VERTÈBRES
§ I®*'. Des vertèbres.
La partie centrale supérieure au canal intestinal, est ce qu’on nomme colonne vertébrale, depuis l’extrémité antérieure ou vomer, jusqu’à la dernière pièce coccygienne. Les différentes pièces qui la composent se divisent en vertèbres mobiles et en immobiles.
"Les vertèbres mobiles ont un caractère particulier dans le mode d’articulation de leurs corps, qui se fait toujours par continuité d’une substance fibreuse, sans appareil synovial. Elles sont distinguées, suivant la région à laquelle elles appartiennent , en cervicales , qui sont au nombre de sept ; en dorsales, au nombre de douze ; en lombaires, au nombre de cinq.
Les vertèbres immobiles sont celles qui servent à l’articulation immédiate des membres postérieurs, et dont l’ensemble porte les noms de sacrum et coccix; et celles qui forment la partie principale de la tête , et dont l’immobilité est encore plus complète.
Dans toutes les régions , chaque vertèbre présente un corps, partie la plus volumineuse
'1 3(5 ostéologie.
de l’os, placé en devant, offrant en haut en bas deux surfaces articulaires encroûtées de cartilages.
Les caractères généraux des vertèbres cervicales^ sont un corps peu considérable , une apophyse épineuse bifurquée à son extrémité, des apophyses transversales peu développées et percées à leur hase d’un trou , des apophyses obliques placées sur un plan horizontal, et un trou rachidien triangulaire dans sa circonférence. La première vertèbre, appelée atlas, n’a point de corps ni d’apophyse épineuse. Ce sont deux cerceaux qui les remplacent. l a seconde, nommée axis, a un corps très-volumineux. De sa partie supérieure naît une apophyse ajjpelée odontoide. L’apophyse épineuse de la septième est très-longue.
Les vertèbres dorsales ont le corps moins gros que celui des lombaires, et plus jDetit que celui des cervicales. On y voit sur les côtés de petites demi-facettes ai-ticulaires qui, réunies avec de semblables demi-facettes des vertèbres voisines, forment des facettes entières qui reçoivent l’extrémité postérieure des côtes. L’apophyse épineuse est alongée
VEllXÈBKES. I Zj
et terminée en pointe ; elle est fortement inclinée en bas. Les apophyses articulaires supérieures sont inclinées en arrière , et les inférieures en devant. Lajiremière, la onzième et la douzième offrent pour caractère particulier une facette entière qui s’articule avec les côtes.
Les 'Vertèbres lombaires ont toutes pour caractères généraux un corps très-volumineux, une apophyse épineuse large, aplatie transversalement; les apophyses articulaires supérieures tournées en dedans, les inférieures en dehors.
Les vertèbres s’articulent entre elles par amphiarthrose. L’articulation de la tête avec la première cervicale, de celle-ci avec la seconde , se fait par contignité de surfaces.
Les 'vertèbres immobiles inférieures sont au nombre de cinq: elles composent, en se soudant, un os particulier, qu’on appelle le jacmm. Cette série de vertèbres présente dans son ensemble une forme triangulaire. Cette pyramide est courbe d’arrière eh avant. Sa base, tournée en haut, se continue avec les vertèbres lombaires; son sommet, dirigé en ivant, avec celle du coccix. Sa face anté-
i38 ostéologie.
rieure est concave ; des sutures séparent dans l’état fœtal chaque vertèbre, et les orifices antérieurs des trous sacrés sont les trous de conjugaison. Sa face postérieure est convexe ; on remarque , i“ à la partie moyenne, une crête saillante, formée par la réunion des apophyses épineuses ; 2“ aux parties latérales , les orifices postérieurs des trous sacrés, et les traces des apophyses transverses. Le canal rachidien se prolonge dans le sacrum , et suit exactement sa cour- • bure. A ces vertèbres inférieures viennent . s’en ajouter d’autres encore plus rudimen- • taires ; elles prennent le nom de coccix; elles ; ne sont qu’un vestige de la queue.
Le rachis est donc formé par une sorte* d’os appelés vertèbres, empilés les uns surles autres , et constituant par leur réunion 1 un canal qui loge l’organe nerveux appelé moelle spinale. 11 représente une colonne ' creuse, supportant la tête à son extrémité’ supérieure, et enclavée, par son extrémité inférieure, entre les deux membres iiifé-rieurs.
os DE LA TÊTE. l3g
§ IL Des 'vertèbres immobiles supérieures et des os de la tête.
Ces vertèbres ont la même origine que les Inférieures et remplissent le même usage. Elles protègent également le système nerveux ; mais elles se sont dilatées pour pouvoir contenir celui-ci, qui est à son summum de développement , comme on voit que les vertèbres inférieures se sont resserrées pour loger l’autre extrémité du système nerveux, qui est lui-même peu développé.
