligaments jaunes. Le canal communique en haut avec la cavité du crâne; en bas , avec le canal sacré, et est occupé par la moelle ne et n> enveloppes.

Développement en général. Considérée chez le fœtus, la colonne vertébrale représente en avant deux pyramides liens par leurs bases qui occupent la partie centrale de l’organe, tandis que leurs sommets se trouvent aux deux extrémités. Ces pyramides sont elles-mêmes formées de points osseux correspondant aux corps des vertèbres. En arrière, la co-

lonne offre de chaque côté une série de points ossenx déve-

loppés dans leslames osseuses'et qui, en se réunissant sur la lignemédiane, donneront naïssance auxapophyses épineuses.

“£a colonne vertébrale sert de soutien à latête, à la poitrine, ctaux membres thoraciques; c’est le centre de tous les mouvements : elle loge et protège la moelle épinière, et donne insertion à une grande quantité de muscles et de ligaments.

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