DU TOUCHER
Le sens du toucher peut être défini une manière de juger des corps mis en contact avec la peau, par leurs rapports de figure, de densité et de température avec cet organe. On observe que celui-ci a subi dans ce but plusieurs modifications : le derme est devenu plus mince et plus flexible, la coucbe vasculaire moins prononcée, les papilles nerveuses très-abondantes , enfin l’épiderme s’est aminci. Le tact, d’après l’heureuse idée de M. de Blainville, n’est que la partie la plus élevée du toucher : examiné comparativement chez l’homme avec ce que le sens du toucher est chez les animaux , on voit que la peau du premier est toute pénétrée de nerfs et dépouillée de parties insensibles , accessoires , comme poils, plumes, écailles. L’homme donc est le mieux partagé de tous les êtres de la création ; la nature prévoyante a retranché, ou seulement laissé dans un état rudimentaire, ses moyens de protection, afin de ne rien faire perdre à la délicatesse de son toucher par l’interposition d’organes accessoires trop épais et trop grossiers entre les papilles nerveuses et les agens ex-