La boîte crânienne est composée de quatre vertèbres : Y occipital compose la première partie postérieure, et les grandes ailes du sphénoïde composent la deuxième; sa troisième est composée du sphénoïde antérieur, de deux petites ailes et des deux frontaux. ^nlin le 'vomer et les deux os du nez entrent dans la composition de la quatrième.
Tu occipital ( ûg. 3 ) est recourbé sur luimême : sa face postérieure est convexe; on y observe le grand trou occipital ; son grand diamètre est dirigé en arrière. Sa face interne présente quatre fosses partagées par une espèce de croix , dont les trois
l4o OSTÉOLOGIE.
branches supérieures, creuses, forment ia continuation de la gouttière longitudinale.' On trouve à la circonférence quatre bords ; les deux supérieurs s’articulent par suture profonde avec les pariétaux; les deux inférieurs s’articulent de même avec les temporaux , et de plus concourent à la formation du trou déchiré postérieur. L’angle supérieur s’articule avec les deux pariétaux ; l’inférieur tronqué s’articule avec le corps du sphénoïde. L’occipital se développe par quatre points d’ossilication.
Le sphénoïde (lîg. 2) est situé à la base du crâne, devant l’occl})ital et les tenq)oraux. Sur son corps on voit la lame carrée, la selle snrcique ou fosse pituitaire, une surface sur laquelle glissent les nerfs de l’odoj'at, et sur les cotés les ailes d’ingressias ; de plus il offre deux eiifoncemens connus sous le nom de sinus sphéroïdaux , formés» en partie par deux petites lames osseuses appelées cornets de Bertin. La face postérieure s’unit avec l’occipital. Les branches ou grandes ailes présentent trois faces : une supérieure , qui répond dans les fosses moyennes du crâne ; on y voit les trous
os DE L.V TÈTE. l4l
sphéno- épineux, maxillaire inférieur et maxillaire supérieur. La face externe est partagée en portions temporale et zygomatique ; au bas et au-devant de cette dernière, naissent les apophyses ptérygoides , alongées de haut en bas, divisées en faces externe et interne. Derrière les apophyses se voient les orilices externes du trou sphéno-épineux et maxillaire inférieur. La face antérieure orbitaire fait partie de l’orbite , et concourt à la formation externe de cette cavité. Articulations: en devant, avec le coronal , l’ethmoïde, les os palatins et ceux de la pommette ; en arrière, avec l’occipital, les temporaux; sur e côté, avec les pariétaux, et en l)as, avec e vomer. Le sphénoïde a cinq points d’osjiücation : un pour le corps , deux pour les letites ailes , et deux pour les grandes.
Le pariétal (fig. 4) irrégulier est placé i la partie supérieure et latérale du crâne, levant l’occipital. Convexe supérieurement, i^ers son milieu il présente la bosse pariétale; 1 est concave inférieurement, et parsemé le sillons plus ou moins profonds. Les tords supérieur , antérieur et postérieur ’articulent par suture profonde ; le bord
i43 ostéologie. ,
Inférieur, par suture squammeuse ou écailleuse avec le temporal. Le point d’ossilîcation commence à la bosse pariétale.
Le coronal (fig. 5) est un os impair, symétrique, situé à la partie antérieure du crâne.
Sa face antérieure est convexe. Sur son milieu on trouve la i>osse et l’épine nasaie; sur les côtés se voient également de bas en haut les arcades sourcilières , les deux bosses coronales. La face inférieure présente dans le centre V échancrure ethinoïdale , sur le côté les deux fosses orbitaires. Les points d’ossification commencent aux bosses frontales. ) Le 'vomer ( fig. 3), qui commence la pre- j mière vertèbre , est un os impair. Irrégulier. « Il forme la cloison des fosses nasales ; il est j: situé derrière la lame perpendiculaire de ^ l’ethmoïde. Le bord supérieur de cet os i s’articule avec le sphénoïde par une espèce I de gouttière ; rbiférieur, avec les os maxil- ' laires et les os palatins ; l’antérieur, avec la | lame perpendiculaire de l’ethmoïde ; le pos- * térieur est libre. Les faces latérales répondent aux fosses nasales ; le vomer se déve | loppe par un seul point d’ossification. j
Idos propre du nez appartient également
os DE LA. XÈTE. l43
la quatrième vertèbre. Cet os est pair, rrégulier ; il est situé à la partie moyenne it supérieure de la face, au-dessous du oronal. La face externe est concave; sa ace interne fait partie de la paroi supéieure des fosses nasales ; son bord inférieur St libre : c’est sur lui que se fixe le cartilage [u nez.
Lorsqu’on examine dans son ensemble i colonne vertébrale de l’homme , on voit a mobilité diminuer progressivement du entre aux deux extrémités, si pourtant on n articulation occipito-allodienne et
;s 'vertèbres du coccix. Cette disposition, à eu près générale pour le squelette des au- : es mammifères , souffre une exception des lus curieuses chez les cétacés. Les vertères cervicales, presque toujours soudées itre elles, augmentent leur solidité par ur réunion. Les autres vertèbres jouissent 'une mobilité d’autant plus grande qu’on s examine plus près de la région cocciienne,où cette faculté, si essentielle pour es animaux privés de membres postérieurs, t très-grande.
L’analogie des vertèbres crâniennes avec
i44 ostéologie.
les autres segmens de la colonne vertébrale, est rendue appréciable par l’examen de celle du squale porte-scie. Chez ce poisson le voilier, renflé à sa base, se prolonge antérieurement, et sur un plan parallèle au rachis, pour former l’arme singulière dont cet animal est jiourvu. Ce prolongement,, jiartagé par plusieurs intersections , placé ■ d’ailleurs au-devant des vertèbres crânien- nés, qui sont soudées <à l’instar des vertèbres du sacrum , semble une sorte de coccix an- térieur.
Les os wormiens , qu’on trouve dansl’intervalle des vertèbres crâniennes ou de leurs appendices, doivent être considérés^ comme des portions accessoires et isolées < par un défaut d’ossification.
Après avoir décrit les deux espèces de vertèbres mobiles et immobiles, nous pas-sons aux appendices qui, s’ajoutant de' chaque côté du crâne , semblent former' avec lui un tout qui porte le nom général ! de téce ; celle-ci résulte en effet des ajipendices placés sur les côtés des vertèbresci'ânienues.
Le premier appendice ajiparlient à l’ap-
os DE L\ TÊTE. l45
larell de l’olfaction. Il porte le nom d’cr/.- 20Ïde et de cornet inférieur. L’etlimoïde est in os impair, régulier, situé à la partie an- L'i'ieure de la bosse du crâne, devant le phénoïde et les os palatins. Sa partie loyenne présente en bas la lame perpeniculaire;en haut, V apophyse crista-galli , et ans le milieu, la lame criblée. Les masses itérales sont alongées ; leurs faces internes résentent de haut en bas le cornet supérieur e l’ethmoïde ou de Morgagnl, la lame \ane; au-dessous, le méat supérieur, qui comlunique dans les cellules postérieures; au- 2SSUS, le cornet moyen, et plus bas, la portion Il méat moyen. Les faces antérieures et ostérieures s’articulent, la première avec 3S unguis , et la seconde avec le sphénoïde, et os se développe par trois points d’ossication , un pour la partie moyenne, et eux pour les masses latérales.
Le cornet inférieur, qui est un os pair, est îcourbé, situé dans l’intérieur des fosses asales , à la partie moyenne des os maxilires et du palais. Sa face interne est conexe, elle se répand dans les fosses nasales ; i face externe est concave, elle est placée
ANATOMIE. lO
l4() OSTÉOiOGIE.
en arrière sur l’os palatin , en devant sur le maxillaire, et dans le milieu elle concourt à fermer en partie l’ouverture du sinus maxillaire. 11 n’y a qu’un seul point d’ossification.
Le second appendice sert à l’organe de la vision, et <à la composition de la mâchoire. Cet appendice forme à lui seul la plus • grande partie de la face ; il se compose de • lieux branches, l’une externe et l’autre in-terne. externe est formée par V arcade zjgo-matique ou os jngal, qui s’articule avec une ■ apophyse de Vos temporal. \J interne se com- • ]iose de V apophyse ptérygoide, près de l’o5< palatin, qui fait une partielle la voûte dui palais. Ces deux racines se réunissent ensuite ? sur un seul os appelé maxillaire supérieur,. qui porte les dents. Cet appendice n’est ja-mais mobile sur le crâne dans aucun sens , . et celui d’un coté se réunit à l’autre sans^ aucune pièce médiane. Les os qui compo-sent ce second appendice , sont :
L’o^ de la pommette ou os jugal ( fig. 6 ) , situé au-dessous du coronal , devant le temporal. Sa face externe est convexe; sa face nterne est articulée en partie avec le maxil-
os DE LA TÈTE. \<\j
aire supérieur et le sphénoïde ; il concourt îi former les fosses temporale et zygomatique. 'L’angle supérieur s’articule avec le coronal , l'inférieur et l’antérieur avec le maxillaire , et le postérieur avec l’apophyse zygomatique du temporal. Il se développe par un seul point d’ossification.
L’o^ palatin, pair, irrégulier, situé à la partie postérieure des fosses nasales et de la voûte palatine. Sa portion horizontale fait partie du plancher des fosses nasales ; l’inférieure, de la voûte palatine. Sa portion verticale est divisée en deux corps et en deux extrémités. La face externe du corps est appliquée sur l’os maxillaire ; la face Interne répond aux fosses nasales, dont elle forme la portion de la paroi externe ; le bord antérieur est articulé avec l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde, avec l’os maxillaire, et son bord postérieur l’est aussi avec l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde. L’os palatin se développe par mi seul point d’ossification.
Le maxillaire supérieur pair, situé au
milieu de la face, au-dessous du coronal. A sa région externe se présente Y apophyse mon~
t48 ostéoi.ogik.
tante, qui s’arlicule avec le coronal; au- ;j dessous , la fosse canine et le trou sous-orùâ' , \ taire ; un peu en arrière , la protubérance ^ maxillaire, qui répond dans la fosse zygo- j matique, d’autant plus saillante qu’on est j moins avancé en Age, parce qu’ alors la dent tardive est encore contenue dans son al- i véole ; au-dessous , la face orbitaire , appelée j le plancher de l’orbite : on y voit le coin- • mencement du canal sous-orbitaire. A la face interne , on volt dans son milieu l’épine palatine; elle est alongée de derrière en devant; elle fait partie des fosses nasales, en haut , dont elle forme le plancher. La réunion des deux épines donne Heu en devant là la formation du trou incisif ou palatin antérieur. Au-dessus de l’épine , se volt le sinus maxillaire ; le bord dentaire est garni de seize alvéoles. Les ostéïdes qu’elles renferment seront examinées à l’article de la nutrition. L’os maxillaire se développe par , un seul point d’ossification.
La réunion de tous ces os forme ce qu’on j appelle ['angle de camper. On nomme angle ’ de camper ou angle facial, celui qui résulterait de deux lignes dont l’une se porte-
•ait plus ou moins verticalement du front m menton , et dont l’autre se prolongerait lu trou occipital sous la voûte palatine pour e réunir à la première. L’ouverture ou l’éartement de ces deux lignes exprime le ombre de degrés de cet angle.
Le troisième appendice est double; il aparüent à Morgane de l’ouïe et à la mâlolre inférieure. Il est placé entre la
euxième et la troisième vertèbre delà tête;
se compose de l’os qui enveloppe l’orîne essentiel de l’ouïe, du temporal, de OIS ou quatre os qui forment la chaîne de ->uie, du cadre du tympan, de Vos squameux (nous les avons décrits ), enfin de la uchoire inférieure .
Le temporal (fig. 8) est un os pair, irréiber, situé sur les parties latérales et inféîures du crâne, au-dessous du pariétal, vant l’occipital , derrière le sphénoïde et s de la pommette. La portion écailleuse ,
Il est la f)lus supérieure, présente une face terne qui fait partie de la fosse temporale; ia partie inférieure se voit V apophyse zynatique; devant la cavité glénoïdale on >erve une partie alongée, proéminente,
l5o OSTÉOLOGIE.
appelée apophyse transverse. La portion mas' toïclienne est située en arrière des deux autres ; c’est à sa surface externe cpi’on trouve Vapophyse mastoïde, au-dessous de laquelle se voit la rainure digastrique.
Quoicjue le rocher ne soit qu’un ostéide, l’anatomie comparée prouve son indépendance d’avec l’o^ squammeux. Dans le dau-,pliin, il est très- rare de trouver cet os enji place : nous le décrirons ici comme s’il ap-K partenait au temporal. A sa face svipérieure,f , on voit V hiatus de Fallopii; à sa face postée» Heure, le trou auditij interne ; enfin, à sa faceé inférieure, on trouve le trou stylo-inastoï- ■ dien, V apophyse styldide, le canal carotidien,. et la portion du golfe de la 'veine jugulaire'. Les trois faces sont réunies par trois bords!' qui n’offrent rien de remarquable : à la bas»< du rocber, on voit la cavité glénoïde divisééi parla scissure de gloser et le trou auditif ex~ terne. Le sommet s’articule avec le sphé* noïde et l’occipital. L,e cadre du tympan nesi-'i autre chose qu’un rebord osseux dans la rai i mire duquel est attachée la membrane dï i tympan. ^
Le maxillaire inférieur ( fig. 9 ) est un 0 ’ **
os DE LA TÊTE. l5l
nipair, régulier; il est situé au-dessous de l’os maxillaire supérieur : on remarque à sa face externe , qui est convexe , la sjmphise du menton. La face interne est concave ; elle offre un enfoncement qui loge la glande maxillaire. La mâchoire inférieure se déve loppe par deux points d’ossification dont la réunion se fait au centre de l’os.
Le. quatrième appendice est celui de l’o5 hjroïde qid appartient à la double fonction de la déglutition et de la respiration. Il offre un exemple d’appendices réunis sans pièjces intermédiaires. C’est le commencement de cette série de pièces osseuses dont la I chaîne est presque continue chez plusieurs animaux, et dont on ne trouve que des frag- I mens chez l’homme. La ligne et les intersections aponévrotiques n’en sont que des Ivestiges. Le centre de l’os hyoïde est appelé [corps : il est ajdati d’avant en arrière. La iface antérieure est convexe et la face postérieure concave : elle donne attache à l’é- Ipiglotte. Les deux pièces latérales prennent lie nom de grandes cornes ou de branches de Vos hyoïde. Les deux pièces supérieures portent le nom de petites cornes. Cet os prend
iSa OSTÉOiOGIE.
naissance par cinq centres d’ossification.
§ III. Des appendices simples on des côtes.
Ces os (fig. lo) , courbes en plusieurs sens, aplatis et assez minces en devant, arrondis et épais en arrière, s’articulent avec les vertèbres dorsales ; la portion supérieure des côtes est presque toujours osseuse ; la portion inférieure, ou mieux celle qui vient SC joindre au sternum, est cartilagineuse. Ces arceaux sont au nombre de douze : on les distingue en 'vraies côtes articulées directement avec le sternum, et en fansses-côtes dont les cartilages s’unissent à ceux du sternum.
La longueur des côtes augmente depuis la première jusqu’à la huitième, et va ensuite en diminuant jusqu’à la douzième. La première est presque horizontale; les autres sont d’autant plus inclinées en bas par rapport à la colonne vertébrale, qu’on les examine inférieurement.
Le corps des côtes est aplati , convexe en dehors, concave en dedans; sa face j)ostérieure présente en arrière une tubérosité partagée en deux portions , dont l’interne.
«ES CÔTES. l53
convexe et lisse, s’articule avec l’apophyse transversale des vertèbres dorsales , tandis cpie l’externe donne attache ax\ ligament costotransversaire postérieur; plus en devant, on observe une ligne saillante qu’on appelle V angle des côtes. Elle est oblique de dehors en dedans , et d’autant plus éloignée de la tubérosité,qu’elle appartient à des côtes plus inférieures. Entre cet angle et la tubérosité, on trouve une surface arrondie , inégale , dirigée en arrière. La face interne des côtes est rétrécie à sa partie moyenne et inclinée légèrement en bas , excepté au niveau de l’angle où elle regarde en haut et en avant. Le bord postérieur est mousse, et donne ittacbe aux deux plans des muscles intercostaux. L’inférieur présente une gouttière 3rofoijde en arrière, devenant superficielle 3t interne en avant. Elle reçoit les vaisseaux 3t les nerfs intercostaux. L’extrémité vertébrale est articulée avec la colonne épinière i l’aide d’une tête, surmontée le plus souk^ent de deux facettes cartilagineuses, sépa- "ées par une ligne saillante. L’extrémité sterlale est alongée de haut en bas , et creu- Ijiée d’une facette ovalair,,'? pour recevoir
l54 OSTÉOLOGIE.
le cartilage du prolongement avec lequel elle est intimement unie.
Le sternum ( fig. n), qui, comme l’os hyoïde, est un appendice appartenant à la ligne médiane, est composé de trois pièces dans l’état fœtal. Sa face antérieure répond aux muscles pectoraux, et sa face postérieure répond dans la poitrine au médlastin. Ses hords latéraux présentent sept facettes articulaires pour les cartilages des sept premières côtes. C’est à la cavité qui résulte de la réunion du sternum avec les côtes, et des côtes avec la colonne vertébrale , qu’on donne le nom de thorax.
§ IV. Des appendices composés ou des membres.
La locomotion est exécutée dans l’homme • par des appendices composés, qu’on dé-r signe sous le nom de membres. Les anté~ Y rieurs prennent le nom de membres tIwraci-V ques ; ils sont au nombre de deux, et com-|posés d’une suite d’os qui représentent des^léviers contigus : on donu« h ces os les ■ noms de ceinturé’ osseuse antérieure ou d’é- -
DES MEMBRES. l55
paille, de bras, à' avant-bras, et de main , ou de pied pour la ceinture inférieure.
épaule est située sur les parties supérieures, latérales et postérieures de la poi« trine; elle pourrait être considérée jusqu’à un certain point comme un appendice simple , mais qui ne serait pas réuni d’une manière immobile avec la colonne vertébrale : elle est formée de deux os, V omoplate et lac/«vicule. L’épaule réunit les membres thoraciques au tronc; elle est le centre de leurs mouvemens, puisque, quelque bornés qu’ils soient, Us s’appuient toujours sur l’omoplate.
\J omoplate (fig. 1 2) est un os irréguller,placé en arrière et en haut du thorax ; sa forme est triangulaire. Sa face postérieure est partagée en deux parties par une éminence appelée V épine , qui part du bord externe; en dehors, Y épine se termine par un bord concave, et donne naissance à une éminence considérable , appelée acromion.
IJépine partage la surface externe de l’omoplate en deux fosses, l’une qu’on appelle la fosse sous-épineuse , et l’autre la fosse surépineuse : la face interne forme ce qu’on appelle la fosse sous-scapulaire.
i56 OSTÉOLOGIE.
La c/ai^icu/e ((ig.iS) est un os long, irrégulier, contourné en S ; son extrémité sternale est inclinée en bas et en avant. Elle est encroûtée de cartilage pour s’articuler avec une facette plus étroite qu’on remarque à l’extrémité supérieure du sternum. L’e.rtrémité acromiale s’unit à l’acromlon par une facette étroite, oblongue, d’arrière en avant. La clavicule se développe par un seul jioint d’ossification pour le corps ; mais à une époque plus avancée, il se forme à chaque extrémité une croûte osseuse qui se réunit par la suite au reste de l’os.
Le bras (fig. i4) n’est formé que d’un seul os; il semljle, dans l’homme, être suspendu à l’épaule; il se termine au coude. Le corps est presque cylindrique supérieurement; il devient triangulaire et aplati d’avant en arrière : il paraît comme tordu sur lui-même dans sa partie moyenne. Son extrémité scapulaire est la partie la plus volumineuse; on y distingue trois éminences , l’une supérieure, inclinée en dedans et en arrière, presque hémisphérique : c’est ce qu’on appelle la tête de l'humérus; une autre partie qu’on appelle le col, est un peu
DES MEMr.RES.
plus longue. L’axe de ce col est oblique à celui de l’os, et forme avec lui un angle obtus. Les deux autres éminences sont apaelées grosse et petite tubérosités. L’extrémité nférieure de cet os offre toujours une dis- Josition d’éminences et de cavités propres 1 former une articulation ginglymoïde ou en harnière : elle est aplatie et recouibée d’arière en avant; sa plus grande étendue est ransversale. En dehors elle présente une minence appelée épicondyle; eu dedans, on perçoit une autre éminence appelée épioklée. Entre ces deux éminences est une trface articulaire, tournée en avant, desfcndant au-dessous d’elle , et formée de deiors en dedans par, i° la petite tête de l’huiiérus, éminence aiTondie, reçue dans l’exj émite du radius ; 2° une coulisse qui cor- I spond au contour de cette cavité ; 3° une ete demi-circulaire, tranchante, en dos , âne, qui se loge entre le cubitus et le raus ; 4 une poulie située au-dessous du veau de la petite tête, et qui s’articule ec la grande cavité sygmoïde du cubitus. 2t os se développe par sept points d’ossii;ation.
l58 OSTÉOLOGIK.
IJ' avant-bras est constamment formé de deux os qui peuvent exécuter deux sortes de mouvemens ; l’un à angle droit ou dans la direction de l’épaule , et l’autre de rota- j tion, dans une direction qui lui est per- j pendiculaire.
Le radius ( fig. i4)> situe presque
verticalement à la partie externe de l’avantbras, sert à transmettre le poids du corps à la main; il est moins long que le cubitus , moins gros en haut qu’en bas : son corps est prismatique. extrémité humérale présente en liant une surface circulaire, superficielle, encroûtée de cartilage, où se trouve reçue la petite tête de rimmérus. Cette ■ partie articulaire du radius est supportée ■ par un col arrondi, rétréci, long d envi- ron un travers de doigt. Ce corps se ter-r mine en dedans à la tubérosité bicipitale, éminence qui est lisse et contiguë en dehorsau tendon du muscle biceps bracblal. L extrémité carpienne ou inférieure est presquo carrée ; elle présente une surface qui s unit en dehors au scaplwidc , et en dedans avec le L’éminence pyramidale
qui termine le radius s’appelle apophyse sty
DKS MF.MBRES. l5g
loidc du radius. Le radius, qui est creux comme tous les os longs, se développe par rois points d’ossification.
Le cubitus ( fig i6 ) est ainsi nommé parce ju il forme le coude; il n’a de fixe que son ;xtrémité supérieure, qui se prolonge aulelà de son articulation en une apophyse )lus ou moins considérable, nommée olérane. Son corps est courbé en avant, et nférieurement en arrière et en dehors; sa )artie moyenne est droite.
L extrémité humérale est très-volumineuse , l’une figure très-irrégulière. On y remarque leux apophyses : l’une porte le nom d’o/erâne; elle est située en arrière, et beaucoup dus élevée que le reste de l’os ; l’autre s’ap- )elle apophyse corouoïde ; elle est placée en ivant et au-dessous de l’olécrâne.
L extrémité carpienne offre ce qu’on ap- >elle la tête du cubitus : cette tête est arrondie t encroûtée de cartilage; et une autre émilence qui prend le nom à' apophyse styldide.
L’extrémité de l’appendice nommé maebncitin ou main , est formée de trois pares qiioii appelle le carpe, le métacarpe et îs phalanges.
l6o ostéologie.
Le carpe ( fîg. 17) est composé de deux rangées d’os. Dans la première rangée on trouve en allant de dehors en dedans : 1“ le scaphoide j 2” le semi-lunaire; 3"^ le pjrauiidal; 4° le pisiforme; tous pairs cl irréguliers.
La seconde rangée est composée des os suivans : 1° le trapeze; 2° le trapezoïde; 3 le grand os, le plus volumineux des os du corps ; 4° crochu ou unciforme.
Tous ces os, composés de substance compacte et spongievise, se développent cliacuQ par un seul point d’ossification.
La deuxième partie de la mtûn se divise en paume et eu doigts.
La première, composant ce qu on nomme le métacarpe (fig- 18), est formée dos longs , placés les uns à côté des autres ; ils sont au nombre de cinq; on les conq)te par les noms numériques de premier, deuxième, etc. Le premier est le plus court et le plus gros; le deuxième est le plus long; après vient le troisième, et ils vont ensuite en diminuant jusqu’au cinquième. Le corps de tous ces os est mince dans le milieu. L extrémité supérieure, irrégulièrement disposée , s articule avec les os du carpe; l’autre mfe-
UKS MEMBRES. I fi I
rieure , appelée téce , avec l’extrémité supérieure des premières phalanges.
Les doigts (fig. ig), qui suivent la comunaison des os du métacarpe, sont la parie essentiellement mobile de l’appendice , est-à-dire celle où les mouvemens acquièent en nombre ce qu’ils perdent en étenue. Lés doigts portent le nom de pouce , e doigt indicateur, de doigt du milieu, de oigt annulaire , et de petit doigt. Le doigt U milieu est le plus long, l’annulaire enlùte, puis le doigt indicateur: le petit oigt et le pouce sont les plus courts. Chacun d’eux est composé de trois phalan- ?■?, excepté le pouce, et son os du métacarpe, isceptible d’écartement , remplace pour nsi dire la première phalange (i). Les preières phalanges sont les plus longues , et s troisièmes les plus courtes. La première ticulation avec les os du métacarpe est \\mispheroidale ; les deux autres ne sont que r charnière , et ne peuvent se mouvoir que lus deux sens, la flexion et l’extension. Les appendices inferieurs, favorablement
II) Cel II' disposition csl commune nii premier métatarsien tjqiiadnimaiicsci de.s pédimaiies. Ils oui des pieds-main?. réVNATOMIE. j ^
J (^2 OSTÉOLOGIK.
disposés pour la station , offrent les mêmes parties cpie les membres anterieurs. Cette colonne de sustension est composée de quatre brisures : la cemture osseuse ou la hanche,
la cuisse, la jambe et le pied.
La ceinture psscuse , plus forte dans l’bomme que dans les animaux , parce que cet être est le seul qui soit réellement appelé à une station bipède, est composée : x° de Vilion (bg. .0), pièce osseuse qui se trouve représentée aux membres supérieurs par l’omoplate; 2“ du pubis (bg. 21), qui correspond à la clavicule : il semble ceimndaut en différer, puisqu’il concourt a la. cavité cotyloïde; mais, comme la clavicule,, il est placé perpendiculairement a 1 axe du. corps, et se joint également, dans la bgn médiane, à l’os du côté oppose, par une de ses extrémités, tandis que i^r 1 autre, extrémité bifurquée, U se réunit à 1 os ischion. Ce dernier n’a point d’analogue dans la
ceinture antérieure; il ne se troine repre
senté que dans l’ornitborinque et 1 ccbidne.^ C’est à tort qu’on l’a comparé à ce qu on ap- -
pelle la clavLle des oiseaux, y isclu-^
vnnt l’heureuse expression de M. dcbla
DES 3rEMBKES. lfi3
ville, d’arc-boiUant entre le pubis et l’ilion. Sous ce rapport seulement il est permis de le comparer à l’os des oiseaux qui solidifie l’épaule. Nous n’avons pas trouvé dans la cavité cotyloide le quatrième os, qui, suivant l’opinion d’ijn anatomiste moderne , serait 1 analogue de l’os marsupial des didelpbes, os nouveau dans la série animale; on ne peut pas même le comparer aux pièces osseuses qui sont placées à peu près de même dans quelques sauriens , puisqu’il ne donne pas attache au même ordre de muscles.
Cette ceinture osseuse porte le nom de bassin, composé du sacrum et du coccix, que nous avons décrits, et del’oi des iles. De la réunion de ces diverses pièces résulte une cavité osseuse , plus large en liant qu’en bas.
Les os des iles sont pairs, irréguliers, placés sur les cotés du bassin, au-dessus du fémur. La face interne est abdominale : elle pieseute en liant la josse iliaque interne et le trou nourricier de l’os. La circonférence supérieure , en décrivant une courbe en forme de S, porte le nom décrété, divisée en levres internes et lèvres externes , et en interstices. La face externe présente une fosse
jf,J üSTÉOLOGir..
appelée ybwe iliaque externe; plus l>as , on voll la cavité cotyloule qui reçoit la tête du ■ • fémur. L’cniiiience supérieure porte le nom ^ dé épine-iliaque antérieure et supérieure; plus ' inférieurement, on trouve l’cy»«e iliaque antérieure et inférieure , V éminence iléo-pectinee, le pubis; en arrière, la grande échancrure sciatique ,V épine et la petite échancrure sciatique. Tont-à-fait en bas, on trouve la tubérosité de l’ischion.
Les anatomistes sont convenus de considérer dans l’os des lianclies trois portions, , auxquelles ils donnent le nom d’i7io«, d’»chion et de pubis.
Sur cette ceinture osseuse, cjue nousve-nons de décrire, s’articule le /émur(fig. 22%. correspondant à riiuménis : son col rétréci i' et ses deux trocliautcrs établissent évidem-ment l’analogie. Comme rbmnérus , il estpair, irrégulier et très-long; il a également,, à son extrémité supérieure, une tète spbcriqne, lisse, polie, incrustée d’un cartilagediartbrodial; au-dessous de la tête se voit; le col , alongé , aplati de devant en arriéré dirigé obliquement de dedans en debors ; ; au-delà SC remarquent les deux trochanters.
DES MEMBHES.
ifiS
Le corps est prismatique et triangulaire. L’extrémité inférieure est plus volumineuse que la supérieure; elle offre une articulation gingljmo'idale , beaucoup plus lâche que celle qui lui correspond dans l’extrémité supérieure , et en outre, la flexion est en arrière. L’extrémité inférieure présente deux éminences arrondies , appelées les condyles du fémur : l’un et l’autre sont recouverts par un cartilage diarthrodial ; ils s’articulent par arthrodie avec le tibia. Derrière les condyles, sont des éminences appelées tubérosités. Le fémur se développe par trois points d’ossification.
La deuxième partie ou jambe, qui est l’analogue de l’avant-bras, est également formée de deux os placés parallèlement, mais toujours à côté l’un de l’autre. Ces deux os semblent être placés dans un sens inverse des os de l’avant-bras; mais, en étudiant l’homme avec M. de'Blainville, dans la station quadrupède, ces deux os reprennent les rapports de situation qu’ils conservent dans toute la série des animaux à quatre pattes. L’externe est le plus fort , le plus essentiel ; c’est celui qui transmet le
i66 OSTÉOLOGIE.
poids du corps à l’extrémité ; on le désigne sous le nom de tibia (fig. 28): il a, contre l’opinion de Vicq-d’Azir, son analogue dans le radius. On est étonné que cet anatomiste célèlire n’ait pas partagé avec ses contemporains la gloire d’avoir aperçu cette analogie, que M. de Blainville a mise dans tout son jour. Le radius et le tibia sont en effet les derniers os qui disparaissent dans la série des vertébrés à quatre membres. Le coi’])s du tibia est épais dans sa ]>artie supéz'ieure ; il s’amincit h mesure qu’il approche de son extrémité inférieure. On y distingue trois faces. L’extrémité supérieure est trèsgrosse, évasée ; elle présente deux surfaces articulaires appelées coudjles ; ils sont légèrement concaves. Sur les cotés on trouve deux tubérosités sé])arées par une crête saillante. L’extrémité inférieure est beaucoup moins volumineuse que la supérieure; elle présente une surface articulaire concave, incrustée d’un cartilage diartbrodial, qui s’articule par ginglyme angulaire aA'ec l’astragale. Le coté externe de cette extrémité ■ présente une jzetite surface articulaire sur laquelle s’appuie le péroné, et en dedans une
DES MEMBHES.
portion alongée et convexe, appelée la malléole interne.
Le péroné est évidemment l’analogue du cubitus. Son corps est prismatique; il présente trois faces. L’extrémité supérieure est arrondie; elle offre eu dehors un tubercule pour l’insertion du muscle biceps ; en dedans, une surface articulaire peu étendue, et qui s’articule par artbrodie avec le tibia. L’extrémité inférieure est plus alongée; en dehors elle forme la malléole externe.
La rotule est un os qui, correspondant à l’apophyse olécrane, en différerait cependant sous plusieurs rapports. Il est situé au-dessous et au-devant du fémur; sa structure est semblahle à celle des os courts. La rotule est composée de deux substances; elle prend naissance par un seul point d’ossihcation.
Le pied, dernière hrisure du membre Inférieur, est articulé à angle droit avec la jambe. C’est un véritable organe de sustension bipède. Sa forme est voûtée dans toute sa longueur. Il n’est pas , comme la cuisse ou la jambe, un levier inflexible : c’est au contraire l’assenihlage de beaucoup d’os
OSTKOl.üGIE.
articulés entre eux, de manière à former un tout a la fois solide et flexible. 11 représente la main, dont il n’est dans l’homme qu’une modification ; il est composé comme elle de trois parties ; le tarse, le métatarse el\e& doigts ou orteils.
Le tarse (fig. 26) est exactement l’analogue du carpe. Il est composé de sept os, egalement placés sur deux rangs; ils portent les noms suivans : 1° calcanéum, qui est 1 analogue lui-même du semi-lunaire; cet os est situé au-dessous de l’astragale, derrière le cuboïde ; il forme le talon ; il est le plus grand des os du tarse ; l’os pisiforme est soudé avec ïui. 2° astragale , qui a son analogue dans le scaphoïde de la main; 3° le scaphoïde, représenté par le cunéiforme. Les tr'ois cunéiformes ont leurs analogues eux-mêmes; ainsi le ])remier cunéiforme est le trapèze, le deuxième est le trapézoïde , le troisième est le grand os. Ces trois os sont placés les uns à coté des autres, sur un plan uniforme. Enfin le cuboïde, qui s’articule également avec les deux derniers doigts , est l’os crochu ou unciforme.
Le métatarse (fig. 27) correspond au méta-